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BLABLA D'UNE MUMMY ACTIVE

  • Inception...

    Me retrouver avec mes grands-parents (et mes enfants) à regarder ces vieux films sans son mais en couleurs tournés en super 8.

    Ces images de mon enfance tellement différentes de ce que je me souviens.

    On me voit joyeuse, souriante, pleine d'énergie.

    Je ne me souviens que d'ennui et tristesse.

     

    La seule chose qui est conforme à mes souvenirs c'est ma mère. Pas une seule fois on la voit nous prendre dans ses bras, nous embrasser. Elle est là souriante, très belle (et sûrement triste). (moi qui passe ma vie à coller mes enfants)

     

    C'est troublant car je me demande si je ne l'ai pas inventée cette enfance triste alors qu'elle était normale et heureuse d'après ces films...

     

    Inception...

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  • Instagram et moi

    Chéri me reproche souvent mon activité sur Instagram.

    D'abord parce que j'y passe beaucoup de temps.

    Ensuite parce que même si celui ci est consacré plutôt à ce que je cuisine, je ne peux pas m'empêcher de parler de ma vie.

    Il n'aime pas que je le fasse, encore moins que je nous géo-localise.

    Chéri ne comprends pas le plaisir que je peux avoir à partager sur les réseaux sociaux alors que il est vrai que je suis quelqu'un qui partage peu dans la vie privée.

    (je ne suis pas du genre à raconter ma journée quand il rentre)

     

    Soyons franc, Instagram est une véritable addiction pour moi. Je poste beaucoup, je regarde mes likes, discute avec les quelques rares qui laissent des commentaires. 

    Je suis énormément de compte, je suis influencée par eux (et pas que en cuisine, mais en décoration).

    (Je me retrouve avec des envies d'objets que je ne connaissais pas 5mn avant et qui me sont devenus indispensables!) (mon dieu j'ai plus de sous du coup ce mois ci)

     

    Ces personnes avec qui je discute, à qui je livre mon intimité, il y a quand même peu de chance que je les rencontre (comme ici d'ailleurs, je ne connais pas mes lecteurs et j'en ai rencontré très peu).

    D'abord parce que j'ai peur de décevoir et d'être déçue (Instagram vous rend plus belle, plus intéressante, plus sympathique) et puis parce que je suis au fond une grande timide.

     

    En fait Instagram, les blogs et Facebook me donnent juste l'impression que je suis quelqu'un et que je sers à quelque-chose (à défaut de pouvoir le montrer professionnellement).

    Et ça c'est important.

     

  • Week-end à Paris

    Mes enfants ayant eux aussi une vie sociale, nous ne pourrons pas aller à la campagne durant tout le mois de mars.

    D'une manière générale je déteste les week-end à Paris. Alors pour éviter cette déprime citadine, j'ai décidé de me transformer en GO et organiser nos journées pour les remplir.

    Cela a super bien fonctionné ce samedi!

    Une journée en vadrouille, à profiter de Paris et de ses expos.

    Un très agréable déjeuner dans une brasserie, des parents de bonne humeur, des enfants sages.

    Presque le bonheur.

     

    Dimanche, la pollution nous a obligés à rester enfermer.

    On en parle de cette pollution?

    De l'école à qui je demande de ne pas faire sport les jours de pic et qui me rigole presque au nez.

    De ceux qui continuent à prendre leur scooter ou leur voiture alors que l'on étouffe.

    (quand on a la chance de vivre à Paris intra-muros, on peut prendre le métro, le bus ou marcher) (la voiture n'est pas indispensable)

    (et cela fait faire du sport par la même occasion)

     

    Aujourd'hui je ne vais pas m'énerver sur cette inconscience des autres, je vais rester sur ce week-end que j'ai aimé, et préparer le prochain...

     

  • Le cas de la petite robe en 36

    Jeudi dernier petit tour chez H&M.

