Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • J'ai très honte

    de vous dire que je suis odieuse avec lui.

    Odieuse quand il rentre le soir à ne pas lui parler ou à lui adresser la parole en gueulant.

    Odieuse de lui avoir dit vendredi dernier qu'il n'avait pas qu'à venir que je serais plus tranquille sans lui en Normandie où nous partions pour le we.

    Odieuse de lui avoir dit au moment où il partait pour la gare le dimanche soir alors que moi je restais et qu'il me prenait la tête sur les poux des enfants, qu'il ne servait à rien.

     

    Il ne comprends pas et me demande des explications que je suis incapable de lui donner.

    Je ne me comprends pas moi même.

    Je suis incapable de lui dire.

     

    Lui dire que quand il n'est pas là tout est tellement plus simple et léger.

    Lui dire que lors de ces journées passées avec les enfants il ne me manque absolument pas.

    Lui dire que j'idéalise nos soirées et que lorsqu'il arrive je déchante.

    Lui dire que c'est dur, que je suis mal d'être comme ça.

    Lui dire que j'ai honte de mon comportement que je trouverais indécent chez d'autres.

    Lui dire que je deviens comme ma mère et que j'en suis pas fière.

     

    Putain mais pourquoi je suis comme ça?

     

    200355330-001.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    ****

    Il y a un an, je vous parlais de mon monde parfait et je vous parlais de ces vacances où je n'avais reçu aucune invitation (cette année je suis partie chez des amis quelques jours en Normandie) (ouf je redeviens fréquentable)

    Il y a deux ans, chéri avait compris qu'il devait ranger son manteau dans le placard (cela a duré deux semaines) (depuis j'ai acheté un porte manteau) (et je range régulièrement les manteaux qui entassent dessus)

    Il y a trois ans, je vous parlais de mon somnambulisme et j'étais dans les recherches d'appart (que nous avons trouvé et que nous adorons)

    Il y a quatre ans, ma belle soeur encore et encore, je vous parlais de fourrure, je vous parlais de ma morosité et de ces micro évènements de ma vie.

    Il y a cinq ans, j'espérais que la tempête annoncée à Paris allait tout nettoyer et je vous parlais de mes rêves érotiques.

    Il y a six ans, je vous parlais pour la première fois de mon père

     

  • Comme si de rien n'était...

    (D'ailleurs elle a toujours pas accouché Carla) (ou si mais ils gardent cela secret)


    Ce fût le week end de l'extrême.

    Extrêmement heureuse d'être à la campagne. De profiter de ces deux journées ensoleillées et froides (mon temps préféré).

    Extrêmement heureuse de profiter de ce temps à regarder les enfants jouer dans les feuilles tombées de l'érable, à lire assise sur ma chaise longue, à leur demander de me ramasser les dernières pommes pour faire une tarte, à les voir heureux.

    Extrêmement heureuse de passer ce week-end sans belle famille, sans belle soeur et beau frère. Juste nous dans cette maison au milieu de nulle part et qui est dans ces moments là, complètement à nous.

     

    Extrêmement triste pour cette enguelade samedi soir partie de rien et pourtant révélatrice de tout.

    Une histoire d'activités extra-scolaires. Une histoire de parents jamais d'accord sur rien. Une histoire d'homme qui se sent dénigré dans la moindre de ses décisions en tant que père. Une histoire de femme qui n'a trouvé que ce moyen pour se blinder.

    Cela aurait pu être un samedi soir agréable. Un samedi soir qui avait bien commencé avec un petit apéro tranquille et la promesse d'une soirée douce au coin du feu.

    Ce fût un samedi soir de cris, de frustrations, d'incompréhension.

    On s'est couché sans se parler, sans se toucher.

    Et le lendemain on a continué comme si de rien n'était...

    sb10065884i-001.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    ******

    Il y a un an, je vous parlais d'une après-midi extra avec mes filles invitées par Kellogg's et j'avais adoré mon we automnal

    Il y a deux ans, rien mais j'avais ouvert un compte facebook

    Il y a trois ans, j'avais l'impression d'être le cliché de la femme trompée, je me demandais comment aimer mes enfants tout en étant libre et ma grande me faisait bien rire!

