Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/01/2015

Enfant gâtée

Bien sûr que je suis chanceuse.

Je suis en bonne santé, j'ai des enfants, un bel appartement à Paris, la possibilité de partir le week-end et pendant les vacances dans des maisons familiales.

J'ai des amis sur qui je peux compter.

J'ai eu des boulots épanouissants et je peux depuis quelques années m'occuper de mes enfants.

J'ai la chance de partir en voyage à l'étranger au moins une fois par an et de le faire dans de très bonnes conditions.

Je sais qu'ici souvent j'énerve avec mes réactions d'enfant gâtée.

 

Et pourtant sans vouloir faire la malheureuse, gâtée je ne l'ai pas toujours été.

Seule fille avec 3 frères dans une famille absolument pas unie avec une mère qui n'était pas heureuse et un père absent qui préférait vivre ses rêves sans nous.

Seule fille mais absolument pas aimée comme telle par une mère qui n'a jamais voulu créer du lien avec moi (et qui me reproche aujourd'hui de ne pas être proche d'elle).

Seule fille chez ma grand-mère pour assouvir les besoins de tendresse de son mari.

Seule fille (ou presque) au collège dans ces classes de garçons qui ne m'ont pas vraiment aidé à développer une féminité déjà mise à mal.

Seule fille dans une famille où on ne parlait de rien et surtout pas de ce qui ne va pas, j'ai du me construire en regardant chez les autres pour voir que oui la vie familiale pouvait être un peu comme dans les films.

 

Alors je me suis forgée ce caractère que souvent on critique.

Egoïste, arriviste, déterminée.

Je voulais sortir de là et j'ai fait en sorte que cela soit comme je l'avais rêvé.

 

Aujourd'hui à 40 ans, je crois que j'ai vraiment passé un cap.

Je ne suis pas heureuse en permanence mais je ne l'ai jamais été de toute façon.

Tout n'est pas parfait mais c'est mieux que ce que j'ai vécu mes 20 premières années.

Je me suis assagie, arrondie et je suis moins en colère.

Parfois j'oublie aussi de me révolter, mais je me suis beaucoup révoltée et cela ne m'a pas aidée.

 

Hier on me disait que la quarantaine m'allait bien.

Aujourd'hui après avoir eu peur de les atteindre, je peux le dire: OUI elle me va bien et OUI je vais continuer à chercher ce bonheur.

(et continuer à jouer l'enfant gâtée)

482148099.jpg

28/01/2015

2 ans.... Je ne t'oublie pas

Pas un jour où je ne pense pas à toi.

Mais j'ai plus mal.

Je rigole toute seule de situation que j'aurai pris plaisir à te raconter.

Je suis triste quand je suis heureuse et que tu me manques à ne pas être là à ce moment là.

J'admire ton chéri qui se débrouille très bien avec tes petits garçons.

 

Il est avec quelqu'un. Comme tu le voulais. Comme une nécessité lui qui m'a dit un jour qu'il avait besoin de s'occuper de quelqu'un. Lui qui pourtant ne t'oublie pas non plus mais essaie d'avancer.

Il se débrouille bien. Les garçons ont l'air d'aller bien. Je ne les vois pas aussi souvent que je le voudrais mais déjà quand tu étais là je ne les voyais pas tant que ça.

Mais je crois qu'ils vont bien.

Leur maman n'est plus là mais ils se construisent avec ce déséquilibre.

Je te l'avais dit, on prend des forces sur ses malheurs.

 

Ce week-end j'étais à Venise avec chéri.

J'ai pensé à toi qui y avait été avec le tien. Je vois cette photo de vous deux Place San Marco. Tellement beaux. Tellement belle.

Je me suis imaginée te raconter ce séjour, et rigoler des colères d'enfant gâté de chéri.

 

2 ans déjà et pourtant cela me paraît si loin.

Je me demande ce que tu me dirais en voyant ce tatouage que je me suis fait. Avec mes 10kgs en moins et mes angoisses de 40 ans.