    Parce qu'il faisait beau et quand il fait beau j'ai envie de faire du shopping (chez H&M car je ne sais pas dépenser plus de 30 euros pour une robe) (j'ai l'impression de dépenser trop ou sinon) (suis radine en fait)

     

    Cette petite robe imprimée et portefeuille je l'ai vu tout de suite.

    Je l'ai aimé parce que je savais que on ne me demanderait pas si j'attendais un heureux évènement vu que je n'ai plus de ventre.

    Je l'ai prise. Elle n'était plus disponible en 38, et je savais que le 40 serait trop grand. Je l'ai prise en 36 et je suis allée l'essayer. 

    Dans cette cabine, je me suis dit que les miroirs étaient faits pour affiner la silhouette.

    Dans cette cabine, je me suis dit que le 36 d'aujourd'hui c'était le 38 d'avant.

    Parce que cette robe, je rentre dedans et que je crois que je ne suis jamais rentrée dans un 36 de ma vie (bon faut pas que je prenne 1cm de plus au niveau de la taille car le bouton je le ferme tout juste).

    Et niveau poids j'ai été à moins que ça.

     

    Alors oui je rentre dans du 36 mais depuis mon séjour au ski j'ai quand même 1,5kg de plus que avant ce séjour au ski et je n'arrive pas à les perdre...

    Je suis dégoutée.

    Et ce qui est terrible c'est que j'ai l'impression que le moindre écart (boire, manger un peu de fromage ou du pain) me fait reprendre direct du poids.

     

    Je suis dégoutée parce que je me dis que en fait, si je veux maintenir ma silhouette, c'est régime à vie...

     

    Je m'accroche à cette idée de perdre encore 3kg pour avoir cette soupape, qui me permettrait de faire quelques excès (enfin manger un peu de pain, de fromage ou de féculents de temps en temps).

     

    En fait ce qui est terrible pour la gourmande que je suis c'est que la nature est une chienne avec moi. Je mange, je grossis. 

    (et ceux qui me suivent sur Instagram savent que je mange sain, avec plein de légumes) (avec des écarts de temps en temps)

     

    (Et c'est pas comme si je me trouvais canon) (je me trouve encore trop grosse) (je me rêve Jane Birkin) (alors que je serais toujours une Monroe) (qui faisait du 42...)

     

  • Ne pas chercher loin (c'est un homme)

    J'ai (enfin) compris la raison de son irritabilité, de sa mauvaise humeur, de ses coups de gueule.

    Je me doutais qu'il y avait quelque-chose mais évidemment je pensais que c'était à cause de moi.

     

    Et puis vendredi, sur le chemin qui nous amenait au restaurant, il m'a dit qu'il avait eu un souci au boulot. Que maintenant c'était réglé. Il me l'a racontée dans les détails, m'a montrée les mails échangés.

    Je lui ai donné mon point de vue, lui ai donné quelques conseils.

    Bref nous avons communiqué....

    Et depuis vendredi pas une dispute, pas un mot de trop, juste un pur week-end (pour l'instant, on est que di

  • Oh oui fesse moi!

    La France qui se fait taper sur les doigts parce qu'elle n'a pas encore légiféré sur la fessée.

    Moi ce sont certains commentaires de bloggers ou IG qui m'ont bien fait rire (ambiance 50 shades of grey) (comme si tout à coup les français avaient changé leur façon de baiser) (moi pas en tout cas, et je dois être la seule nana qui n'ait pas été excitée par les scènes de cul du bouquin) (mais c'est un autre sujet)

    Je ne sais pas trop ce qu'il faut en penser.

    Je n'aime pas les réflexions de ceux qui disent " j'en ai pris et j'en suis pas mort pour autant" (j'ai été abusée petite et oui j'en suis pas morte pour autant mais bon...)

    Je n'aime pas la violence d'une manière générale mais je ne peux pas nier que cela m'arrive de taper mes enfants.

    Parfois de manière calculée (je menace d'une fessée, et je suis obligée de la donner si ma menace ne change rien), parfois de manière spontanée (la claque qui part toute seule)

    A chaque fois j'ai cette honte et ce dégoût. A chaque fois je regrette et je m'en excuse.

