10/04/2014

Ces émotions d'adolescence

Ce matin en déposant les enfants à l'école, je suis passée devant le lycée.

Un groupe de lycéens en larme disait au revoir à leurs correspondants espagnols.

Des adieux déchirants.

 

Je suis toujours fascinée par cette sensibilité que nous avions adolescent. Je me souviens de mes voyages, de mes vacances où quitter des amis rencontrés une semaine avant était une véritable déchirure...

Je mettais ça sur le compte de mon mal-être et de cette vie chez mes parents que je détestais.

Mais l'adolescence veut ça. Que tout devienne extrême. C'est effrayant mais en même temps cela me manque. Aujourd'hui je sais que tu peux oublier, passer à autre chose. C'est idiot, être adolescent à mon âge mais qu'est ce que cela amènerai comme émotions.

 

Mes filles grandissent et m'échappent de plus en plus. Je sais que c'est dans la normalité mais c'est dur quand même.

J'essaie de discuter avec elle, de ne pas être ce que ma mère était, mais c'est illusoire. Si elles sont aussi dures que moi, les années à venir vont être difficiles...

 

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(comme j'ai la chance de ne plus être active, je pars deux semaines en vacances avec les enfants) (que du bonheur)

 

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Il y a un an, rien

Il y a deux ans, rien

Il y a trois ans, rien

Il y a quatre ans, rien

Il y a cinq ans, je parlais écologie

Il y a six ans, je quittais un job pour un nouveau

Il y a sept ans, rien

Il y a huit ans, nous annoncions l'arrivée prochaine de ma fleur

 

 

 

08/04/2014

Une belle parenthèse

Ce week-end nous sommes partis tous les deux (sans les enfants donc) au bord de la mer.

Moi qui avait tant de mal à laisser mes enfants avant, je le fais aujourd'hui avec une facilité qui me déconcerte. Ils sont grands, peuvent se défendre et savent s'exprimer. J'imagine que cela me rassure.

Et puis surtout je me rends compte de la nécessité pour nous et pour notre couple de nous octroyer ces moments de calme.

Depuis quelques mois nous allons bien je trouve mais tout se travaille.

Ce voyage Outre-Atlantique en novembre et ce petit week-end nous font un bien fou.

Sans les enfants il je nous ne sommes pas les mêmes. Pas de disputes, pas de batailles, juste deux personnes qui même si elles ont beaucoup de divergences (politiques, littéraires, musicales...) arrivent à parler et échanger.

Quand je suis avec lui dans ces moments, je sais pourquoi nous sommes ensemble.

 

....

 

Bon dimanche soir, les enfants à peine récupérer, les tensions revenaient. Mais il fait des efforts, et franchement j'apprécie.

 

....

(bon au niveau sexe on a été normal) (on aurait pu faire mieux mais bon)

(au moins y'en a eu)

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Il y a un an, rien

Il y a deux ans, je savais dire non

Il y a trois ans, le printemps était là

Il y a quatre ans, rien

Il y a cinq ans, rien d'intéressant

Il y a six ans, je parlais des nounous

Il y a sept ans, rien

Il y a huit ans, rien

 

 

04/04/2014

Ce discours que je ne prononcerai jamais

Ma belle soeur, qui fait toujours comme si de rien n'était, continue d'inviter mes enfants aux anniversaires des siens.

Déjà ça me saoule parce que le mercredi c'est mercredi taxi et quand plus nous n'habitons pas le même quartier et que donc cela complique toujours les choses.

Ensuite ça me saoule parce que moins je les vois mieux je me porte.

Et enfin ça me saoule parce que même si je sais que c'est pas bien, moins mes enfants voient leurs cousins, mieux je me sens.

 

J'avais d'abord dit non, prétextant une organisation difficile et puis au regard de son insistance, j'ai fini par céder.

Je n'arrive même plus à faire semblant. Je suis froide alors que j'essaie de ne pas l'être. J'ai déposé vite fait et j'ai récupéré vite fait aussi (en remerciant mille fois, en renvoyant un texto pour remercier encore).

Quand j'ai entendu la voix de son mari le soir, j'avais envie de partir en courant. C'est devenu physique je ne le supporte plus. J'ai dit bonjour, pas fait de bises, récupérée mes enfants et partie comme une voleuse.

Le problème c'est que je culpabilise tellement de mes réactions que j'en ai rêvé toute la nuit.

