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BLABLAS D'UNE MUMMY ACTIVE

  • Comment cela bascule en une seconde

    Les déjeuners du week-end sont toujours un peu tendus. 

    La semaine il ne voit pas les enfants, il n'y a que les week-end où il est à table avec eux.

    C'est le moment où il choisit de montrer que c'est le papa et où il décide de les éduquer ( ton coude, ferme la bouche, finis ton assiette). Ce que je fais toute la semaine évidemment. 

    Seulement quand lui le fait, cela est toujours accentué par un petit mot dénigrant ( comme le faisais son père) ( lui le vilain petit canard). Je ne dis rien et puis au bout d'un moment cela m'insupporte et je m'en mêle. C'est le signe que le déjeuner est fini, que les enguelades vont prendre le dessus.

    Honnêtement j'ai beaucoup de mal à me souvenir des déjeuners qui se sont passés normalement. 

    'Aujourd'hui il avait plutôt bien commencé. Les filles racontaient en rigolant leurs histoires de classe, mon dernier faisait le clown et tout le monde rigolait.

    Et puis tout à coup il se met à parler à ma cadette des deux petits boutons qu'elle a sur le nez. Au bout d'un moment je lui fais remarquer que l'on ne parle pas de ses cheveux ( il commence à vraiment les perdre) et que ce n'est pas très gentil pour elle d'en parler devant tout le monde. ( ok cela ne l'était pas de ma part non plus de lui dire cela).

    C'était le signal. La fin de notre déjeuner tranquille.

     

     

  • Mummy ouvre son compte Instagram

    Avec la possibilité de gérer plusieurs comptes dorénavant sur Instagram, je deviens encore plus schizophrène et j'ouvre un compte pour mummy.

    On verra ce que cela donne!

    Retrouvez moi sur blablasdunemummyactive 

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  • A l'essai

    Discussion animée mardi avec deux amies sur ces hommes de 40 ans qui couchent avec des gamines de 20 ans, sur nous à 40 ans qui sommes considérées comme des vieilles et sur le pourquoi du comment.

    Et puis tout à coup comprendre:

    Ce n'est pas le sexe ou la jeunesse du corps. C'est tout simplement l'admiration. Une jeune femme de 20 ans trouve extraordinaire tout ce qu'un homme de 40 va faire. Elle va lui dire en plus.

    Nous cela fait 20 ans que l'on est avec eux. On les connaît par cœur. On ne rigole plus pareil à leur énième blague. On ne les félicite plus lorsqu'il plante un clou. On ne crie plus aussi fort lorsqu'ils nous font jouir.

    Je vois bien que chéri est à la recherche constante de mes compliments. Que moi je ne lui donne plus parce que j'ai perdu cette habitude, parce que je considère que je n'ai plus besoin de lui prouver mon attachement.

    Et bien j'ai tout faux. Il ( un homme en fait) a besoin d'entendre qu'il est extraordinaire.

    Alors depuis deux jours je tente une expérience. Je suis plus gentille, je lui montre que je suis fiere de lui. Je l'encourage.

    Pour voir....

  • Déjà pour eux

    Je vois bien dans vos rares commentaires que vous vous demandez pourquoi je reste.

    Cette question je me la pose aussi. Parce que c'est dur, parce que malgré les bons moments ( et il y en a même si je ne les raconte pas toujours ici) je me demande pourquoi continuer. 

    Parce que après tout je suis libre, et que je n'ai pas peur de devoir retravailler. Je ne suis pas une petite bourgeoise qui reste malgré les difficultés pour ne pas perdre son niveau de vie ou accuser un changement social.

    Je me bats, serre les dents pour eux tout simplement.

    Parce que quoi que l'on dise les enfants vivent très mal la séparation de parents. Et qu'ils ne me voient pas abattue tous les jours ( je cache très bien mon jeu) ( peu de mes copines s'en rendent compte aussi d'ailleurs)

    Parce que quand mon père est parti, viré par ma mère après une énième aventure ( et alors que j'étais au courant aussi de chacune d'elles), il a complétement déséquilibré ma vie. Il a fallu soutenir ma mère qui s'est effondrée, faire des boulots pendant les études Parce qu'il ne voulait pas payer en plus pour moi, et comprendre que les hommes étaient vraiment des salauds.

    Partir cela voudrait dire que je lui laisse les enfants. Que donc ils subiront son mal être comme moi j'ai subi celui de ma mère ( car croyez moi si je pars il s'effondre, je le sais). Que leur enfance s'arrêtera là d'une certaine manière.

    Et ça je ne m'y résouds pas.

    Alors je sers les dents, je profite à fond des bons moments et surtout happy face quoi qu'il arrive

     

  • Au théâtre ce soir....

    Vendredi soir, épuisée par ma semaine, et je sais que le week-end n'est pas encore là avec le samedi collège depuis le début de l'année.

    Comme nous ne nous voyons que très peu, j'essaie d'organiser des moments à deux. Concert, théâtre...

    Ce soir c'est théâtre. Une pièce sur la crise de la quarantaine et les doutes chez ces couples mariés. Parfait pour nous. On est carrément dans la cible.