On aurait débriefé, tu m'aurais rassurée, tu m'aurais encouragée.

Je vais bien je crois. J'ai passé un cap. Tu n'es pas là pour le voir mais finalement 40 ans c'est le bel âge.

 

Tu me manques mais je n'ai plus mal. Même si comme une enfant capricieuse je me dis que vraiment ce n'est pas juste...

Je t'aime

 

21/01/2015

Psychorigide

Comment expliquer à chéri que un voyage de 4 jours en amoureux pour mes 40 ans c'est juste le rêve sauf que:

- Choisir un séjour en pleine période scolaire ce n'est pas idéal (qui va se taper les devoirs et vérifications le dimanche en rentrant?)

- Car ça implique que mes beaux parents gardent les enfants CHEZ NOUS (pour les emmener à l'école c'est plus simple)

- Qu'ils dorment donc dans mon lit ( j'ai beaucoup beaucoup de mal avec ça)

- Qu'ils ont accès à toute mon intimité

- Que j'ai rempli le frigo, commencé à préparer des plats à l'avance

- Que je range depuis une semaine comme une malade pour que l'appartement soit présentable.

- Que je lave, sèche et repasse comme une malade aussi depuis une semaine pour ne pas avoir de linge en retard (rapport à ce que vais devoir laver à mon retour) (linge enfants de 4 jours, notre linge et les draps du lit)

 

Je suis euphorique à l'idée de partir, épuisée à l'idée de mon retour.

 

Mais le coup de grâce est arrivé hier quand ma belle mère m'a dit qu'ils ne partiraient pas à la campagne (et donc vont rester les 4 jours chez moi) (je m'étais rassurée en me disant qu'ils ne dormiraient qu'une nuit dans MON lit) et quand elle m'a demandée où étaient les serviettes de bain (le truc en plus que je vais aussi devoir laver et sécher ensuite...)

 

OUAIS je vais le kiffer mon séjour en amoureux (et en plus il va pleuvoir)

dajdaa-315039.jpg

 

 

13/01/2015

Celle qui ne rentrait pas dans du 12 ans

Hier après avoir reçu une commande internet, et comme j'avais encore pris une taille en dessous de ce que je mets d'habitude (genre je suis optimiste) (bon 4 tailles de perdu en jean) (2 tailles en vêtements), je me suis dit qu'il fallait que j'essaie ce nouveau pantalon.

 

Je mets une jambe, puis la deuxième et là je commence à remonter le pantalon sauf que celui ci s'arrête au niveau du haut des cuisses. Au début je ne comprends pas, je me dis que finalement j'ai regrossi, et en regardant la taille, je comprends que j'ai juste essayé le legging acheté pour ma fille en taille 12 ans....

La cruche quoi....

 

Ceci dit, même si je suis heureuse d'avoir perdu du poids, je deviens de plus en plus susceptible quand les gens m'en parlent.

Mon gynécologue qui ne m'a pas vue depuis une an, et qui me voit une fois par an, qui me fait la réflexion par exemple.

 

En fait avant j'étais juste obèse et personne n'osait me le dire ou quoi????

 

Vexée, car je ne vois encore que mes défauts et que même si je me sens mieux (plus légère), je ne vois pas vraiment la différence dans le miroir et cela me fait bizarre que les autres le voient.

 

Je suis passée du 40 (voir 42 pour certains vêtements) au 38 (voir 36). J'ai pas perdu 20 kg non plus!!!

J'ai juste perdu la bouée de mes grossesses et un peu de cul (et beaucoup de seins)

 

Pas de quoi en parler pendant des heures (ce que je fais en permanence sur ce blog depuis 6 mois...)

 

168848936.jpg

09/01/2015

Petite banlieusarde

Je n'oublie pas mes rêves de petite fille.

M'éloigner de cette petite ville de banlieue que je détestais.

Je n'oublie pas ces lumières de Paris que je regardais s'éloigner dans la voiture quand nous rentrions chez nous.

