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  • Av(e)ant quoi?

    Rien ne va:

    - Ce boulot que je cherche et que je ne trouve pas. Toujours aucune envie de recommencer ce rythme d'enfer. Envie de travailler mais surtout d'avoir du temps pour eux. Et je sais que je ne pourrais pas avoir les deux.

    - Le problème de l'argent qui ne devrait pas en être un qui se profile. Un chéri qui me reproche de ne pas en ramener. Lui qui ne parlait jamais d'argent, tourne en boucle depuis quelques semaines.

    - Cette communication qui n'en ai pas une. Cette impression d'agression dés qu'il me parle. Ce sentiment de rien à foutre que je lui fais parvenir.

    - Ces amis qui oublient (ou pas) ton anniversaire pour la première fois de l'année. L'amitié cela s'entretient, c'est sûr. Mais quand tu n'appelles pas parce que cela ne va pas et que tu fais l'ours, finalement les gens passent à autre chose et ne pensent pas à toi.

    - Cette amie qui me fût (très) chère et que je ne vois plus qui m'envoie un texto adorable auquel je lui réponds que je suis heureuse qu'elle ait fait et qu'elle me manque, et qui ne me répond pas....

     

    Je sens que je suis en train de tomber.

    Alors je m'accroche comme je peux.

    Je prépare Noël, je fabrique le calendrier de l'avent, je construis la maison en pain d'épice.

    Je cuisine.

    J'essaie de rendre notre appartement plus chaleureux. J'achète des bougies, de nouvelles lampes.

    Et j'appelle de temps en temps mes amies qui sont soit comme moi, soit n'ont pas le temps.

     

    Bref j'essaie.

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    *****

    Il y a un an, j'étais heureuse de préparer Noël

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'avais un coach sportif

    Il y a quatre ans, nous fêtions notre anniversaire, je vous parlais de mes produits de beauté et je faisais une note en vrac

    Il y a cinq ans, j'étais de retour avec ma fleur, et tout se mettait en place

    Il y a six ans, je faisais ma première note sur ma famille

     

     

  • Mauvais karma

    Lorsque le jour de ton anniversaire tu reçois un email* très froid de ton père tu as un peu les boules.

    Bon tu le savais. Que alors que tu n'as no news depuis l'histoire du baptême que tu l'aurais cet email.

    Histoire de te faire culpabiliser.

     

    Lorsque tu réponds aussi froidement en le remerciant et en espérant que tout va bien, et que tu reçois en réponse que sa compagne vient de se faire opérer d'un cancer de l'utérus et des ovaires, tu as envie de lui répondre mauvais karma (mais tu ne le fais pas) (mais je l'ai pensé tellement fort que j'en ai honte).

    J'ai rien répondu d'ailleurs. Pas envie de rentrer dans l'inutile compassion. Je sais que je le regretterais un jour mais là je fais l'autruche.

     

    C'est pour cela que les anniversaires, Noël et cie sont des périodes difficiles.

    Parce que cela te rappelle que tu as une famille. Et que même si tu fais la fière en disant que ta famille maintenant ce sont ton mari et tes enfants, tu rêves de ça:

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    * (je ne résiste pas à vous reproduire cet échange)

    Bonjour A.

    Nous te souhaitons un bon anniversaire.

     De gros bisous aux filles et R et bien sur A.

    Ton père.

    ------

    Je vous remercie.

    J'espère que tout va bien.

    A

    -----

    Moi ça va mais L. (sa compagne NDLR) moins bien.
     
    Elle a été opérée il y 15 jours d’un cancer aux ovaires et à l’utérus.
     
    Elle est toujours hospitalisée et se remet doucement.
     
    S. et P. (deux de mes frères NDLR)  en sont informés et bien sur ta grand-mère.
     
    Je ne souhaite pas que C (mon autre frère NDLR) et ta mère le soient.
     
    Ton père.


    ******

     Il y a un an, j'avais envie de Noël et chéri s'était occupé de mon anniversaire

    Il y a deux ans, je vous parlais de cette enfance oubliée

    Il y a trois ans, je vous parlais d'un livre et de mon nouveau meilleur ami

    Il y a quatre ans, je vous parlais de ce miracle de la vie

    Il y a cinq ans, j'attendais que ma fleur arrive!

    Il y a six ans, j'arrêtais la pillule

     

     

     

     

     

  • Se toucher

    Cette nuit chéri m'a collée.

    Je crois bien que cela faisait quelques semaines que cela n'était pas arrivé.

    Juste se coller à moi pendant qu'il dort. Juste toucher une jambe avec son pied. Juste mettre une main sur mes hanches.

     

    Ce week-end de trois jours étaient magiques.

    La maison de campagne pour nous uniquement. Des amis proches qui nous y rejoignent.

    Du feu dans la cheminée, des balades en forêt et dans la campagne.

    L'odeur du pot au feu qui a cuit presque une journée entière.

    Des apéros saucisson quand les enfants sont couchés.

    Un bon gros livre que je n'ai pas envie de finir lu tranquillement dans mon lit bien au chaud.

     

    Mais pourquoi cela ne dure pas toujours????

