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Dans le ELLE cette semaine

Le témoignagne anonyme d'une jeune fille de 18 ans m'a beaucoup émue.

Elle nous parle de sa "relation" avec un ami de son père qu'elle croyait normale même si elle le vivait mal  jusqu'à ce que son psy lui explique que ce n'était pas le cas (ses parents n'étaient pas plus choqués que cela).

Cette homme a abusé d'elle. Elle n'avait que 13 ans et pensait être amoureuse. Ce qu'il lui faisait la dégoutait mais elle s'imaginait que cela faisait partie de l'amour.

Ce qui me choque d'abord c'est bien sûr qu'un homme de 45 ans ose toucher une fille de 13 ans. Mais je sais... (cela ne m'empêche pas d'être choquée, bien au contraire.)

Ce qui me transie de douleur et d'incompréhension c'est la réaction des parents. Ils semblent ne pas être plus choquée que cela puisque leur fille n'a pas été violée pour eux. Et cela ne semble pas les géner que leur fille de 13 ans puisse avoir des relations avec un homme de leur âge.

Comment cette jeune fille peut se reconstruire sans le soutien de ses parents (ils continuent à voir cet ami qui demande des nouvelles régulièrement de leur fille qui a réussi à mettre un terme à cette relation), et surtout en pensant que c'est de sa faute finalement, puisqu'elle croyait en être amoureuse?

Il y a des lois qui interdisent les relations avec des mineurs, cet homme devrait être condanné...

Je suis sous le choc.

J'ai peur pour mes filles.

Je n'ai jamais parlé à mes parents de ce qui m'était arrivée, mais j'ose espérer que si je l'avais fait ils m'auraient soutenue.

J'ai vraiment peur pour mes filles.

Comment réussir à protéger ses enfants?

Et j'ai encore et toujours des envies de meurtre dans ce cas, et comme pour moi mieux vaut prevenir que guérir, je ne suis pas choquée par la nouvelle proposition de Rachida Dati (je vous ai mis un article qui n'est pas pour car toutes les opinions sont intéressantes)

Il n'y a que ceux à qui ce n'est pas arrivé qui le sont.

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Commentaires

  • je me souviens avoir vu une fois une emission sur l'alcoolisme des jeunes et une mère déclarait "je ne vois pas pourquoi on devrait se débarrasser du bar et ne pas avoir d'alcool à la maison, c'est à elle de faire attention" en parlant de sa fille de 15 ans qui sortait de desintox ....
    ca m'avait autant choqué à l'époque que la lecture de cet article lundi

  • Comment protéger ses enfants?
    En leur apprenant à dire NON et accepter leur NON le respecter même si il ne nous plait pas.
    Lorsque mes enfants s'opposent à moi ou a toutes personnes de leur famille ou entourage plus ou moins proche avec violence parceque je leur ai fait mal plus ou moins volontairement ou que je voudrais leur imposer un acte médical ou affectueux auquel ils ne sont pas près, j'entre dans un mini conflit intérieur. La petite enfant sage et respectueuse rouspete que ce n'est pas bien pas, convenable tant de révolte contre l'adulte et l'ordre établi mais l'adulte qui sait qu'elle doit préparer ses enfants à lutter, à savoir se défendre jubile de les voir si respectueux de leur intégrité et si véhéments à la défendre.
    Même si on ne peut pas tout prévoir ces réactions me rendent un peu plus confiante dans leur réaction au cas ou...

  • @Mh: les gens sont cons...

    @Cleanette: oui j'essaye de faire pareil. Ma grande ne râle jamais quand je l'embrasse mais cela lui arrive de le faire quand c'est son père. Là elle dit NON et j'ai toujours demandé à chéri de respecter ce non.
    (et comme tu dis au cas où, mais c'est ce cas où que je voudrais éviter...)

  • Faut-il vraiment protéger de tout?
    Mettre ses enfants dans des univers aseptisés, controlés, maitrisés?
    Et quid quand ils sortiront de ce cocon?
    Bien évidement il y a des choses auxquels j'espère que mes enfants ne seront jamais confrontés mais je sais que je ne peux pas malheureusement les protéger de toutes mes hantises:à commencer par les plus petites bricoles auquels ils sont déjà confontés: la difficulté à se faire de bons amis, la bétise, les bousculades, le respect de la différence.

    As-tu déjà évoqué cette angoisse avec un spécialiste? Personnelement n'ayant jamais été vraiment confronté à ce danger, même si je ne l'ignore pas, il est certainement moins présent à mon esprit.

  • J'y pense, j'y pense mais tu vois pour avoir déjà été voir quelqu'un, j'avoue que je n'ai pas trop envie de faire ce travail d'introspection en ce moment...

    (merci encore pour tes longs et toujours intéressants commentaires)

  • Je l'ai lu aussi cet article et il m'a beaucoup marquee... C'est revoltant, moi aussi, j'ai ete choquee par l'inertie de ces parents, meme sa mere qui lui envoyait des petites piques.. Quelle incomprehension..

