Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

déception - Page 2

  • Je ne suis pas si forte que je le pense

    La semaine dernière j'ai rasé le crâne de mon amie malade.

    Cela faisait quelques jours qu'elle perdait ses cheveux et qu'elle faisait le chemin nécessaire pour les couper.

    Moi, bêtement, je ne m'y étais pas préparée.

    Lorsqu'elle m'a demandée de venir lui faire, j'ai bien sûr accepté, pensant que ce serait un acte facile pour moi.

    J'ai dit oui, me suis préparée un déjeuner, puis j'y suis allée.

    Nous avons beaucoup parlé avant de le faire. Elle était prête et sa nouvelle tête ne l'a pas plus choquée que cela. Moi non plus d'ailleurs. Elle reste toujours aussi belle, et surtout elle reste elle.

    Mais moi en le faisant, j'étais émue. De partager cela avec elle, qu'elle m'en veuille d'avoir dit oui, qu'elle regrette.

    J'en ai rêvé toute la nuit suivante. J'étais mal pendant quelques jours. Je n'étais pas aussi forte que je voulais bien le dire....

     

    On se voit presque tous les jours. Elle est là avec moi, plutôt en forme et je me suis habituée à son absence de cheveux.

    Elle me rappelle juste de temps en temps que peut être je ne reverrais pas sa belle chevelure.

    Et ça cela fait encore mal.

     

    sb10069497c-001.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    *******

    Il y a un an, ma vie de couple

    Il y a deux ans, je vous parlais de mon monde parfait....

    Il y a trois ans, mon quotidien

    Il y a quatre ans, j'essayais de reprendre du poil de la bête

    Il y a cinq ans, je rêvais de tout recommencer

    Il y a six ans, je vous parlais de mes rêves érotiques

    Il y a sept ans, j'évoquais la société de la peur

     

     

     

     

     

  • Cet été

    Mes vacances ont commencé en fanfare.

    Je venais à peine de récupérer les enfants de leur dernier jour d'école que j'ai appris qu'une amie très chère venait de découvrir qu'elle avait des tumeurs dans les poumons.

    J'avais prévu de partir le lendemain à la campagne avec les enfants. Bloquée avec eux de toute façon et donc totalement inutile pour l'accompagner à ses examens, je suis tout de même partie.

    La mort dans l'âme, en me disant que j'étais une mauvaise copine....

    Une semaine après j'avais 40° de fièvre et une angine. Certains diront que ce n'est pas anodin.

    J'ai oscillé tout l'été entre le bonheur de profiter de ce temps finalement clément, de la piscine, de la mer, de mes lectures, de mes enfants, de mes siestes, de mon mari.... et mes appels quotidiens, mes angoisses quand elle ne répondait pas, l'attente des différents résultats, les premières bonnes et mauvaises nouvelles, les chimios qui commençaient.

     

    Je suis partie deux mois de Paris, j'ai vu du monde, je me suis reposée, je suis sortie, j'ai cuisiné, j'ai bronzé, je me suis baignée, j'ai fait du sexe et pourtant j'ai été ailleurs tout le temps.

     

    Aujourd"hui, j'attends et prie pour qu'elle guérisse.

     

    dv1823015.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

    *******

    Il y a un an, la rentrée aussi et j'avais pas le moral mais pour d'autres raisons

    Il y a deux ans, rentrée

    Il y a trois ans, je vous parlais des choses qui trouvent leur place naturellement

    Il y a quatre ans, je vous parlais du premier jour du reste de mes vies

    Il y a cinq ans, ma grande rentrée en petite section....

    Il y a six ans, mon ventre impressionnait tout le monde

     

     

  • Je ne suis qu'une façade bien décorée

    Le problème quand on n'a pas parlé ou vu son père depuis un an maintenant, c'est que j'ai l'impression de le voir à chaque coin de rue.

    A chaque fois mon coeur s'arrête. A chaque fois j'ai peur de je ne sais quoi.

    Du coup il n'y a pas un jour où je ne pense pas à lui.

    C'est ridicule puisque couper les ponts est sûrement la meilleure chose que j'ai pu faire.

     

    Je suis allée voir Cloclo.

    Mise à part le fait que j'ai beaucoup aimé (malgré des critiques très très mitigées), j'ai pleuré comme une madeleine lors de la scène où il reçoit la version de My way par Sinatra et qu'il s'imagine la montrer à son papa qui lui sourit.

    J'ai pleuré comme une madeleine car je sais que nos parents et les relations que l'on peut avoir eux est le moteur de nos décisions.