Un rêve où j'expliquais à ma belle mère que après avoir supporté pendant des années les allusions de mon beau frère à mes origines modestes, mon mariage qui m'a fait grimpée l'échelle sociale, le fait de ne plus travailler maintenant, et j'en passe et des meilleurs, son dernier éclat à mon égard avait été le coup de trop.

Tous les arguments étaient là, clairs et concis...

Sauf que dans ma vraie vie, ils font comme si de rien n'était... Alors j'ai beau m'entraîner dans mes rêves cauchemars, jamais je n'aurais l'occasion de leur dire...

 

Pfffff....

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Il y a un an, rien

Il y a deux ans, rien

Il y a trois ans, rien

Il y a quatre ans, week-end de merde à cause en autre de mon beau frère (et note bourrée de fautes d'orthographe)

Il y a cinq ans, rien

Il y a six ans, je parlais de mes victoires déco sur chéri

Il y a sept ans, je partais aux Maldives

Il y a huit ans, c'était compliqué au bureau

 

 

02/04/2014

Avec elle

Plus d'un an qu'elle est partie.

La vie a évidemment continué. On en parle de moins en moins. La blessure se referme. Le manque est là mais moins douloureux.

J'y pense différemment. Je commence à oublier ces derniers 6 mois ensemble cauchemardesques et pourtant nous n'avions jamais passé autant de temps ensemble. Du bonheur total et de la souffrance.

Qu'est ce qu'il va rester de nos moments ensemble?

Je rigole toute seule en repensant à notre fugue à l'hôpital. Quand nous sommes sorties de sa chambre, elle en fauteuil roulant moi en essayant tant bien que mal de la pousser, fuyant cette pièce sans prévenir les infirmières pour aller à la cafétaria. Nous avions l'impression d'être les Thelma et Louise de Cochin et nous nous étions amusées comme des petites folles.

 

Je m'émeus en pensant à nos séances de tarot dans son petit appartement du 12ème. Elle m'avait prédit une belle vie avec chéri. Elle avait raison. Nous nous sommes mariés, nous avons des enfants magnifiques et même si la vie n'est pas toujours rose, on tient bon.

 

Je pense à nos longues, très longues conversations au téléphone, au café, au restaurant... Nous refaisions systématiquement le monde. Elle était mon pilier, la personne qui savait m'expliquer, me calmer pour que je puisse avancer sereinement.

 

Je pleure à cette peur qu'elle avait de ne jamais avoir d'enfant et en voyant ces deux magnifiques garçons qui sont là aujourd'hui. Doux mélange d'elle et du papa.

 

Aujourd'hui elle n'est plus là et je continue à vivre.

Je suis entourée.

De cette vieille amie indispensable qui ne sait pas toujours comme me prendre, que je sens bien parfois étonnée et perturbée de mes réactions, mais qui est aussi un pilier.

De ces personnes que tu découvres et qui deviennent proches dans le malheur.

De mon mari. Cette mort qui a été aussi très violente pour lui qui a perdu une amie proche, nous a unis. Une dernière fois elle a oeuvré pour que nous soyons bien ensemble (elle qui croyait tellement en nous)

 

Aujourd'hui la vie continue.

Son mari essaie de continuer. Il nous a même présentés quelqu'un. Une autre elle, qui n'est pas elle, qui ne sera jamais elle, mais qui est là pour qu'il continue cette vie qu'elle aurait voulu que lui et ses enfants aient.

Une autre elle qui me fait mal et fait du bien à la fois.

 

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Il y a un an, nous avions été voir les Croods

Il y a deux ans, je ne voulais vraiment pas retravailler!

Il y a trois ans, rien

Il y a quatre ans, je parlais de mes grands-parents

Il y a cinq ans, je parlais du big mac au pain complet (ça existe encore???)

Il y a six ans, j'allais changer de job!

Il y a sept ans, j'avais passé un bon we

Il y a huit ans, j'avais passé un mauvais week-end

 

 

 

 

 

31/03/2014

Mes mains de vieille

On me dit souvent que je ne fais pas mon âge (je vais avoir 40 ans cette année).

Bon moi dans ma tête j'ai toujours 20 ans, mais plus je me regarde dans la glace plus je me vois vieillir (et plus je ressemble à ma mère) (...).