    (du coup mes enfants n'écoutent rien)

     

    Ce qui me fait rire aussi c'est ceux qui prônent l'éducation positive. Croyez moi ça ne marche pas toujours non plus...

    Une de mes amies en est le pilier (avec ses études de psycho, n'importe quoi) et ses enfants sont les plus odieux que je connaisse.

     

    Moi ce qui me gène surtout dans cette histoire c'est que l'on fait encore culpabiliser des parents alors que aujourd'hui les enfants nous mènent par le bout du nez.

    Moi ce qui me gène surtout dans cette histoire c'est que les vrais enfants battus ne sont pas ou mal pris en charge par notre société.

     

    Alors OUI la fessée dans l'absolu c'est mal, mais tout est une question de retenue.

    Concentrons nous plutôt sur l'éducation et la prise en charge réelle de nos enfants.

     

  • Et si on restait tout simplement ensemble?

    Se poser plein de questions et tomber par hasard (ou pas) sur cette article dans ce nouveau magazine.

    Pourquoi tant de couples jettent-ils l'éponge et se séparent en période de crise? Cela vaut pourtant la peine de se battre pour sauver une relation, et d'y travailler même si les choses ne vont plus depuis longtemps (Magazine Flow)

    Divorcer parce que vous n'aimez pas un homme est presque aussi bête que de l'épouser parce que vous l'aimez ( Zsa Zsa Gabor)

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  • Vacances j'oublie tout

    Oui je crois qu'il vaut mieux que j'oublie ces vacances qui ont été quand même assez cauchemardesques avec chéri.

    La fatigue j'imagine. 

    L'incompréhension surtout.

    Il me parle mal, je lui parle mal, on se parle mal.

    Je me réfugie dans un mutisme et lui ne comprend pas que c'est juste une façon de déconnecter.

    J'ai de plus en plus de mal à gérer son besoin d'amour. Tout doit tourner autour de lui ou sinon il se sent rejeté, mal aimé.

    J'étais persuadée que c'était lié à son enfance (on a tous nos tares après tout) et pourtant je me rends compte que mon fils à qui je donne un amour inconditionnel réagit comme lui. Dés que je le dispute, il me demande en pleurant si je l'aime. Il est colérique, ne supporte pas de perdre ou que l'on ne s'occupe pas de lui, et est très très câlin...

     

    Alors forcément ces vacances étaient... fatigantes émotionnellement.

    Première semaine seule avec les enfants à la campagne, là ça va.

    Deuxième semaine au ski dans cet appartement minuscule qui laisse peu de place à la tranquillité et donc à la zénitude. Un temps bien pourri en plus...

     

    Je reviens épuisée mais surtout pessimiste sur notre avenir...

     

    (et plus une tune pour organiser un week-end sans enfant pour essayer de recoller les morceaux)

     

     

  • Ses petits défauts qui deviennent (presque) trop gros

    Lorsque nous partons sans les enfants nous revivons.

    Vu que nos disputes sont soit à cause des enfants, soit à cause de la politique, on réduit déjà de presque moitié les raisons de se prendre la tête.

    Depuis quelques années nous sommes partis plusieurs fois seuls. Nous avons fait du long (1 semaine), du moins long (2 jours), du loin ( Amérique), du moins loin (Normandie).

     

    L'expérience aujourd'hui me fait dire que pour assurer un week-end sans dispute aucune, il faut partir 3 jours maximum. Après les enfants me manquent et je deviens nerveuse (voir désagréable) (si si je vous jure) (ah ah ah).

     

    Notre dernier week-end, une fois le stress du départ passé (préparer TOUT pour mes beaux- parents) (pour qu'au final les enfants ne mangent pas un légume vert en 3 jours) (prendre l'avion et prier pour qu'il ne s'écrase pas), nous étions dans un cadre incroyable (ville superbe et romantique, temps froid mais ensoleillé, hôtel juste magnifique).

