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Je suis une imposture

La mort de ma grand-mère distille ses conséquences au compte goutte.

Petit à petit.
D'abord elle était encore le seul lien avec mon père.


Nous nous sommes revus. Puis parlés au téléphone pour les histoires d'héritage.


Et nous avons eu cette conversation ubuesque où il me disait que sa compagne m'en voulait énormément (de quoi lui ai je demandé? De ne pas l'avoir invitée à mon mariage et au baptème des enfants? De lui avoir écrit sans aucune réponse de sa part pour m'en excuser et lui expliquer mes raisons?) et que à moins de lui écrire pour renouer le contact et que éventuellement (oui il a utilisé ce mot) elle accepte, il ne voit pas comment nous pourrions nous revoir normalement.

Je lui ai dis que j'allais réfléchir mais que franchement j'hallucinais vraiment. C'était il y a trois semaines, et je n'ai pas envoyé d'email

(mais je suis faible et qui sait si je ne le ferais pas un jour)

 

Une personne m'a dit hier que j'avais axé ma vie sur mes enfants et que c'était dangereux.

Oh que oui je le sais. Je sais qu'ils vont me laisser comme une merde. Comme je laisse ma mère parce que je ne la supporte pas.

Comment en suis-je arriver là? Pourquoi je ne la comprends pas? Pourquoi je ne lui trouve aucune excuse? Pourquoi nous n'avons rien à nous dire?

Est ce que je l'ai aimée un jour? Je ne me souviens que de la haine que j'avais pour elle adolescente. Quand je relis mes carnets intimes, il n'y a que ça.

Pourquoi je ne me souviens pas de ma petite enfance avec ma mère? Ces moment où il y a du y avoir des calins, des échanges, de l'amour.

 

J'ai axé ma vie sur celle de mes enfants parce que je n'ai rien d'autre.

J'ai beau chercher je ne vois pas.

 

Je sais que je vais droit de le mur.

Je me blinde tellement que je n'arrive plus à  m'exprimer. Même pas foutue de dire à chéri que je l'aime, que c'est difficile, que j'ai besoin d'aide.

Je me contente de lui faire la gueule ou de jouer à la femme modèle.

 

Je l'ai déjà dit mais je le répète: je suis une imposture

 

 

Commentaires

  • j'ai mal au ventre de te lire comme ça..
    je sais que tu refuses, que ça te gonfle qu'on te dise ça, mais je pense que tu as vraiment besoin de poser ton boulet quelque part, et a priori ici certes ça t'apaise mais il reste toujours bien attaché... Essaie ? qu'est ce que tu auras à perdre ? un peu de temps, un peu d'argent et encore si tu vas voir un psychiatre tu as des feuilles de soins et tu te fais rembourser (c'est ce que j'ai fait) et personne ne le saura t'as pas besoin d'en parler à quiconque (sauf à moi pour que je te lâche la grappe une bonne fois pour toute)
    on n'a qu'une vie, merde !!!! allez !
    au pire, ça ne changera rien, au mieux tu pourras répondre à ces questions ...

  • Non, tes enfants ne devraient pas te laisser comme une merde (à moins qu'effectivement tu ne sois une mère désagréable, ce qui ne transparait pas dans ton blog).

  • Un bémol à Jid:
    Les enfants ne laissent pas leur maman comme une merde en général seulement bien souvent et encore plus dans notre société d'aujourd'hui qui impose une certaine mobilité géographique pour trouver du travail, ils partent vivre leur vie de leur coté. Ma maman nous a consacré beaucoup de temps(elle n'a pas repris le travail après la première naissance) mais elle s'est aussi toujours bien investi autant qu'elle en avait la disponibilité dans ses loisirs: broderie, tricot, couture, associations diverses. Aussi le glissement vers la vie sans enfant c'est fait de façon relativement douce.
    C'est normal quand les enfants sont petits de ne pas se trouver beaucoup de temps ni d'energie pour faire autre chose, mais rien n'est figé. Ce qui m'inquiete le plus pour toi Mummy, c'est que tu me donnes l'impression de t'interdire beaucoup de choses.

  • Suis le conseil d'Opio. Le blog a ses limites. Tu n'es pas ta mère et l'histoire de tes enfants n'est pas la tienne, ne rumine pas d'idées aussi noires sur ton avenir de mère ! Bises et bon courage.

  • moi aussi j'ai mal au ventre quand je lis ça... cette image que tu as de toi, c'est intolérable... fais quelque chose bordel !!

  • clairement, tu vas mal. Va consulter un psy, fais-toi aider. Je suis choquée que ton mari ne le voie pas (?), ne cherche pas à t'aider.