Pourtant c'est vrai que j'ai peu de rides (je suis ronde ça aide) et je n'ai pas de cheveux blancs (sur une brune c'est rare) (j'en enlève quand même quelques uns de temps en temps mais pas de teinture)

 

En fait mon âge il est dans mes mains... J'ai des mains de vieille. J'ai les mains de ma mère. Ridées au possible.

Je suis horrifiée et je ne peux les cacher.

 

Moi je ne ferais pas de botox et je ne passerais pas ma vie chez mon coiffeur mais j'aurai bien envie de faire un lifting des mains :-)

(ça existe ca?)

 

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Il y a un an, rien

Il y a deux ans, rien

Il y a trois ans, rien

Il y a quatre ans, rien

Il y a cinq ans, je parlais des livres personnalisés pour enfants

Il y a six ans, je parlais d'économie d'énergie...

Il y a sept ans, rien

Il y a huit ans, rien

 

27/03/2014

Bonheur de l'homme malade

En début de semaine chéri était malade. Fièvre et mal de gorge, son médecin (que je n'aime pas car il le bourre toujours de médicaments) (que chéri ne prend jamais mais il est content de les avoir achetés) a diagnostiqué une angine.

Du coup chéri est venu se plaindre à la maison. Depuis que je le connais cela doit faire la deuxième fois qu'il ne va pas travailler.

Nous avons passé l'après-midi ensemble et il est venu regarder 'le bachelor' avec moi dans le lit....

 

Le bonheur pour moi

 

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Il y a un an, je parlais de cuisine

Il y a deux ans, rien

Il y a trois ans, j'étais à part

Il y a quatre ans, rien

Il y a cinq ans, je parlais de féminisme

Il y a six ans, je relisais mes journaux

Il y a sept ans, je commençais à m'intéresser au bio

Il y a huit ans, je parlais des hommes que j'aimais

 

 

 

24/03/2014

La journée sans viande

 La semaine dernière j'ai vu sur Instagram que c'était la journée sans viande.

Comme toutes les journées généralement cela a le don de m'énerver.

 

Alors si nous ne sommes pas capables de nous arrêter de fumer (journée sans tabac) ou de respecter les femmes (journée des droits de la femme) (entre autres) , je me dis que la journée sans viande est une utopie.

 

Nous la journée sans viande ce n'est pas vraiment ce que l'on fait.

Par contre on ne mange de la viande ou du poisson qu'une seule fois par jour. Et le midi quand je suis seule, je n'en mange pratiquement jamais.

Je ne comprend pas les personnes qui mangent de la viande 2 fois par jour. Surtout vu le prix de la (bonne) viande.

Personnellement au delà de la conviction ( réduire les pollutions animales), c'est aussi il faut le dire l'aspect économique qui a réduit notre consommation. Je n'achète pas en supermarché et depuis qu'un boucher bio c'est installé dans mon quartier je ne vais plus que chez lui. Paradoxalement c'est plus difficile de trouver de la bonne viande lorsque je suis à la campagne...

On mange moins aussi en quantité (on compense avec plus de légumes) (bio bien sûr) mais la viande est meilleure au goût et évidemment pour la santé!

 

Je commence à habituer les enfants (et chéri) au soja et aux autres substituts protéines.

 

Et vous la viande vous la mangez comment?

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Il y a un an, mon petit garçon me donnait des sueurs froides (aujourd'hui cela va beaucoup mieux!)

Il y a deux ans, je n'étais qu'une façade bien décorée (et je ne pense plus trop à mon père)

Il y a trois ans, j'espérais oublier que j'avais un père

Il y a quatre ans, ma fille se croyait adoptée

Il y a cinq ans, j'avais la haine

Il y a six ans, c'était le we de Pâques et il avait neigé

Il y a sept ans, du blabla inutile

Il y a huit ans, nous étions au ski

 

 

 

 

 

17/03/2014

Croire aux contes de fées

On dit tout le temps aux enfants (et particulièrement aux filles) qu'il ne faut pas croire aux contes de fées.

Je ne sais pas vraiment si il faut leur dire.

Ce que je sais moi c'est que croire aux contes de fées a sauvé ma vie.

 

Comment aurais-je pu faire des enfants (même si certes je suis méga méfiante, mais de moins en moins maintenant qu'ils deviennent grands)? Comment aurais-je pu coucher avec des hommes et leur faire confiance?