    Crevée mais je me réjouis de cette soirée.

    Je cours le retrouver en bas de son bureau. Je me suis fait belle évidemment. Un peu mais pas trop.

    Il sort et je vois tout de suite à sa tête que la soirée ne va pas se passer comme je l'aurai souhaité. 

    Il a bossé comme un dingue cette semaine, il a passé une mauvaise journée, il doit bosser le lendemain matin pour finaliser un dossier, il est crevé, il va me le faire payer.

    Je suis son punching-ball. Celle qui va prendre les coups qu'il n'a pas pu donner au boulot.

    Je me rebelle. Dans ce resto d'avant théâtre, on se regarde en chien de faïence puis on s'engueule. Moi lui disant que je n'étais pas là pour subir sa mauvaise humeur, lui me disant que c'est moi qui le cherche.

    Chacun dans nos positions. Chacun pensant que c' est la faute de l'autre.

    Prendre un mojito, aller se laver les mains aux toilettes et RESPIRER.

    Revenir avec le sourire et changer complétement la conversation pour apaiser les tensions. 

    Certaines diront que j'ai cédé ou que je me suis laissée faire. Moi je dirai que j'ai payé le prix pour avoir une soirée correcte alors qu'elle allait être cauchemardesque.

     

    Et puis la réplique de cette actrice qui me trotte dans la tête, tellement j'aurais pu l'écrire ou la dire.

    Alors qu'elle raconte avoir mis un mouchoir sur l'adultère de son mari alors que lui n'a pas su qu'elle savait. Et que une boule a grossi et que maintenant elle a juste envie d'éclater.

     

  • Vie de maf

    Lorsque j'ai commencé ce blog il y a dix ans ( oui déjà...), je disais que travailler c'était trop cool même si j'en chiais quand même pas mal....

    Depuis 6 ans ( dingue je n'en reviens pas), je dis qu'être mère au foyer c'est trop cool même si j'en chie quand même pas mal...

     

    Il m'est arrivée quelque fois de mettre le #viedemaf sur mon Instagram, et une fois j'ai eu le droit à plein de réflexion comme quoi celles qui travaillaient en faisant autant et que je n'avais pas la palme de la mère qui n'arrêtait pas. 

    Aujourd'hui à la sortie de l'école une toute jeune maf ( elle a démissionné d'un poste important pour s'occuper de sa famille d'après ce qu'elle nous a expliqué), nous expliquait que les enfants étaient ravis depuis qu'elle ne bossait plus et que maintenant elle leur amenait un vrai goûter et plus des gâteaux industriels achetés à la va vite au Franprix d'à côté.

    D'un côté comme de l'autre on justifie toutes nos décisions et d'un côté ou de l'autre on culpabilise.

    Sans vouloir faire de discours féministe, il y a très peu d'homme qui soit malheureux ou justifie leurs décisions.

    Sans vouloir être rétrograde même si je passe mon temps ici ou sur les réseaux sociaux a justifié ma vie de maf, je crois que j'ai fait le bon choix.

    Pour MOI, parce que mon métier qui a eu le grand mérite de m'émanciper et de me permettre de vivre libre ( de mes parents) pendant des années, n'apporte rien à la société. Et aujourd'hui dans MA situation je crois que c'est la meilleure décision que j'ai pu prendre.

    Comme le montre ce blog, j'ai évolué de femme active vers mère au foyer, et qui sait quand les enfants seront plus grands si je ne choisirais pas de commencer une autre nouvelle aventure.

    Quand on me dit que je prends des risques, que je n'aurais pas dû arrêter de travailler, je sais qu'ils ont tort car je suis quelqu'un qui a eu et qui aura plusieurs vies. Et que quoi qu'il arrive, je m'en sortirai. 

     

    Je suis une battante, je m'en suis toujours sortie!

  • Sauvage

    Cette femme qui a subi la sauvagerie de son mari qui portait si bien son nom.

    Cette ( petite) grâce présidentielle qui est compréhensible d'une certaine manière.... Elle a tué de sang froid après 47 ans d'enfer.

    Heureusement qu'il est mort quand j'avais 10 ans, je crois que j'aurai pu le tuer aussi adulte. Je n'aurais pas supporter qu'il pose même un regard sur mes filles.

    Et tout le monde qui se demande pourquoi elle et ses filles n'ont rien dit. Mon mari qui lui reproche de n'avoir pas réagi pour ses filles ( apparement elle n'a rien vu) ( comme mes parents) ( mais au fond quand on n'a pas vécu cela, comment pouvons nous l'imaginer?)

    Mes enfants aussi ce matin qui me disent qu'elle a eu raison de le tuer mais qu'elle aurait dû surtout divorcer....

    Et moi qui leur explique que parfois on n'en a pas la force et que surtout on a honte.

    Cette honte qui me fait taire depuis tellement longtemps.

    Ne pas en parler à mes parents, ni même à mon mari. Encore moins à mes enfants.

    Reussir à en parler ici avec beaucoup de colère et à quelques personnes que je compte sur les doigts de la main. 

    Mais avoir tellement peur que cela leur arrive que j'en deviens parfois folle.