    Il y a quatre ans, ma grande prenait ma défense et j'exprimais mon sentiment de bien être quand je suis avec mes enfants.

    Il y a cinq ans, je vous faisais une petite rétrospective sur l'année passée (ma première année de blog) et je vous montrais mon ventre rempli par ma fleur d'amour.

    Il y a six ans, j'écrivais ma première note, et chéri faisait déjà chier

     

     

     

     

     

  • Comment dire...

    J'ai voulu aller voter hier pour les primaires socialistes. Je pensais que cela se faisait dans n'importe quel bureau de vote mais non, il fallait que j'aille au mien qui est toujours prêt de mon ancienne adresse et donc trop loin. Du coup comme il était 18h30, j'ai pas pu aller voter...

    J'ai voulu être désagréable chez ma belle soeur hier après midi. Pour être comme lui l'avait été avec ma famille la semaine d'avant. Mais je n'ai pas su. Je ne sais pas faire. Par contre j'ai quand même eu le droit à un festival de "regarde ce que nous faisons de trop bien et de tellement mieux que les autres " qui a le don de me mettre de très mauvaise humeur.

    J'ai voulu être sympa avec chéri qui rentrait de voyage, histoire d'arrêter la soupe à la grimace (qui ne sert à rien) depuis dimanche dernier. Mais je n'ai pas su le faire alors j'ai bêtement continué. Lorsqu'hier après-midi il m'a demandée ce qu'il avait fait aujourd'hui pour que je lui fasse la gueule, je me suis (re)dit que vraiment il ne comprenait rien.

    J'ai voulu suivre les conseils de copines et impliquer plus mes enfants (enfin les filles car le dernier est encore trop petit) dans la préparation des repas, et je me suis bien amusée. C'était mignon de les voir préparer leur mini pizza et finalement pas plus long que si je l'avais fait moi même.

    J'ai voulu faire une razzia dans les magasins samedi soir en laissant les enfants à chéri qui venait juste de rentrer, histoire de calmer mon énervement, et je suis revenue avec un pauvre chemisier et un pauvre veste (qui est trop petite en plus) de chez Pimkie... Pourtant j'étais motivée!!! Et Pimkie c'est pas une marque pour ado ça?

     

    J'ai voulu croire que rien mais alors rien ne peut plus m'atteindre mais je suis plus sûre que cela soit encore vrai.

    110679576.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    *****

    Il y a un an, je pensais que c'était la dernière fois que je parlais à mon père (c'était faux mais encore une dispute en avril et depuis pas de nouvelles...)

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, je vous parlais d'un livre que j'avais adoré et je parlais d'argent ce qui choquait certains de mes lecteurs

    Il y a quatre ans, je voulais changer d'air et je me demandais ce que j'allais faire à manger ce soir! (depuis j'ai découvert ce groupe FB et mon problème est résolu)

    Il y a cinq ans, j'avais passé un bon moment avec Paco di Lucia et j'avais un jour sans

    Il y a six ans , j'étais à quatre jours d'ouvrir ce blog!

     

  • Indignez vous!

    Bon moi je m'indigne même plus.

    J'ai 36 ans,presque 37, et je comprends maintenant mes parents qui, lorsque quand je leur parlais de révolution, de changer le monde, de faire de l'humanitaire et de ne pas vivre comme une sale bourgeoise, me regardaient en souriant.

    Je suis partie trois mois en Afrique donner des cours de rattrapage scolaire, j'ai été bénévole au Secours Populaire en faisant des maraudes et en aidant le week-end les enfants pour leurs devoirs.... Et puis j'ai rencontré chéri, fais des enfants et ma fibre humanitaire a disparu.

    Lorsque je vois ce mouvement des indignés de Wall Street, je suis pleine d'espoir.

