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  • Vacances pascales

    Vacances scolaires durant 15 jours et j'ai eu cette chance de profiter de la maison de campagne.

    Mes beaux parents étaient dans l'autre maison du bord de la mer avec les enfants de ma belle soeur.

    15 jours seuls sans stress.

    Ma mère est finalement venue passer 3 jours. Elle n'était pas venu depuis plus d'un an. Je n'ai jamais vraiment su pourquoi. Je crois qu'elle ne voulait pas faire l'effort. Me reprochant sûrement de ne jamais venir dans cette maison que je ne n'aime pas et donc de ne jamais lui laisser voir ses petits enfants. Mais nos escapades amoureuses lui ayant permis de les garder, je crois qu'elle a mis de l'eau dans son vin.

    3 jours pas plus. Elle est comme ces vieux qui n'aiment pas changer leurs habitudes. Moi cela me va après j'avoue avoir du mal à la supporter. Mais nous avons passé un bon moment. Parlant beaucoup.

    Chéri a fait des week-end prolongés. D'habitude je suis assez contente quand il part. Tout est plus calme, moins fatiguant quand je suis seule avec les enfants. Mais cette fois ci j'ai détesté à chaque fois qu'il quittait la campagne. Et nous passions de bons moments ensemble. La campagne ça nous gagne (le retour à Paris hier soir avec une énorme enguelade, nous a montré que Paris c'est fini)

     

    Et puis ou sinon rien. Pas d'amis cette année qui débarquent. Une chasse aux oeufs en petit comité. Du beau temps finalement qui a permis aux enfants de jouer dehors. Moi je lisais sur mon transat.

    Un avant goût des vacances d'été...

    (même si vivement que la piscine ouvre pour que je me remette à nager. Parce que là c'était zéro activité. Une larve sur son transat)

     

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    ****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, je vivais mon premier deuil

    Il y a trois ans, 2 enterrements

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, cette note

    Il y a sept ans, les réflexions amusantes de ma puce

    Il y a huit ans, je devais m'occuper de chéri

    Il y a six ans,

     

     

  • Ces émotions d'adolescence

    Ce matin en déposant les enfants à l'école, je suis passée devant le lycée.

    Un groupe de lycéens en larme disait au revoir à leurs correspondants espagnols.

    Des adieux déchirants.

     

    Je suis toujours fascinée par cette sensibilité que nous avions adolescent. Je me souviens de mes voyages, de mes vacances où quitter des amis rencontrés une semaine avant était une véritable déchirure...

    Je mettais ça sur le compte de mon mal-être et de cette vie chez mes parents que je détestais.

    Mais l'adolescence veut ça. Que tout devienne extrême. C'est effrayant mais en même temps cela me manque. Aujourd'hui je sais que tu peux oublier, passer à autre chose. C'est idiot, être adolescent à mon âge mais qu'est ce que cela amènerai comme émotions.

     

    Mes filles grandissent et m'échappent de plus en plus. Je sais que c'est dans la normalité mais c'est dur quand même.

    J'essaie de discuter avec elle, de ne pas être ce que ma mère était, mais c'est illusoire. Si elles sont aussi dures que moi, les années à venir vont être difficiles...

     

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    (comme j'ai la chance de ne plus être active, je pars deux semaines en vacances avec les enfants) (que du bonheur)

     

    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, je parlais écologie

    Il y a six ans, je quittais un job pour un nouveau

    Il y a sept ans, rien

    Il y a huit ans, nous annoncions l'arrivée prochaine de ma fleur

     

     

     

  • Une belle parenthèse

    Ce week-end nous sommes partis tous les deux (sans les enfants donc) au bord de la mer.

    Moi qui avait tant de mal à laisser mes enfants avant, je le fais aujourd'hui avec une facilité qui me déconcerte. Ils sont grands, peuvent se défendre et savent s'exprimer. J'imagine que cela me rassure.

    Et puis surtout je me rends compte de la nécessité pour nous et pour notre couple de nous octroyer ces moments de calme.

    Depuis quelques mois nous allons bien je trouve mais tout se travaille.

    Ce voyage Outre-Atlantique en novembre et ce petit week-end nous font un bien fou.

    Sans les enfants il je nous ne sommes pas les mêmes. Pas de disputes, pas de batailles, juste deux personnes qui même si elles ont beaucoup de divergences (politiques, littéraires, musicales...) arrivent à parler et échanger.

    Quand je suis avec lui dans ces moments, je sais pourquoi nous sommes ensemble.

     

    ....

     

    Bon dimanche soir, les enfants à peine récupérer, les tensions revenaient. Mais il fait des efforts, et franchement j'apprécie.

     

    ....

    (bon au niveau sexe on a été normal) (on aurait pu faire mieux mais bon)

    (au moins y'en a eu)

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    ****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, je savais dire non

    Il y a trois ans, le printemps était là

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, rien d'intéressant

    Il y a six ans, je parlais des nounous

    Il y a sept ans, rien

    Il y a huit ans, rien

     

     

  • Ce discours que je ne prononcerai jamais

    Ma belle soeur, qui fait toujours comme si de rien n'était, continue d'inviter mes enfants aux anniversaires des siens.

