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  • Je sais

    Que je suis riche quand je continue à mettre le chauffage pour ne pas avoir froid alors que nous sommes fin mai et que beaucoup l'on éteint pour ne pas augmenter leur budget maison.

    (et que surtout j'ai ce luxe de ne pas me poser la question)

    Que je suis riche quand je peux payer des cours de danse à mes filles dans une école qui coûte très cher, qu'elles font aussi de la peinture, qu'elles sont dans une école privée....

    Que je suis riche quand je paie mes deux billets d'avions pour NY (cadeau pour les 40 ans de mon chéri).

     

    Et pourtant,

    Je fais mes comptes et note toutes mes dépenses depuis que je ne bosse plus.

    Je fais hyper attention à ce que j'achète. Je compare les prix et je regarde mes dépenses alimentaires.

    Je n'achète plus de vêtements par envie mais par nécessité. Je n'ai plus d'achat compulsif comme j'avais avant. Je réfléchis toujours avant de savoir si j'en ai besoin...

    (par exemple la brosse magique d'opio me fait grave envie mais je résiste)

     

    Depuis que je suis femme au foyer, donc dépendante financièrement de mon mari, c'est quand même moins la fête. Je culpabilise à chaque achat et je préfère faire la petite fourmi que la cigale.

    Je suis pas malheureuse, loin de là. Parce que cela fait aussi parti d'un processus de non consommation qui me convient parfaitement.

    Mais bon quand même... Tout est super cher non?

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    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, c'était un joli mois de mai

    Il y a trois ans, c'était la canicule (ah ah ah)

    Il y a quatre ans, du blabla inutile

    Il y a cinq ans, j'hallucinais dans le métro

    Il y a six ans, je râlais après les vieux

    Il y a sept ans, mon médecin me faisait stresser

     

     

     

     

     

  • Bad personn

    Parfois je me dis que je devrais rentrer dans les ordres et m'isoler dans un couvent, ou alors gravir une montagne et y rester.

    Eviter surtout tout contact avec les hommes filles.

    Je suis une fille et pourtant je ne les comprend pas. Je dis toujours le mot de trop ou la petite phrase qui vexe, n'est pas comprise, est mal interprétée ou autre chose.

    Je déteste les conflits et les bassesses, et pourtant je me retrouve souvent au coeur d'une lutte car je déteste l'hypocrisie.

    Entre mes moments cauchemardesques avec un beau père qui me détestent de plus en plus, des échanges houleux avec une amie qui ne veut plus avoir affaire à moi mais qui n'arrive pas à lâcher et veut absolument que l'on se réconcilie, ma famille qui ne donne jamais de nouvelles si moi je ne le fais pas, mon père à qui je n'ai pas parlé depuis un an, ces amitiés virtuelles qui finissent mal parce que justement elles ne supportent pas ma franchise et ne se remettent pas en question, je me demande vraiment si je suis apte à vivre en société.

     

    Et puis il y a ma vieille amie qui ne me lâche pas. Qui m'appelle, m'écrit, me parle.

    Et puis il y en a une plus récente qui me confie des choses et qui n'a pas honte de le faire.

    Et les quelques autres, bienveillantes qui sont près de moi.

     

    Hier, je me suis dit que finalement peut être que j'étais utile. Que je n'étais pas cette méchante fille, cette image que d'autres me renvoient (et que même finalement ce sont peut être elles les méchantes)

    Hier ça m'a fait du bien de ressentir cela.

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    Il y a un an, j'étais une imposture

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, c'était pas la grande forme

    Il y a quatre ans, j'étais bien

    Il y a cinq ans, je me demandais si vous aviez toutes des maris parfaits (et pas moi)

    Il y a six ans, belle soeur et cie

    Il y a sept ans, les blogs disparaissaient... Moi je continue....