Je n'oublie pas que je voulais être une femme forte indépendante.

Je n'oublie pas que je voulais être quelqu'un de bien.

Je n'oublie pas que je voulais être aimée, avoir des enfants et être une mère différente de la mienne.

Je n'oublie pas que je ne voulais plus sentir cette incompréhension entre mes parents.

Je n'oublie pas que je ne voulais pas de cette tension permanente dans ma famille.

 

Petite banlieusarde, j'ai bien changé.

J'ai fait mes études à Paris. J'ai rencontré d'autres amis. J'ai parfois oublié ceux d'avant (comme une tâche que l'on efface). J'ai eu honte d'être ce que j'étais et puis je me suis rendue compte que c'était surtout une force.

J'ai épousé un vrai parisien.

Je vis dans un des plus beaux quartiers de ma ville. Je vois ces lumières tous les jours et je m'en réjouis.

Je suis une femme forte et indépendante. Je dépends aujourd'hui financièrement de mon mari mais cela ne m'écrase pas car je sais que je peux aussi faire sans lui.

Je crois être quelqu'un de bien. J'essaie de l'être en tout cas.

Je suis une mère différente de la mienne. Je suis dure mais aimante.

 

Mon couple n'est pas parfait mais il est là.

Ma vie n'est pas parfaite mais elle me plait je crois.

 

Quand je me regarde 30 avant, je crois que j'ai presque accompli ce que j'espérais. Mes rêves se sont presque tous réalisés.

Quand je regarde les 30 ans qui vont arriver, je me dis que je dois continuer à avancer même si mon coeur pleure souvent, même si je me sens cabossée, parce que j'ai (presque) tout pour être heureuse et que pleurer ne sert à rien.

 


 

 

 

08/01/2015

NOT AFRAID

Ne pas céder à la peur.

Ne pas céder aux amalgames.

Comprendre que la république est ébranlée mais qu'elle sortira plus forte.

Rester solidaire.

Aimer ses Musulmans de France.

Accepter l'autre.

Combattre TOUS les extrémismes.

Ne pas céder à la facilité.

Oser dire ce que l'on pense et défendre ses idées.

Eduquer les enfants dans la tolérance.

 

Je vis à Paris, et je n'ai PAS PEUR.

 

10378252_10204239768087156_655809489945522039_n.jpg

05/01/2015

Happy 2015

Il faudra qu'elle le soit cette année. Pour continuer celle de 2014 qui finalement ne s'est pas trop mal passée.

Des voyages, des vacances, du boulot, un mari frivole (ou pas).

 

Noël sans famille à l'étranger. Peut être un des meilleurs depuis quelques années. Un pur restaurant pas du tout dans le thème de Noël et une messe du 25 dans une église superbe avec des chants plein de joie!

 

Un 31 décembre qui partait mal (tout le monde avait un truc de prévu mais sans nous...) (impression de solitude) et qui pourtant c'est fini en pique-nique avec les enfants à la campagne dans une super ambiance.

Je m'attendais au pire et nous avons passé une très bonne soirée.

 

Happy 2015 alors.

Continuer ce que j'ai commencé en 2014. Me bouger les fesses en reprenant ma vie en main. Comme ce régime que j'ai tenu et où les résultats sont là. (ma mère qui a passé sa vie à me dire que je devais faire attention, m'a dit la dernière fois que je l'ai vu qu'il fallait que j'arrête maintenant) (elle m'a énervée bien sûr) (tant que je ne rentre pas dans du 36 tout va bien). Comme ce boulot arrivé à l'automne qui a bouleversé mon quotidien.

Continuer même si tout au fond de moi je me sens un peu comme une fée cabossée.

