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  • A la faveur de l'automne

    L'automne est arrivé si vite et mon été semble déjà loin.

    On a vite repris le rythme de l'école, des enfants absents quelques heures qui me permettent de vivre une autre vie que celle de maman, de ces devoirs et les angoisses qui vont avec, de ces lumières que l'on commence à allumer de plus en plus tôt.

    L'automne est là et j'avoue ne pas détester fermer les rideaux le soir et de temps en temps rallumer le chauffage.

    Envie de m'enfermer.

    Envie d'oublier les soucis qui m'entourent.

    Mon amie malade qui est depuis hier ré-hospitalisée et qui me fait passer des nuits blanches d'angoisse.

    Ma fleur et la prise de sang que nous avons du faire pour (j'espère) nous rassurer.

    La réaction disproportionnée d'une copine à propos de son anniversaire et cette méchanceté qu'elle a su distiller autour de moi pour justifier la connerie de son mari.

    Mon beau-père qui ne nous lâche pas, ma belle-mère qui essaie de pacifier mais n'y parvient pas, chéri qui souffre de cette situation.

    Mon père que je n'ai toujours pas appelé et toujours pas vu.

    Mes frères qui n'ont même pas souhaité l'anniversaire de mon ange.

     

    Je crois qu'à la faveur de l'automne, je vais faire ce qui me fait du bien. Je vais profiter de mon amie que j'ai peur de perdre à tout moment. Je vais boire du thé, faire des sablés et me réfugier chez moi.

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  • Non merci!

    Depuis que la rentrée est passée, je peux reprendre mes déjeuners.

    Avec celles qui bossent ou qui ne bossent pas, et que je peux voir sans mari et enfant.

     

    La première chose qu'elles me demandent, c'est "alors tu recommences à bosser quand?"

    Avant je répondais que j'allais m'y remettre. Aujourd'hui je dis que je ne cherche pas.

     

    Difficile d'avouer, que certes mes recherches n'étaient pas toujours intenses, mais que après une première année pleines d'entretiens, certains au bout du process (et un refus de ma part), depuis deux ans, je n'avais eu aucun contact.

    C'est plus facile de dire que l'on ne cherche pas.

     

    Et puis quand je vois leur galère pour les devoirs de nos petits (devenus grands), les courses, les rendez-vous, le stress, les enguelades, je me dis que je n'ai aucune raison de chercher (pour ne pas trouver en plus)

    Aujourd'hui, mis à part le stress financier au cas où je me ferais jeter, mon mari décéderait ou autre, je suis heureuse et épanouie d'être à la maison.

    Des risques, il faut en prendre dans la vie non?

     

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  • Toujours un peu choquée

    Cette nuit, j'ai rêvé du week-end dernier.

    Je crois que ce qui me choque et attriste le plus finalement c'est la réaction de ma belle soeur.

    Ou plutôt sa non réaction.

    Cette absence totale d'humanité, d'esprit de famille qui aurait du l'amener à venir me parler pour temporiser les réflexions de son père ou mieux parler à son frère.

    Faire comme si de rien n'était n'est pas la solution.

    Si j'étais mauvaise langue, je penserais presque qu'elle est heureuse de cette situation car elle lui profite. Et je crois malheureusement que je suis pas loin de la vérité.

    Du coup j'ai décidé d'être froide et détachée. Il faut qu'elle se sente mal, qu'elle comprenne qu'elle a déconné. Il faut qu'elle culpabilise. Il faut qu'elle souffre elle aussi.

     

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'attendais mon accouchement

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, rien

    Il y a sept ans, j'étais à un mois d'ouvrir ce blog....

  • Il fallait bien que cela pête!

    Mon beau père a toujours parlé à son fils comme si il était un moins que rien.

    Par forcément qu'il le pense d'ailleurs, mais histoire de lui montrer qu'il est le père et qu'on doit l'écouter.

    Depuis que je connais chéri, j'essaie de lui apporter une confiance pour qu'il sorte des griffes de son géniteur.

    C'est quelqu'un de brillant professionnellement, intelligent, qui aujourd'hui assume entièrement une famille avec trois enfants. Bref il ne démérite pas.