     

    (et pourquoi je ne trouve rien, mais rien comme boulot) (pourquoi je ne reçois que des réponses négatives à mes sollicitations)

    (putain de crise) (putain de je suis trop vieille) (et trop chère)

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    ****

    Il y a un an, je vous disais que j'étais une très mauvaise mère et j'étais aussi tricarde

    Il y a deux ans, je vous parlais de mes 5 minutes de décompression

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, tout allait bien, j'avais fait plusieurs notes sur les grêves

    Il y a cinq ans, j'attendais ma fleur et je vous parlais de mon premier accouchement

    Il y a six ans, je vous expliquais pourquoi j'écrivais ce blog et je voulais un deuxième enfant

     

     

  • Une parenthèse enchantée

    Je viens de déposer à l'aéroport une de mes plus vieilles amies qui est venue me voir quelques jours.

    Un peu triste de la laisser partir après ces deux jours intenses en bavardages et en confidences.

    Un peu triste mais dans la voiture, j'ai très vite penser à autre chose. Les enfants que j'allais aller récupérer à l'école, mon dîner de ce soir, le linge à plier....

    Mon quotidien a repris très vite le dessus.

    Et puis surtout je me suis souvenue de ces départs quand nous avions 14 ans et que l'absence de l'autre était insoutenable. Je me suis souvenue de cette angoisse à l'idée de me retrouver seule à la maison avec mes parents ou justement de retourner chez mes parents.

    Je me suis dit qu'aujourd'hui ma vie était remplie et que même si je préférerais qu'elle soit moins loin de moi, que nous puissions avoir ces moments plus souvent, et que je vois réellement ses enfants grandir, j'avais une vie qui ne nécessitait pas sa présence au quotidien.

    Son manque n'est plus insurmontable.

     

    Les enfants étaient contents de la voir, de recevoir une invitée, de lui montrer leurs derniers dessins, de lui montrer leur progrès en danse....

    Oui ces deux jours m'ont fait du bien.

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, je croyais à une évidence qui n'est plus si sûre aujourd'hui

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, je vous parlais d'H&M

    Il y a cinq ans, je vous parlais de mes rêves

    Il y a six ans, je me battais pour ma place en crèche

     

     

     

  • ....

    Nous aurions du partir à la campagne.

    Les week end à Paris ne nous réussissent pas.

    Je déteste aller au square.

    Je déteste être enfermée dans cette appartement avec les enfants.

    Je déteste les voir mettre le foutoir et tout salir ce que j'ai passé la matinée à ranger et laver la veille.

     

    Nous n'arrivons toujours pas à communiquer.

    Je sais qu'il est temps d'avoir une longue conversation. Mais je n'en ai pas le courage.

    Je suis en train de tout gâcher alors que je n'en ai pas envie.

    Une de vous m'a dit que je restais avec lui car c'était mon point d'ancrage. Elle a complètement raison.

    Si je pars, je serais perdue.

    Je n'ai pas envie d'être happée par ma famille qui ne m'a jamais rien apportée de bien.

    Pas envie que ma mère déverse sa haine sur lui. Pas envie qu'elle reporte sa haine de mon père sur moi.

     

    Ce week-end j'ai senti que ma grande vacillait de nous voir nous disputer, de me voir malheureuse.

    Il faut que je m'en occupe. Que je n'occulte pas ses réactions. Que je la rassure. Que je l'aide.

    Mais là putain, j'en ai juste pas le courage.

    (et c'est mal) (et que cela me fait mal)

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    ****

    Il y a un an, j'étais pas plus en forme qu'aujourd'hui...

    Il y a deux ans, mon petit garçon était un nourrisson compliqué

    Il y a trois ans, Obama était élu (et cela n'a rien changé) et j'avais mal d'avoir cette famille

    Il y a quatre ans, j'étais mis en avant sur un site pour femmes et je me disais qu'il fallait que je me mette plus souvent en robe

    Il y a cinq ans, je vous parlais de la cigarette et je vous montrais mon ventre

    Il y a six ans, je vous parlais des carottes

     

     

     

     

  • Se souvenir des belles choses

    (et ne pas appuyer sur ce qui a été négatif pendant ce week-end de quatre jours) (mon beau frère qui fait chier) (ma belle soeur qui me liste ce que je n'ai pas bien rangé ou fait dans cette maison de campagne que nous partageons) (et bien d'autres encore)

    Se souvenir de ce week-end ensoleillé et étonnament chaud.

    Se souvenir de cette balade en forêt en famille.

    Se souvenir de la préparation d'halloween par des enfants heureux de préparer des sorcières en papier.

    Se souvenir de mon premier découpage de citrouilles et de cette douce lumière une fois la nuit tombée.

    Se souvenir de cette balade sur un chemin de campagne avec le soleil qui se couchait et les couleurs magnifiques de l'automne.

    Se souvenir de ce sentiment de paix lorsque je suis dans ma chambre sous les toits avec un bon livre et les enfants que j'entends dormir dans la chambre juste à coté de moi.

    Se souvenir de cette nuit qui tombe plus tôt et qui m'apaise lorsque je suis chez moi bien au chaud (alors que d'autres...)

    Se souvenir de mon ange jouant sur les tombes de ce vieux cimetière de campagne.

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'avais passé un très bon week end de Toussaint

    Il y a quatre ans, j'étais à Tunis

    Il y a cinq ans, j'étais bien et je parlais des premiers blogs amateurs qui devenaient pro

    Il y a six ans, le monde tournait mal