179982802.jpg

 

 

 

 

 

 

 

****

Il y a un an, je donnais tout (et je m'en sors pas trop mal)

Il y a deux ans, je dressais le bilan de 2012

Il y a trois ans, un très bon réveillon et une année qui allait être difficile

Il y a quatre ans, encore un réveillon avec des amis

Il y a cinq ans, nous étions partis en Bretagne dans une cabane en bois

Il y a six ans, il neigeait à Paris et je rentrais d'Egypte

Il y a sept ans, je n'avais pas le courage de recommencer

Il y a huit ans, un petit ange était là

Il y a neuf ans, rien de nouveau

 

 

 

 

 

 

10/12/2014

Et si...

Et si j'avais accepté d'aller dans sa chambre d'hôtel au lieu de rentrer gentiment chez moi?

Je ne sais pas ce qui se serait passé (enfin si je sais mais je ne sais pas comment j'aurais gérer l'après).

 

En tout cas j'en ai rêvé toute la nuit.

Ce matin, j'avais presque honte de regarder chéri.

 

Retrouver de vieux collègues de travail avec qui on a fait des pures soirées.

Rigoler toujours autant.

Et puis le voir lui encore une fois. Sans sa femme, sans mon mari. Comme à cette époque où nous partions en business travel et que j'allais fumer des joints dans sa chambre.

Toujours cette tension.

Toujours ce truc qui nous unit.

 

Hier soir il me dévorait des yeux. Je faisais celle qui voyait pas (de toute façon j'ai jamais été aussi maigre depuis longtemps et pourtant je me suis jamais sentie aussi grosse), qui ne croyait pas.

Hier soir, il m'a prise dans ses bras pour me dire au revoir, a respiré mes cheveux et est parti très vite me laissant moi et les autres attendant un taxi.

Hier soir, sur cette terrasse surchauffée il m'a demandée sur le ton de la rigolade si je voulais pas venir avec lui dans sa chambre d'hôtel.

Et si j'avais dit oui...

 

20/11/2014

Novembre quoi...

Cela fait un peu plus de 15 jours que je travaille à la maison.

Je ne sais toujours pas si je dois me réjouir ou pleurer.

Mon rythme a vraiment changé.

Avant déjà je n'avais pas l'impression de glander (les courses, la cuisine, le ménage, les allers-retours, les déjeuners avec les copines) (ah ah ah) mais là c'est juste le speed en permanence.

En gros tout ce que je faisais le matin pour pouvoir être tranquille l'après-midi, je n'ai plus le temps de le faire.

Et je ne parle pas des mercredi où je dois gérer le boulot, les enfants, les devoirs, les activités et cie...

Je fais ma malheureuse alors que certains doivent rêver de travailler en free-lance, mais je suis pas sûre que cela me convienne réellement.

Et puis surtout j'ai retrouvé le stress du résultat, des trucs à faire, des timings serrés, des responsabilités...

 

Je sais pas...

 

Par contre, le regard des autres a changé. Comme si j'étais devenue plus intéressante d'un coup.

Ce qui n'a pas changé (et j'avoue que cela m'a rassurée) c'est que les réflexes pro sont revenus très très vite. Je suis pas tant à la ramasse que ça.

 

....

Le regard des autres a changé aussi sur mon corps.

Quand la femme du concierge te dit en te croisant dans le couloir l'air inquiète que vous avez maigri, quand la cuisinière asiatique que vous prenez de temps en temps et qui ne vous avez pas vu depuis juin et alors que vous portez encore votre écharpe et votre énorme manteau vous regarde avec un grand sourire en vous disant que vous avez maigri, quand vous êtes obligée d'aller acheter des pantalons et que vous prenez du small et deux tailles en dessous de d'habitude, vous devez vous dire que vous avez maigri...

(et chéri que me dit toujours rien)

Et pourtant ce matin je me trouve énorme.

Faut que j'arrête de faire une fixation là dessus. Comme si mes rides, mes 40 ans, et l'approche de la ménopause m'angoissent tellement que j'essaie de compenser comme cela.

Ça au moins je le maîtrise.

 

....

Et Noël dans tout ça?

