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  • Ne pas culpabiliser

    Semaine très bizarre.

    Lundi j'enterrais ma grand-mère. Sans émotion apparente, je maîtrisais totalement.

    J'ai été morose toute la semaine. Je me trainais. Les enfants en vacances, un temps de merde, aucune envie de bouger, de faire ce que j'avais prévu de faire avec eux.

    Mercredi dîner à la maison avec des amis. La parfaite femme d'intérieur. Bon dîner, bon vin, bonne ambiance.

    Je mens encore. Et ne parle pas de ce qui me fait de la peine depuis quelques jours.

    Samedi, aller-retour en province pour commencer à vider sa maison.

    Récupérer quelques trucs.

    Pareil, je suis froide, méthodique. Je trie ce qui va être donner aux associations. Je vide ses armoires, son intimité.

    Et je me sers.

    Des vêtements que je pourrais mettre, des chapeaux, des sacs, des chaussures.

     

    Hier, j'ai passé ma journée à culpabiliser. Et si elle n'avait pas voulu que je prenne cela? Et si elle ne voulait pas que cela soit moi qui les ait.

    Et si je n'étais qu'une voleuse.

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    (Et je vous épargne les histoires sordides de partage)

     

    Je pars quelques jours hors de Paris. Le temps n'en donne pas l'envie mais cela va me (nous) faire du bien de changer d'air.

     

    (Moi qui ne comprennait pas le deuil des autres avant) (il faut juste l'avoir vécu pour savoir)

     

    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, noce de bois (et aujourd'hui c'est noce de laine)

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, on avait voté aussi

    Il y a six ans, rien

  • Toujours sans coeur

    Jeudi soir alors que j'étais sur le point d'aller à un dîner de filles, j'ai reçu un appel de mon père (à qui je n'avais pas parlé depuis un an donc) pour m'annoncer la mort de ma grand-mère.

    Totalement inattendu. Certes elle avait 85 ans, un peu malade du coeur, mais globalement en forme pour son âge.

    Elle vivait seul chez elle. Etait indépendante. Rien qui laissait penser que.

    Jeudi soir je me suis effondrée dans la cuisine, puis dans les bras de chéri quand il est arrivé.

    Puis j'ai séché mes larmes et suis allée faire semblant avec mes amies.

     

    La picole m'a bien aidée à oublier. Mais la nuit fût courte et agitée.

    Je vais pas m'étendre sur le fait de perdre quelqu'un. C'est dans l'ordre des choses.

    Mais elle me manque et depuis je pense à tout ce que je n'ai pas fait avec elle et que j'aurais du.

     

    Lundi, j'étais en province avec mes enfants pour assister à son enterrement.

    Chéri ne pouvait pas les garder, ma mère travaillait, et il était hors de question pour moi de les laisser à mes beaux parents.

    Et puis surtout ils étaient ma barrière. A ce trop plein d'émotions que je ne voulais pas montrer. A ce père que je n'avais pas envie de voir.

    Ils ont été parfaits. Sages, rigolos. Fatigués aussi par ce court voyage où l'on dort peu et on bouge beaucoup.

     

    Lundi, alors que nous dispersions ses cendres sur cette passerelle qu'elle aimait temps, j'ai pensé à elle, à moi, à cette famille que je n'assume pas.

     

    J'ai détesté voir mon père.

    Je suis toujours sans coeur. J'aurais du pardonner, être proche de lui, l'aider.

    J'étais loin très loin de lui

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  • Arrêter de se faire emmerder

    J'ai mis du temps avec de comprendre que j'étais une adulte, mère de famille, qui a longtemps gagné sa vie, plutôt bien d'ailleurs et avec des postes valorisants.

    J'ai mis du temps avant de comprendre que je pouvais râler si quelqu'un me regardait de haut ou me passait devant à la boulangerie.

    J'ai mis du temps avant de me dire que je n'avais d'ordre à reçevoir de personne concernant ma façon de vivre, d'élever mes enfants, de dépenser mon argent.

     

    Oh je n'y arrive pas toujours mais j'essaie.

    Je vais avoir 40 ans (bon ok dans 3 ans)

    Alors quand ma mère me reproche de dépenser de l'argent que j'ai, je l'envoie chier

    Alors quand mon beau père me gave tout un week-end, je refuse d'y aller au suivant, même si je sais qu'ils vont le passer seuls pour Pâques.

     

    Voilà.

    Je suis une adulte pas une enfant.

    Je vis ma vie, que cela plaise ou non.

    Avec difficulté, joie, chance, peur et des erreurs.

     

    Mais j'en suis consciente et j'assume.

     

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, je vous parlais ménage écologique

    Il y a quatre ans, je changeais de job

    Il y a cinq ans, j'étais aux Maldives...

    Il y a six ans, on annonçait une grossesse

     

     

     

  • J'aime pas être speed et active en fait

    Vendredi matin j'étais à une réunion pour un projet de bénévolat.

    3 heures de réunion dans un cabinet d'avocats.

    Il a fallu que je trouve une solution pour que quelqu'un aille chercher les filles à l'école.

    Lorsque je suis sortie, super speed, courant pour aller chercher mon ange à la crèche, courant pour aller chercher les filles chez la maman qui les gardait, me demandant si j'aurais le temps de préparer les sacs pour partir à la campagne et ce que j'allais faire à dîner...... je me suis rappelée mon quotidien de quand je travaillais.

    Et je me suis dit que vraiment, non vraiment, finalement je n'avais pas envie de travailler.

     

    Ou sinon j'ai passé un week-end cauchemardesque. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu ce genre de week-end.

    Un beau père odieux qui me cherche, un mari qui ne réagit pas.

    Bref que du bonheur!

     

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    Il y a un an, je me sentais à part

    Il y a deux ans, je vous parlais du passé

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, je m'apprêtais à changer de boulot

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, rien