  • Aucune envie d'aller voir quelqu'un. Pour lui raconter quoi? Mes grognements de petite fille gâtée?

    J'ai déjà essayé et rien ne sortait. Je lui racontais les banalités de mon quotidien, les petites frustrations.
    Et puis l'introspection me fait peur. Je ne sais pas ce qu'il pourrait en ressortir et si ce ne serait pas pire.

    @Isa: il ne le voit pas car je ne laisse rien transparaître. Comme mes amis d'ailleurs

  • L'idée de "raconter les grognements d'enfant gâté" m'a trop longtemps freinée, mes petits bobos de rien me faisaient honte ; c'est la première chose que j'ai dit à mon (mes) psy, sa réponse efficace et juste a été "Ah bon? Et vous croyez que parce qu'il y a des cancers on s'arrête de soigner les maux de tête ?". Le problème est que tu te dévalorises et que tu n'estimes ne rien avoir à demander pour toi. Tu as le droit d'aller bien. Essayer de garder la face auprès des autres, c'est une forme de lutte et pourquoi pas de thérapie pour éviter de sombrer mais il FAUT que tu travailles aussi en profondeur, et il y a plein de formes de thérapie, on n'est pas obligé de se lancer dans l'analyse d'emblée. Renseigne toi, jette un oeil du côté de la sophrologie aussi, pourquoi pas? Ou par la lecture de bouquin psy, ça peut être un début. bises

  • Bon .... je te lis un peu de loin mais là je me retrouve pas mal dans tes écrits, je n'ai pas le même vécu mais le même ressenti, sauf que j'en parle bcp à mon mari et j'ai vu qqun qui m'a fait du bien un temps. Si toi tu ne veux pas, trouve toi un échappatoire, un boulot( je sais facile à dire, moi je rame encore et encore) une association ? un sport ? un truc à toi, pour toi et en dehors de chez toi ... J'ai presque honte de t'écrire tout ça tant j'ai du mal à m'appliquer ces "conseils" ... bon courage, vraiment !

  • oui c'est vrai c'est dangereux...Mais en être consciente c'est aussi bien, à toi d'oser inventer ta vie!

  • aime toi plus ! essaye de t'ouvrir un petit peu ... parle (pas forcément à un psy : une amie peut faire l'affaire aussi) et fixe toi de petits objectifs quotidien pour sortir de cette prison ou tu te cloîtres.
    mais surtout ne te dévalorise pas à tes propres yeux parce que tu ne le mérites pas bien au contraire

  • Mummy je te lis et j ai envie de pleurer.

    A quoi ca sert d etre ensemble, d etre amies si c n est pas pour partager ce qui nous bouffe ?

    Je sais a quel point on se renferme sur soi meme quand on va mal, j en ai fait l amer experience.
    Personne ne peut trouver de solution a tes problemes, c est vrai.
    Mais etre ecoutee, vider son sac, partager, pleurer un bon coup ca fait descendre la soupape. Et malgre tout on se sent moins seule.

    Je me souviens d une discussion un matin dans le resto d une gare. Une discussion terrible. Un drame inavouable. Je me souviens d avoir ete si mal que je ne sentais plus rien.
    Je me souviens qu une amie, m a ouvert ses bras et m a ecoute, sans me juger.
    Je me souviens surtout que sans elle, sans doute, a ce moment la, j aurai plonge.

    Personne ne peut te forcer a te livrer si tu n en as pas envie.
    Mais tu n as qu un signe a faire, qu un mot a dire.
    Moi je suis la.

  • Mummy je te lis et j ai envie de pleurer.

    A quoi ca sert d etre ensemble, d etre amies si c n est pas pour partager ce qui nous bouffe ?

    Je sais a quel point on se renferme sur soi meme quand on va mal, j en ai fait l amer experience.
    Personne ne peut trouver de solution a tes problemes, c est vrai.
    Mais etre ecoutee, vider son sac, partager, pleurer un bon coup ca fait descendre la soupape. Et malgre tout on se sent moins seule.

    Je me souviens d une discussion un matin dans le resto d une gare. Une discussion terrible. Un drame inavouable. Je me souviens d avoir ete si mal que je ne sentais plus rien.
    Je me souviens qu une amie, m a ouvert ses bras et m a ecoute, sans me juger.
    Je me souviens surtout que sans elle, sans doute, a ce moment la, j aurai plonge.

    Personne ne peut te forcer a te livrer si tu n en as pas envie.
    Mais tu n as qu un signe a faire, qu un mot a dire.
    Moi je suis la.

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