    Déjà ça me saoule parce que le mercredi c'est mercredi taxi et quand plus nous n'habitons pas le même quartier et que donc cela complique toujours les choses.

    Ensuite ça me saoule parce que moins je les vois mieux je me porte.

    Et enfin ça me saoule parce que même si je sais que c'est pas bien, moins mes enfants voient leurs cousins, mieux je me sens.

     

    J'avais d'abord dit non, prétextant une organisation difficile et puis au regard de son insistance, j'ai fini par céder.

    Je n'arrive même plus à faire semblant. Je suis froide alors que j'essaie de ne pas l'être. J'ai déposé vite fait et j'ai récupéré vite fait aussi (en remerciant mille fois, en renvoyant un texto pour remercier encore).

    Quand j'ai entendu la voix de son mari le soir, j'avais envie de partir en courant. C'est devenu physique je ne le supporte plus. J'ai dit bonjour, pas fait de bises, récupérée mes enfants et partie comme une voleuse.

    Le problème c'est que je culpabilise tellement de mes réactions que j'en ai rêvé toute la nuit.

    Un rêve où j'expliquais à ma belle mère que après avoir supporté pendant des années les allusions de mon beau frère à mes origines modestes, mon mariage qui m'a fait grimpée l'échelle sociale, le fait de ne plus travailler maintenant, et j'en passe et des meilleurs, son dernier éclat à mon égard avait été le coup de trop.

    Tous les arguments étaient là, clairs et concis...

    Sauf que dans ma vraie vie, ils font comme si de rien n'était... Alors j'ai beau m'entraîner dans mes rêves cauchemars, jamais je n'aurais l'occasion de leur dire...

     

    Pfffff....

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    ****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, week-end de merde à cause en autre de mon beau frère (et note bourrée de fautes d'orthographe)

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, je parlais de mes victoires déco sur chéri

    Il y a sept ans, je partais aux Maldives

    Il y a huit ans, c'était compliqué au bureau

     

     

  • Avec elle

    Plus d'un an qu'elle est partie.

    La vie a évidemment continué. On en parle de moins en moins. La blessure se referme. Le manque est là mais moins douloureux.

    J'y pense différemment. Je commence à oublier ces derniers 6 mois ensemble cauchemardesques et pourtant nous n'avions jamais passé autant de temps ensemble. Du bonheur total et de la souffrance.

    Qu'est ce qu'il va rester de nos moments ensemble?

    Je rigole toute seule en repensant à notre fugue à l'hôpital. Quand nous sommes sorties de sa chambre, elle en fauteuil roulant moi en essayant tant bien que mal de la pousser, fuyant cette pièce sans prévenir les infirmières pour aller à la cafétaria. Nous avions l'impression d'être les Thelma et Louise de Cochin et nous nous étions amusées comme des petites folles.

     

    Je m'émeus en pensant à nos séances de tarot dans son petit appartement du 12ème. Elle m'avait prédit une belle vie avec chéri. Elle avait raison. Nous nous sommes mariés, nous avons des enfants magnifiques et même si la vie n'est pas toujours rose, on tient bon.

     

    Je pense à nos longues, très longues conversations au téléphone, au café, au restaurant... Nous refaisions systématiquement le monde. Elle était mon pilier, la personne qui savait m'expliquer, me calmer pour que je puisse avancer sereinement.

     

    Je pleure à cette peur qu'elle avait de ne jamais avoir d'enfant et en voyant ces deux magnifiques garçons qui sont là aujourd'hui. Doux mélange d'elle et du papa.

     

    Aujourd'hui elle n'est plus là et je continue à vivre.

    Je suis entourée.

    De cette vieille amie indispensable qui ne sait pas toujours comme me prendre, que je sens bien parfois étonnée et perturbée de mes réactions, mais qui est aussi un pilier.

    De ces personnes que tu découvres et qui deviennent proches dans le malheur.

    De mon mari. Cette mort qui a été aussi très violente pour lui qui a perdu une amie proche, nous a unis. Une dernière fois elle a oeuvré pour que nous soyons bien ensemble (elle qui croyait tellement en nous)

     

    Aujourd'hui la vie continue.

    Son mari essaie de continuer. Il nous a même présentés quelqu'un. Une autre elle, qui n'est pas elle, qui ne sera jamais elle, mais qui est là pour qu'il continue cette vie qu'elle aurait voulu que lui et ses enfants aient.

    Une autre elle qui me fait mal et fait du bien à la fois.

     

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    *****

    Il y a un an, nous avions été voir les Croods

    Il y a deux ans, je ne voulais vraiment pas retravailler!

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, je parlais de mes grands-parents

    Il y a cinq ans, je parlais du big mac au pain complet (ça existe encore???)

    Il y a six ans, j'allais changer de job!

    Il y a sept ans, j'avais passé un bon we

    Il y a huit ans, j'avais passé un mauvais week-end