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Quand j'étais petite

J'aurais aimer:

 - Que mes parents nous gâtent un minimum. Nous étions 4 enfants certes mais ils avaient vraiment les moyens de nous élever, et sous pretexte que nous ne devions pas être gatés on n'allait jamais au manège, dans des parcs, faire du poney... Bref tout ce qu'un enfant adore et qui fait de temps en temps ne nuit pas à son éducation

- Ne pas avoir les pieds plats et sous pretexte d'une mode à la con (on m'a quand même dit que je marcherais à 20 ans avec une canne si je ne faisais rien!) j'ai du porter des semelles orthopédiques (et les chaussures horribles qui vont avec) jusqu'à l'âge de 12 ans...

- Avoir l'innocence d'un enfant et ne pas comprendre trop vite que les Hommes sont parfois perfides, malsains, lâches. Heureusement aujourd'hui j'ai compris qu'ils n'étaient pas tous comme cela.

- Etre moins timide et cacher cette timidité sous de l'arrogance. Ma seconde a été très difficile, j'étais mal dans ma peau, je n'avais plus d'amis et c'est la seule année de ma vie que j'ai passé toute seule en ayant l'impression que personne ne m'aimait

- Communiquer plus dans cette famille où les parents se déchiraient et où les enfants s'ignoraient. Paradoxalement maintenant les enfants sont assez unis.

- Avoir des calins de mes parents. De la tendresse. Et ne pas halluciner à 13 ans la 1ère fois que je suis allée passer des vacances chez ma meilleure amie en la voyant  embrasser ses parents avant d'aller se coucher, se mettre dans les bras de sa mère pour regarder la TV, lui parler de choses quotidiennes normalement.

- Ne pas tomber dans un mutisme totale à l'âge de 17 ans, perdre 15 kg, en reprendre 20, et partir à 20 ans car je ne supportait plus ma vie avec eux.

 

Aujourd'hui je suis passée à autre chose. Mais je prie tous les jours pour que ma fille ne vive pas un jour ce que moi j'ai vécu.

Commentaires

  • tu ne fais pas que "prier" pour ça, tu agis et... c'est le + important ;o)

    je me reconnais assez dans ton post. D'ailleurs on peut gater ses enfants avec peu de choses, c'est aussi dans la tête. Je suis pas en train de dire qu'il faut pas de fric, hein ;o) je sais qu'il en faut, que vivre dans la misère rend la vie bien + difficile encore ! Mais je veux dire, par ex. leur gratouiller le dos, leur raconter une histoire, les écouter simplement, c'est gratuit mais ça les rend profondément heureux, ils se sentent aimés.

    Il y a des gens qui disent qu'en élevant leurs propres enfants, ils comprennent mieux leurs parents. J'avoue vivre l'inverse et avoir des montées d'écoeurement profond et même plus que cela en me souvenant les enfants que nous étions, en attente de douceur ou simplement de tranquillité, plein de confiance, gentils d'abord, puis dociles, et enfin, totalement éteints.

    Alors c'est une joie et comme de voir le jour se lever de voir vraiment "vivre" les enfants que nous avons avec mon conjoint, heureux, entiers, avertis mais plein de fantaisie.

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