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Ne pas penser

Malgré les photos idylliques que j'ai pu poster sur Instagram, j'ai quand même passé un week-end de merde.

Chéri était là mais totalement absent. Nous étions deux entités dans une même maison.

 

Les bienfaits de notre voyage en amoureux à la Toussaint me semblent loin.

Il a un truc qui ne va pas, et je n'arrive pas à savoir quoi. Je lui pose mollement la question et je n'insiste pas.

Pas envie d'affronter cela. Je préfère faire l'autruche.

Et puis merde y'en a marre de toutes ces choses qui s'accumulent: apprendre le cancer du sein d'une amie (un pas cool en plus apparemment) (bon le cancer je sais c'est pas cool, mais y'en a des plus ou moins sympa) (me suis même dit que si elle aussi partait je n'aurais plus qu'une témoin sur les trois de mon mariage), gérer la froideur et le non intérêt de ma famille à l'annonce de notre voyage pendant Noël (ah ça on me fait bien sentir que c'est mal), ne pas pouvoir être présente pour elle qui aurait besoin de thé et de petits gâteaux et mes angoisses qui surgissent et disparaissent aussi vite.

 

Alors je me concentre sur d'autres choses. La préparation de nos anniversaires, Noël et son calendrier de l'avent.

J'achète des luminaires, des coussins, des bougies pour me cooconer, et préparer cet hiver qui débute.

 

Je regarde ce voyage de Noël en famille comme objectif pour bien finir l'année.

 

Je pense pas trop.

A elle qui est absente depuis bientôt un an. A ses enfants que je ne vois presque plus et à son mari insaisissable.

A ma famille qui m'en veut de ne pas être plus présente et au fait qu'ils aient sûrement raison.

A lui qui est fatigué et triste en ce moment

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*****

Il y a un an, je réinventais l'histoire d'amour de mes grands-parents

Il y a deux ans, j'avais passé un bon week-end

Il y a trois ans, j'étais une mauvaise mère

Il y a quatre ans, je parlais de mon moment de décompression

Il y a cinq ans, rien

Il y a six ans, j'étais bien

Il y a sept ans, rien

Il y a huit ans, rien

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Je me reconnaît tellement dans ce que tu dis

  • Tu me fais tellement de peine, avec ce mal-être qui dire depuis tant d'années... Cela te ferait pourtant tellement de bien, de balancer un grand coup de pied dans cette fourmilière... aucune illumination de Noël ne te réchauffera jamais tant que tu ne seras pas en accord avec toi même, en équilibre.

  • Mais j'essaie Stéphanie. En permanence. J'ai décidé de ne plus subir Noël en partant depuis 4 ans en voyage à cette période.... 4 ans que nous le faisons, 4 ans que ma famille continue à me le reprocher.

    J'ai même osé dire ses 4 vérités à mon beau frère récemment, même si depuis c'est très très tendu avec ma belle famille...

    Mais depuis un an que je tape justement, c'est pire qu'avant finalement

  • Je ne suis pas persuadée que le pb vienne de ces personnes extérieures à ta vie, mais bon, je ne te connais pas. Ce que je sais c'est qu'il y a deux ans, le blog que je ne connais pas aurait pu ressembler au tien mais que, depuis que je me suis séparée du père de mes enfants, je suis moi, enfin moi, et que cela n'a pas de prix.

  • Il faudrait que je réfléchisse à ce que tu me dis, car sincèrement j'ai l'impression que globalement mes soucis avec lui viennent de la pression extérieure. Sa famille, la mienne, notre image de couple face aux autres.
    Quand nous sommes tous les deux (comme récemment lors de notre dernier voyage) on en s'engueule pas ou presque)

  • (et je n'ai pas l'impression de ne pas être moi) (juste de faire des concessions)

    A réfléchir donc...

  • Tu es en effet la seule à pouvoir faire le tri dans tout ça. Mais, depuis que je me suis "libérée", j'ai encore plus d'empathie qu'avant avec les femmes que je sens peu épanouies dans leur couple. On vaut tellement plus que ça!!!

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