    Les deux premiers jours ont été idylliques (sexe, alcool, bouffe, balade..).

    Les deux derniers moins.

    Se disputer en plein quartier juif parce que nous ne sommes pas d'accord sur l'implication de la France dans leur déportation pendant la guerre.

    Se disputer parce que nous ne sommes pas d'accord sur le prochain truc à aller visiter.

    Et ne plus supporter ses comportements d'enfant gâté (faire la tête parce que ce qu'on fait ne lui plait pas par exemple) qui lorsque je l'ai rencontré m'émouvaient au plus au point.

    J'ai toujours été attiré par les gueules cassées.

    Aujourd'hui avec 3 enfants qui me pompent une énergie de fou, je n'ai plus le courage de m'occuper de ses angoisses et ses blessures.

    (j'ai les miennes déjà)

     

    Et pourtant ces 4 jours (même trop longs) étaient indispensables et revigorants.

    Même si je suis rentrée dans un appartement sale (mais rangé) (ma belle mère n'a jamais fait le ménage de sa vie, elle ne sait pas passer un coup de balai) (mais elle a fait l'effort de ne pas laisser le bordel), empestant le cigare que mon beau-père a fumé tout le week-end, et que j'ai passé 2 jours à laver et repasser pour rattraper le retard.

    On se fait une montagne de tout (ici que mes beaux parents gardent mes enfants et dorment chez moi, dans MON lit) et puis en fait non, ça va, ce n'est si difficile que ça.

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  • Enfant gâtée

    Bien sûr que je suis chanceuse.

    Je suis en bonne santé, j'ai des enfants, un bel appartement à Paris, la possibilité de partir le week-end et pendant les vacances dans des maisons familiales.

    J'ai des amis sur qui je peux compter.

    J'ai eu des boulots épanouissants et je peux depuis quelques années m'occuper de mes enfants.

    J'ai la chance de partir en voyage à l'étranger au moins une fois par an et de le faire dans de très bonnes conditions.

    Je sais qu'ici souvent j'énerve avec mes réactions d'enfant gâtée.

     

    Et pourtant sans vouloir faire la malheureuse, gâtée je ne l'ai pas toujours été.

    Seule fille avec 3 frères dans une famille absolument pas unie avec une mère qui n'était pas heureuse et un père absent qui préférait vivre ses rêves sans nous.

    Seule fille mais absolument pas aimée comme telle par une mère qui n'a jamais voulu créer du lien avec moi (et qui me reproche aujourd'hui de ne pas être proche d'elle).

    Seule fille chez ma grand-mère pour assouvir les besoins de tendresse de son mari.

    Seule fille (ou presque) au collège dans ces classes de garçons qui ne m'ont pas vraiment aidé à développer une féminité déjà mise à mal.

    Seule fille dans une famille où on ne parlait de rien et surtout pas de ce qui ne va pas, j'ai du me construire en regardant chez les autres pour voir que oui la vie familiale pouvait être un peu comme dans les films.

     

    Alors je me suis forgée ce caractère que souvent on critique.

    Egoïste, arriviste, déterminée.

    Je voulais sortir de là et j'ai fait en sorte que cela soit comme je l'avais rêvé.

     

    Aujourd'hui à 40 ans, je crois que j'ai vraiment passé un cap.

    Je ne suis pas heureuse en permanence mais je ne l'ai jamais été de toute façon.

    Tout n'est pas parfait mais c'est mieux que ce que j'ai vécu mes 20 premières années.

    Je me suis assagie, arrondie et je suis moins en colère.

    Parfois j'oublie aussi de me révolter, mais je me suis beaucoup révoltée et cela ne m'a pas aidée.

     

    Hier on me disait que la quarantaine m'allait bien.

    Aujourd'hui après avoir eu peur de les atteindre, je peux le dire: OUI elle me va bien et OUI je vais continuer à chercher ce bonheur.

    (et continuer à jouer l'enfant gâtée)

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