Démarrage assez difficile. Pour la première fois depuis que les enfants sont nés, je n'ai pas fait mon calendrier de l'Avent. Bon je n'ai pas été au point d'acheter un Kinder ou Playmobil, mais parti comme c'est parti je serai mûre pour l'année prochaine.

Comme depuis quelques années maintenant nous ne serons pas là la semaine de Noël mais en voyage.

Et pour la première fois j'ai cru que ma famille ne me le reprocherait pas lorsque ma mère nous annonçait que mon frère ne récupérant son fils que le 27, nous ferions Noël après.

Et pourtant quand je l'ai eu pour lui dire que nous étions disponibles et heureux d'être là, j'ai quand même eu le droit à une salve de reproches... " Noël après Noël ce n'est plus Noël" (la date n'a pas d'importance maman, ce qui est bien c'est de passer du temps ensemble et puis je n'y peux rien puisqu'on peut pas le faire avant à cause de mon frère) "oui mais toi tu seras en voyage à t'amuser et moi je serai toute seule" (mais non les garçons seront là eux puisqu'ils sont parfaits et puis de toute façon on n'aurait pas fait ça le 24 puisque mon frère ne veut pas fêter Noël sans son fils) "et puis il va falloir m'aider car 15 personnes à nourrir c'est compliqué pour moi" (BEN ALORS LE FAIS PAS!!!!)

(quoi qu'il arrive je suis la mauvaise fille) (et elle me fatigue)

 

....

Ah novembre quoi....

511552949.jpg

 

 

 

 

 

 

****

Il y a un an, rien

Il y a deux ans, rien

Il y a trois ans, rien

Il y a quatre ans, rien

Il y a cinq ans, rien

Il y a six ans, rien

Il y a sept ans, j'avais préparé mon calendrier de l'avent

Il y a huit ans, j'attendais que ma fleur arrive

Il y a neuf ans, rien

 

 

 

06/11/2014

Je suis un dinosaure

Cette semaine je me suis retrouvée à une réunion professionnelle (ce qui m'était pas arrivée depuis longtemps).

Ce boulot m'est tombée un peu dessus.

Un coup de fil cet été alors que j'étais au bord de la piscine et très très loin de penser à un avenir professionnel.

Une personne avec qui j'avais travaillé dans une autre vie, ou du moins il y a très très longtemps, qui recrutait et qui avait pensé à moi.

Mon premier réflexe a été de dire non. Je me voyais pas recommencé un plein temps en septembre.

Mais je me disais quand même qu'elle avait pensé à moi et que bon c'était pas souvent le cas....

 

Alors je l'ai revu et je lui ai proposé autre chose. De l'aider sur un domaine bien particulier et en free-lance.

Je lui ai fait une propal détaillée en me disant que cela ne marcherait sûrement pas mais que au moins je n'aurais pas de regrets.

Et puis ça a marché....

 

Cette semaine j'étais à une réunion professionnelle et j'étais presque la plus vieille.

J'avais ressorti mon cahier de boulot, mon agenda papier.

Autour de moi ils avaient tous leurs portables (l'un d'eux m'a même dit: "tu n'as pas d'ordinateur???") (ben si chez moi... Je prends juste mes notes sur un cahier...)

Au final autour de cette table mis à part la boss, j'étais la plus expérimentée, la plus active, celle qui réagissait le plus vite.

Mais je ne prenais pas mes notes sur mon ordinateur.

 

Bref j'étais un dinosaure

(mais je redeviens une mummy un peu active)

127521310.jpg

 

 

 

 

 

 

 

***

Il y a un an, rien

Il y a deux ans, rien

Il y a trois ans, je voulais me souvenir des belles choses

Il y a quatre ans, rien

Il y a cinq ans, je n'avais le temps de rien

Il y a six ans, je parlais de l'élection d'Obama

Il y a sept ans, je parlais de Tunis

Il y a huit ans, tout allait bien

Il y a neuf ans, j'avais rien de spécial à dire