    Pleine d'espoir que ce monde qui ne fonctionne pas puisse changer.

    Cela me donne envie de les rejoindre. Virtuellement en tout cas.

    Parce que je suis finalement assez proche d'eux. Marre de cette surconsommation, marre que mon petit argent soit utilisé pour créer de la pauvreté ailleurs dans des spéculations improbables.

    Alors je m'indigne à ma façon. En passant pour une communiste rétrograde auprés de ma belle famille. En passant pour une écolo bobo auprès de mes amis.

    Je fais comme je peux mais j'espère que eux (les plus jeunes) ils vont faire éclater ce système.

    images.jpg

     

     

     

    (et encore quelqu'un de moins de 60 ans, mort d'un cancer prématurement) (mais non bien sûr tout est normal rien de grave) (on va vivre très vieux même!)

    ****

    Il y a un an, nous avions une soirée de filles avec mes filles!

    Il y a deux ans, mon ange se réveillait trop tôt....

    Il y a trois ans, j'étais speed mais motivée

    Il y a quatre ans, j'étais crevée mais je partais en voyage

    Il y a cinq ans, chéri était malade à la maison

    Il y a 6 ans, j'étais à 7 jours de publier ma première note :-)

     

     

  • Pourquoi je ne le quitte pas

    Dimanche de merde.

    Evidemment puisque nous passions la journée chez ma mère pour son anniversaire.

    Evidemment puisque toute ma famille était présente.

    Evidemment puisque chéri s'est comporté comme une merde avec moi, avec mes frères, et avec ma mère.

    Evidemment puisque j'ai passé mon temps à essayer de temporiser tout en continuant à sourir comme si de rien n'était.

    Evidemment puisque j'ai fini par gueuler dans la cuisine avec les filles présentes.

    Evidemment parce que je culpabilise de l'avoir fait.

    Evidemment parce que je lui fais la gueule depuis hier.

    Evidemment parce que cela ne sert à rien de faire la gueule.

    Evidemment parce que je sais que je ne le quitterai pas.

     

    Vie de merde.

    Parce que je me suis engagée auprès de quelqu'un ne me respecte pas.

    Parce que je me suis engagée auprès de quelqu'un qui s'excuse toujours mais recommence.

    Parce que je sais que si je pars, ce sera pire.

    Parce que je ne supporterai pas de ne pouvoir encadrer les enfants en permanence.

    Parce que j'aurais peur de ce qu'il pourrait leur dire qui les détruirait ou les rendrait comme lui.

    Parce que je fais à mes enfants ce que j'avais juré de ne jamais faire.

    Parce que je suis une bourgeoise qui a peur de perdre ce qu'elle a.

    Parce que je ne veux pas avouer à ma famille qu'ils ont raison de penser que c'est un gros con.

     

    Je crois que je ne l'aime plus.

    On ne peut aimer quelqu'un incapable de faire semblant lors d'un déjeuner familial.

    On ne peut aimer quelqu'un qui continue malgré les avertissements, les enguelades.

    On ne peut aimer quelqu'un à qui on demande de faire un effort trois fois par an maximum.

    On ne peut aimer quelqu'un qui ne voit pas que nous on prend sur nous en voyant ses parents pendant les vacances et très souvent le week-end.

     

    Et pourtant. Je reste. Et je sais que je ne le quitterais pas.

    Je sais que c'est comme ça, et que je souffrirais plus de toute façon seule.

    Alors voilà, je sers les dents et j'attends que cela passe.

    96129298351849428f5cbf6f5507d9e0_7.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    *****

    Il y a un an, ma puce stressait à l'école

    Il y a deux ans, je vous parlais des dommages collatéraux avec chéri

    Il y a trois ans, je culpabilisais de ne pas être agréable avec chéri

    Il y a quatre ans, je vous parlais de Facebook et je ne trouvais pas de boulot

    Il y a cinq ans, ma puce rentrait à la crèche

    Il y a six ans, j'étais à 11 jours d'écrire ma première note :-)