Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Si vite

Je crois que ce qui m'a le plus marquée dans sa disparition, c'est la vitesse à laquelle cela a été.

 

On a toutes en tête une angoisse montante quand on prend l'avion, quand on frôle un accident de voiture ou de piétons. Mais cela aurait été vite.

Cela n'enlève pas la peur de disparaître, la peur de laisser les siens, mais je me suis toujours dit que j'aurais pas eu le temps de réfléchir à quoi que ce soit.

 

La maladie, c'est très différent.

On apprend son état, on décide de se battre, on y va, et on espère que cela dure le plus longtemps possible.

 

Elle qui s'était remise à prier, me disait qu'elle ne demandait pas à guérir (elle était lucide), elle demandait du temps.

Mais du temps, finalement elle n'en a pas eu. Pas une seconde de répit en 7 mois. Des soins intensifs, des opérations, des chimios, des examens, des urgences.

On a eu le temps de rien. Nous n'irons pas chez Ikéa acheter des conneries, elle ne viendra pas à la campagne cet été avec ses enfants, elle ne choisira pas cette robe de demoiselle d'honneur qu'elle voulait que je porte pour son mariage religieux...

 

Tout a été trop vite.

Et cela me terrorise.... Moi qui croyais en ma bonne étoile, je suis pétrifiée à l'idée que la maladie me tombe dessus. Je regarde mes enfants et je prie pour les voir devenir adultes. Je flippe à chaque défaillances de mon corps.

J'ai peur, très peur....

 

161032117.jpg

Commentaires

  • J'ai les meme craintes.....
    Courage.....

  • C'est bien, tu flippes pas pour tes gosses mais pour toi. Il y a de l'espoir. Courage.

  • Je viens de lire tes derniers messages et appris avec beaucoup de tristesse ce qui est arrivé. Je te souhaite beaucoup de courage et à sa famille aussi. Vivement le ski et la campagne après cet hiver tout pourri :) Profites !

Les commentaires sont fermés.