     

    Depuis quelques temps, il ose lui répondre plus directement, le remettre en place sur des sujets fondamentaux (comme ne pas se mêler de l'éducation de nos enfants) (tâche que j'effectuais avant)

    Cet été déjà alors que nous étions chez eux, il a osé le remettre à sa place.

     

    Et puis ce week-end....

    Une histoire de chambre que son père veut que nous occupions.

    Nous qui ne voulons pas.

    Lui qui est très énervé de notre refus et qui cherche des poux à son fils.

    Son fils qui lui réponds.

    Lui qui rétorque que c'est un "petit con sous influence" (moi donc), qu'il faut que nous arrêtions de faire du chantage aux petits enfants (ce que nous n'avons évidemment jamais fait) (même si nous l'avons souvent fortement pensé).

    Chéri qui se lève de table en l'insultant.

    Moi qui sors aussi, en lui disant que nous n'avions jamais dit ce genre de choses et que je préférais aussi quitter la table et aller coucher les enfants.

    Cheri qui monte quelques minutes après en me disant que nous nous cassions.

    Moi qui le calme et lui dit de réfléchir.

    Cheri qui part en forêt pour se calmer (en pleine nuit!)

     

    La nuit fût difficile. Je ressassais les accusations. J'hallucinais sur le non soutien de ma belle soeur présente.

    Et puis le lendemain, j'ai décidé de zapper complètement mon beau père et d'aller discuter avec belle maman.

    Lui dire que je ne comprenais pas pourquoi il pensait que j'influencais son fils, pourquoi il nous accusait de chantage aux petits enfants.

    Belle maman en pleurs me disant que son mari est un con, qu'il faut qu'il arrête car elle va se casser ou sinon.

    Moi qui la calme en lui disant, que nous ne partirons pas, que nous serons toujours là pour elle (mais qu'il faut juste pas trop nous faire chier)

     

    Et une belle soeur toujours muette qui fait comme si de rien n'était....

     

    Bref, encore un week-end familial sympa....

     

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    *****

    Il y a un an, je me disais que je devais travailler

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'étais triste pour ma grande

    Il y a quatre ans, je refusais un job à Copenhague

    Il y a cinq ans, je cherchais une nounou

    Il y a six ans, ma meilleure amie allait se marier

     

     

     

     

  • Cet été

    Mes vacances ont commencé en fanfare.

    Je venais à peine de récupérer les enfants de leur dernier jour d'école que j'ai appris qu'une amie très chère venait de découvrir qu'elle avait des tumeurs dans les poumons.

    J'avais prévu de partir le lendemain à la campagne avec les enfants. Bloquée avec eux de toute façon et donc totalement inutile pour l'accompagner à ses examens, je suis tout de même partie.

    La mort dans l'âme, en me disant que j'étais une mauvaise copine....

    Une semaine après j'avais 40° de fièvre et une angine. Certains diront que ce n'est pas anodin.

    J'ai oscillé tout l'été entre le bonheur de profiter de ce temps finalement clément, de la piscine, de la mer, de mes lectures, de mes enfants, de mes siestes, de mon mari.... et mes appels quotidiens, mes angoisses quand elle ne répondait pas, l'attente des différents résultats, les premières bonnes et mauvaises nouvelles, les chimios qui commençaient.

     

    Je suis partie deux mois de Paris, j'ai vu du monde, je me suis reposée, je suis sortie, j'ai cuisiné, j'ai bronzé, je me suis baignée, j'ai fait du sexe et pourtant j'ai été ailleurs tout le temps.

     

    Aujourd"hui, j'attends et prie pour qu'elle guérisse.

     

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    Il y a un an, la rentrée aussi et j'avais pas le moral mais pour d'autres raisons

    Il y a deux ans, rentrée

    Il y a trois ans, je vous parlais des choses qui trouvent leur place naturellement

    Il y a quatre ans, je vous parlais du premier jour du reste de mes vies

    Il y a cinq ans, ma grande rentrée en petite section....

    Il y a six ans, mon ventre impressionnait tout le monde