    A ne pas supporter que leur père les touche ou soit trop câlin avec elles. A mettre des barrières, des interdits.

    Lui crois que je veux tout gérer et ne lui laisse pas sa place de père. Moi j'ai juste l'impression de les protéger.

    Oui je sais.... Parler serait si simple. Mais parler n'est pas simple.

     

  • Leur petite vie

    Je l'avais déjà dit ici mais j'écris un journal depuis que je suis toute petite. Avec plus ou moins de régularité, sur des cahiers d'écoliers ou sur des cahiers plus chics. Peu importe, écrire était pour moi le moyen de passer à autre chose. 

    J'en ai toujours parlé à mes filles, leur conseillant de faire de même.

    Leur déclic a été notre dernier voyage à Noël. Je leur avais suggérées de tenir un carnet de bord.

    Quelle joie de les voir faire et surtout quelle joie de les voir continuer.

    Leur journal me fait tellement penser au mien. Plein de couleurs, avec des images de magazines découpées ou des dessins pour expliquer des situation...

    Parce ce que oui je les lis.

    Sans qu'elles le sachent. Même si ma deuxième ne le range même pas et qu'il est à la disposition de tous sur son bureau.

    Je ne leur dit rien mais je continue à lire parce que cela m'amuse et surtout je me dis que peut être ainsi je ne louperai rien.

    Je rigole beaucoup en voyant leur colère parfois contre moi, telle que j'ai pu être avec ma mère.

    Lire leur petite vie, me permet d'ajuster mon comportement pour continuer à être une mère à l'écoute.

    Parce que nous avons beau beaucoup parlé, elles ne me disent pas tout.

     

  • Effacer le temps, surfer sur le présent

    Cette phrase de Charlelie Couture , que le calendrier perpétuel de Flow Magazine ( oui je suis un mouton j'achète aussi Flow Magazine) met en avant aujourd'hui....

    Difficile de ne pas penser au passé.

    Difficile de penser sereinement en l'avenir.

     

    Je n'ai pas vécu la guerre telle qu'on l'a apprise dans nos livres d'Histoire.

    J'ai vécu la guerre froide mais en 1989 quand elle s'est arrêtée j'étais jeune et je trouvais cela tellement romantique. Pareil pour les attentats survenus dans les années 80 et 90. J'y avais échappé et la mort ne me faisait pas peur. 

    Certes il y a eu les crises économiques mais j'ai toujours réussi à m'en sortir et je n'ai jamais personnellement ressenti son impact.

    Depuis quelques années je me battais contre la destruction de cette planète ayant peur de mourir prématurément d'un cancer ou autre.

    Les guerres, les réfugiés, les enfants et les femmes maltraités je les voyais à la télévision, soupirant, me révoltant verbalement mais sans jamais vraiment comprendre ce qu'il se passait.

    Et puis il y a un an, Charlie.  Il y a 3 mois, le Bataclan.

    Pas touchée non plus. Mais pour la première fois de ma vie, j'ai peur.

    De ce que le monde devient. De notre incapacité à vivre ensemble et à combattre ensemble l'intolérance plutôt que de la créer.

    J'ai peur pour mes enfants. Quand je les dépose à l'école, quand ils sont seuls dans la rue. Mais surtout j'ai peur du monde que je leur laisse....

    Oui surfer sur le présent pour préparer l'avenir. Mais aussi apprendre du passé pour ne pas toujours faire les mêmes erreurs....

  • En parlant avec ma grande

    Révision de sa leçon d'éducation civile sur le droit des enfants.

    Du coup je m'emballe et la féministe en moins lui parle des droits de la femme, des pays où nous sommes enfermés dans le rôle de la mère sans droit, et de la chance ici en France d'avoir le choix.

    L'importance de bien étudier pour avoir le choix.

    Lui dire aussi que mon rôle de maman à la maison, d'une certaine manière je l'ai choisi. Que j'ai travaillé avant, que j'ai parfois regretté d'être ailleurs alors que eux étaient petits et que je ne pouvais m'occuper d'eux. Mais que j'ai aimé aussi être indépendante et capable de faire les deux.

    Lui dire aussi que rien n'est figé, que l'on peut avoir plusieurs vies, mais que le plus important c'est de se donner les moyens d'avoir le choix.

     

    Ce matin en discutant avec elle, je devais sûrement vouloir rattraper cette image de la maman au foyer. Celle qui prend les coups sans broncher devant eux pour ne pas pourrir une ambiance pas forcément facile déjà.

    Je voulais lui montrer que c'est mon choix et que je ne subis pas.

    Parce que quoi que l'on me dise, je choisis de vivre comme cela. Je choisis d'être considérée moins intéressante parce que je m'occupe de mes enfants, je choisis de supporter certaines attitudes de mon mari pour préserver une unité familiale, je choisis. 

    Et gros éclat de rire hier quand mon dernier qui voulait que je l'aide à s'habiller à qui je dis que je devais finir quelquechose et qu'il devait se débrouiller, et qui me répond " tu fais du marketing?" 

    ( les enfants sont fiers de mon ancien boulot et se raccrochent à ça) ( maman au foyer c'est malheureusement moins important pour eux)