 

Et puis surtout cela me montrait que la vie, les relations humaines et familiales pouvaient être difficiles mais qu'il y avait une solution.

Il fallait juste croire en soi. Ou en sa bonne étoile. Ou être entourée d'amis.

 

J'ai toujours cru en moi. J'ai toujours su que je m'en sortirai. J'ai eu et j'ai encore des moments durs, des moments de doute, des moments de peur, des moments de désespoir. Mais j'ai toujours su que je m'en sortirai et je m'en suis toujours sortie.

(aujourd'hui par exemple en ne travaillant pas, je prends un risque sur l'avenir, mais je sais que si une merde arrivait, je m'en sortirais par ma volonté et ma force de travail)

 

Alors oui mes filles et mon petit garçon peuvent continuer à rêver devant les contes de fées.

Ils nous apprennent plein de choses: que la vie est dure, que les méchants sont vraiment méchants mais aussi que l'on s'en sort si l'on est juste et aidé d'amis. Pas la famille au final, les amis.

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Il y a un an, je rentrais de vacances et il avait énormément neigé :-)

Il y a deux ans, vigilance bien sûr

Il y a trois ans, je me sentais vide

Il y a quatre ans, je parlais écologie et monde qui tourne mal

Il y a cinq ans, j'étais odieuse avec chéri

Il y a six ans, ma fleur se réveillait trop tôt

Il y a sept ans, rien

Il y a huit ans, chéri hypocondriaque...

 

 

 

 

 

 

 

11/03/2014

Les bonnes manières

Je me souviens petite d'avoir dévorer les livres de la Comtesse de Ségur.

Fascinée que j'étais par cette univers tellement loin de ce que je vivais chez moi. Ces petites filles grandissaient dans une famille et des manières qui m'étaient inconnus.

On m'avait appris à dire bonjour, merci, à attendre que tout le monde soit servi avant de commencer à repas, à tenir les portes, ect...

Mais il y avait tellement de choses que je ne savais pas et que j'avais envie de savoir.

Le Noël de mes 17 ans, mes grand-parents m'ont offert le livre de Nadine de Rothschild (certes ce n'est pas une référence mais pour mes grand-parents issus d'un milieu ouvrier, c'était la référence)

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Je l'ai dévoré. Sa vie, son quotidien, les règles de savoir-vivre me fascinaient.

 

Aujourd'hui, comme dirait mon adorable beau-frère, j'ai fait un beau mariage je suis montée dans l'échelle sociale. Je fréquente ce milieu qui me fascinait petite. Je suis à l'aise, pas toujours si bien élevée, et il m'arrive de replonger dans ce livre pour être sûre de ne pas commettre d'impair.

 

Je vis ma vie rêvée enfant.

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Il y a un an, rien

Il y a deux ans, je me trouvais sans coeur

Il y a trois ans, j'avais peur de mourir

Il y a quatre ans, je parlais encore de mon enfance et de ce que j'essayais de ne pas reproduire

Il y a cinq ans, je parlais de féminisme et cela faisait des étincelles

Il y a six ans, j'écrivais ma 500ème note

Il y a sept ans, je revenais du ski et je récupérais ma fleur

Il y a huit ans, rien

 

 

 

 

 

 

03/03/2014

J'achète, tout va bien

Ce week-end s'est terminé exactement à l'opposé du dernier.

Finalement nous nous sommes mis d'accord sur une table basse (ou disons qu'il a fini par dire ok sur une que je me rêvais et qu'il n'aimait pas spécialement) et dans notre euphorie nous avons racheté des chaises! (je ne supportais plus celles que nous avons).

Je trépigne à l'idée de les recevoir et de changer mon intérieur.

Moi qui prône la non consommation, je suis à la limite de l'orgasme parce que j'ai acheté des chaises et une table basse...

Et le truc dingue c'est que j'en ai rêvé toute la nuit.

 

N'importe quoi....

 

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Il y a un an, rien

Il y a deux ans, rien

Il y a trois ans, j'étais au ski

Il y a quatre ans, j'étais au ski et mon post météo créait une sacrée polémique

Il y a cinq ans, on parlait réalité et vos commentaires me faisaient un bien fou

Il y a six ans, j'étais encore au ski

Il y a sept ans, je laissais ma fleur à ses grands parents pour aller au ski et j'étais au bout du rouleau

Il y a huit ans, je parlais de couple et d'enfant