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Un samedi soir à Paris...

Petite banlieusarde que j'étais, je rêvais de ces dîners dans de superbes appartements parisiens avec que des gens biens. Ces personnes qui me faisaient rêver aussi avec tous ce qui s'offraient à eux. Cette facilité à avoir tout ce qu'ils voulaient.

Petite banlieusarde, je sortais peu, je partais peu en vacances et je rêvais de cela....

Aujourd'hui 30 ans après, je vis dans ce monde. J'élève mes enfants dans un très bel appartement, ils vont dans de tres bonnes écoles parisiennes, ils ont presque tout ce qu'ils veulent.

Je ne regrette presque rien de ma vie d'aujourd'hui. Je vis mon rêve de petite fille.

 

Samedi soir nous étions chez une vieille amie de chéri. Que l'on voit peu, hormis dans le sud ouest où elle aussi a une maison de famille. 

'Nous étions donc invitée chez elle à Paris pour la première fois. Dans un appartement superbe, exactement comme ceux que je regardais ( et regarde toujours) dans les films. Avec des amis à elle que moi je ne connaissais pas evidemment mais que chéri revoyait après de longues années. L'un d'eux avait été au collège avec lui. 

Enfants de la bourgeoisie parisienne. Même lycée ou presque. Tous avec des maisons secondaires dans le sud, un appartement au ski dans la station qu'il faut. Un véritable microcosme parisien où lorsqu'une personne parle de quelqu'un on se rend compte qu'en fait on les connaît aussi.

 

Samedi soir, j'étais exactement là où j'avais toujours voulu être mais j'ai grandi. Et cela ne me fait plus rêver. Je n'ennuie en écoutant chacun parler de ses vacances aux mêmes endroits que nous. Je m'ennuie de ces conversations qui tournent toujours autour des mêmes choses. Je suis choquée quand on me dit avoir choisi telle école privée parce que " l'école publique à côté de chez nous est quand même très colorée" ....

 

Je ne regrette rien. J'ai voulu etre là mais j'aime l'idée de me dire que je suis différente. Pas à ma place diront certains.

( et pourtant j'y suis presque comme un poisson dans l'eau...) 

Commentaires

  • Un appart genre celui du dîner de cons? Fais nous rêver ...

  • Oui genre cela... En fait je suis même plus étonnée et je me dis souvent que c'est trop grand. En tout cas samedi je me suis dit que leur appartement était trop design à mon goût. Pas assez de vie dedans!

  • Quand tu parles de dîner parisien, j'imagine ce qu'on voit dans des films comme tout ce qui brille ou Intouchables (ou mieux l'appart de la mère de Lola dans Lol, qui est d'ailleurs tourné dans le 16ieme), genre avec des apparts avec moulures ou des hôtels particuliers !

  • On a un appartement avec moulures mais pas aussi grand que celui dans LOL :-)
    Je n'ai pas d'amis dans des hôtels particuliers mais qui sait un jour!

  • Comme je comprends ton décalage : parfois on a l'impression d'être au zoo !!!

  • C'est drôle comme les rêves sont différents d'un enfant à l'autre... moi je rêvais de retourner vivre en Afrique, d'y élever mes enfants les pieds nus dans la latérite, les voir danser comme je l'ai fait sous les orages tropicaux, leur apprendre à aspirer la pulpe des mangues au pied de l'arbre... tu as réussi mieux que moi, mon rêve est bien loin, épavoré, enfoui, inaccessible, et aussi douce que soit ma vie mon coeur pince quand comme ici mes pensées l'effleurent à nouveau un bref instant

  • J'aime beaucoup cette reflexion, cette reminiscence des reves du passes, qui finalement se sont accomplies!

  • J'ai vécu pendant dix ans avec un homme de la haute bourgeoisie. Venant moi aussi de banlieue et d'une famille de cadres moyens, c'était un rêve. Au début, je m'y suis sentie bien, surtout que j'y étais très bien accueillie. Puis mes rêves se sont transformés en cauchemars... toutes les conversations tournaient autour de l'argent. On avait l'impression qu'ils n'en avaient jamais assez... un jour, je me suis aperçue que je n'étais propriétaire de rien du tout, même pas de ma voiture, alors que cette famille détenait plusieurs immeubles dans Paris. Mais ils étaient tous très tristes, alors que moi, j'étais vivante et heureuse.
    A moment donné, je n'en pouvais plus, je suis partie. Puis j'ai refait ma vie avec le contraire de l'homme avec qui j'avais vécu des années : un jeune étranger ouvrier ! Mais je suis beaucoup plus heureuse.
    Bref, je raconte ma vie, mais ça ne veut pas dire qu'il faut faire comme moi :-)

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