    Je ne sais pas quoi dire.. Generalement, on a tendance a dire que les parents couvent trop leurs enfants, qu'ils les traitent comme des bebes meme quand les dits enfants ont passe l'age.. Mais la, c'est tout le contraire. C'est comme ci, ses parents lui avaient dit "Eh bien, t'es grande maintenant. C'est toi qui l'a aguichee, ce n'est qu'un homme apres tout."
    C'est moche...

    Mais je comprends tes craintes pour tes filles, c'est bien naturel, mais je suis sure qu'elle sauront qu'elles peuvent compter sur toi et leur pere en toutes circonstances.. Rien que d'admettre que tu y penses, c'est une mesure de prevention (je me comprends, j'espere que toi aussi!)..

  • rapport au post-it: ton homme ne prépare jamais les dîners? rien que parce que ça t'emmerde, il devrait te le proposer! et toi le lui dire. A moins qu'il rentre tard tous les soirs, là... on peut comprendre.

  • Je crois qu'une des phrases qui me fait le plus hurler, c'est "ce n'est qu'un homme". Parce que j'ai du louper un épisode (2 même) mais je ne vois absolument PAS ce que ça change.

  • @Oopsgal: oui révoltant la réaction des parents. Je ne comprends d'ailleurs absolument pas leur réaction.

    @monsieurclyde: Déjà il rentre tard la semaine donc je peux oublier. Ou sinon cela ne m'embête pas de le faire, même si certains soirs je suis à court d'idée et fatiguée. Mais c'est vrai que lorsqu'il n'est pas là, cela me rappelle lorsque je vivais seule et que je ne préparais pas (vraiment) à dîner. C'est reposant parfois

    @segohamburg: Cela ne change rien et c'est aussi ce qui choquait Oospgal.

  • je l'ai lu il m'a choqué... comment peut on reagir ainsi .. elle dit "comment mon pere a pu laisser un homme touché la chair de sa chair....?"

    pauvre minette j'espere quq'elle reussira a reconstruire une vrai relatio avec un homme un jour

  • Oui, j'avais bien compris. C'est simplement que c'est une phrase (anodine?!) que l'on entend (beaucoup trop) souvent et qui me fait hurler.

    Tout pareil pour le repas du soir. Je prépare pour le JH, je me mets à table avec lui (enfin, je le fais manger) et une fois qu'il dodote, je m'installe avec mon tricot. Et je savoure cette liberté de ne pas être obligée de faire un vrai repas.

  • Je n'ai jamais connu ça, ni connu ça dans mon entourage mais je pense qu'il ne faut pas reporter tes angoisses sur tes filles ou même ton mari, mais plutôt les dépasser (pour pas que ça te bouffe l'existence).
    Dans le sens où chaque homme ne porte pas ce genre de pensée au fond de lui, il ne faut pas généraliser à tous les hommes.
    Je comprends tes craintes cela dit, et ça indique aussi que tu ne réagiras pas comme les parents de cette fille.

  • @andralya: Elle y arrivera même si cela prends du temps

    @segohamburg: assez d'accord (le même genre d'ailleurs quand on dit : c'est rien c'est un enfant)... Pour le dîner, je vois que l'on se comprends ;-))

    @Cha: Je ne crois pas que mes filles ressentent mes angoisses. Même si je suis super vigilente et que j'ai déjà dit à la grande que personne ne devait toucher son zizi (elle se lave d'ailleurs toute seule). Je ne généralise évidemment pas mais celui qui m'a fait ça était le mari de ma grand-mère et je peux te dire que si je disais cela aujourd'hui personne ne me croirait tellement il semblait être une personne équilibrée. C'est souvent la famille et c'est aussi souvent des personnes qui n'ont pas cette perversité marquée sur leur visage.

  • je ne sais pas. je ne sais pas comment être sure de proteger mes filles et ça me terrifie... j'ai aussi peur d'en faire "trop" avec mes bouquins, ma "prévention"...
    c'est compliqué. Je n'imagine même pas comme ça doit l'être pour toi encore plus.

  • Je me rends compte que je parle (et pense) de plus en plus de cela. Avant je l'occultais assez bien mais maintenant que ma fille grandit je sais qu'elle peut devenir "attirante" pour certaines personnes... Pas plus tard qu'hier elle me parlait d'un camarade de classe qui "mettait des zizis dans la bouche" (l'expression est telle qu'elle me l'a répété). Cela veut vouloir dire plein de chose. J'ai évidemment posé des questions le plus naturellement possible. Ce sont des paroles d'enfants. Peut être que tout simplement ce petit garçon (3 ans) a joué avec son zizi (ils le font tous) et s'est amusé à le mettre dans la bouche (ou qu'il a vu cela à la TV). Ou peut être pas.
    Les enfants savent que c'est mal, que ce n'est pas normal (je le savais) mais crois moi ils ne sont pas armés pour se défendre fasse à des adultes. Et mis à part ne plus faire ressortir les personnes que l'on a réussi à identifier, je ne vois pas de solutions.

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