    Je sais que je sers les dents dans mon mariage (même si en ce moment, cela va plutôt pas mal) parce que je ne veux pas faire comme eux et divorcer. Je veux leur prouver que l'on peut être heureux en mariage.

    Je sais que j'ai beaucoup bossé et tout fait pour évoluer professionnellement pour que mon père soit fière de moi.

    (je sais d'ailleurs que la naissance de mes enfants n'a pas été une fierté pour lui) (il m'avait même dit à l'époque pour la naissance de mon dernier que je faisais comme ma mère) ("c'était pas voulu hein?")

    Je sais que aujourd'hui mère au foyer, et alors que ma mère me dit que c'est une grosse erreur, je ne veux que lui montrer que l'on peut s'épanouir avec ses enfants et dans son couple en ne travaillant pas.

     

    Je ne fais que leur mentir. Je suis en représentation permanente. Auprès de ma famille, de la plupart de mes amis.

    Je ne suis qu'une façade bien décorée.

    103761765.jpg

     

     

     

     

     

    (elle est jolie cette maison non?)

    ****

    Il y a un an, donc je ne parlais plus à mon père et nous étions à part

    Il y a deux ans, ma grande se croyait adopter

    Il y a trois ans, j'annonçais à mon père à qui je n'avais pas parlé depuis 3 mois que j'étais enceinte... et j'étais de très mauvais poil

    Il y a quatre ans, il avait neigé! et je relisais mes cahiers intimes

    Il y a cinq ans, je vous parlais de mon ordinateur (depuis j'ai acheté un dyson),et  je commençais à m'intéresser au bio

    Il y a six ans, je faisais un bilan de mes vacances au ski, et  le printemps était là 

     

     

     

     

     

     

  • Sans coeur

    Je ne sais pas pourquoi lorsque je rêve de mes parents je suis adulte, avec mes enfants, sans chéri, dans la maison où vit ma mère et avec mon père qui semblent vivre aussi ici.

    Je ne sais pas pourquoi quand je rêve de mes parents, j'ai des enguelades avec eux d'une violence inouie. J'insulte mon père. Je lui répète ce que je lui ai déjà dit maintes fois. Comme si j'avais encore et toujours besoin de lui dire.

    Un an que je n'ai pas de nouvelles de lui (mis à part ce pauvre email que nous avons échangé pour mon anniversaire). Nous avons eu souvent des enguelades mais c'est la première fois que cette fois ci je ne reviens pas vers lui.

    Je ne le regrette pas, il m'épuise mais j'ai honte. Je suis un monstre de m'éloigner de ma famille.

    C'est presque pareil pour ma mère. Nous nous voyons peu. Je ne l'appelle presque jamais et comme elle ne le fait pas non plus, nous restons des semaines sans nous parler.

    Je sais que c'est le signe qu'elle ne va pas bien, je suis comme elle, quand cela ne va pas, je fais l'ours. Et pourtant je reste égoïste. Je n'ai pas la force de l'appeler. Tous les soirs, je me dis que je le ferais une fois tel ou tel truc terminé. Tous les soirs je ne le fais pas.

     

    Mes rêves doivent sûrement être là pour me montrer à quel point je suis sans coeur.

    Et parfois je me dis que je vais le payer cher....

    82653199.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    ****

    Il y a un an, j'étais fatiguée

    Il y a deux ans, je rentrais de vacances

    Il y a trois ans, je vous parlais des réactions à l'annonce de l'arrivée du troisième et de féminisme

    Il y a quatre ans, cela bougeait dans ma vie

    Il y a cinq ans, j'étais au ski

    Il y a six ans, journée de la femme

     

     

     

     

     

     

  • Qu'est ce qui cloche chez moi?

    Je me demande souvent ce qui cloche chez moi.

    Comment se fait il que j'ai complètement oublié mon enfance?

    Pourquoi lorsque mon grand-père me montre des photos de nous enfants, de mes parents, d'eux, je ne ressens rien.

    Je me regarde petite et je me demande qui était cette petite fille.

    C'est moi et pourtant je me suis oubliée.

    Lorsque je vais chez ma mère, dans cette maison où j'ai vécu jusqu'à 24 ans, je ne ressens aucune nostalgie. J'en oublie presque que j'y ai vécu.

    Je viens, je déjeune je reste un peu et je repars vite.

    Pour fuir oui mais quoi?

    La dernière fois que je suis allée chez ma grand-mère c'était avec chéri au début de notre rencontre. Rien n'avait changé. L'odeur, les meubles, les photos, elle. J'ai plus de souvenirs chez elle où j'ai été malheureuse que chez mes parents où rien ne m'arrivait.

    Qu'est ce qui cloche chez moi pour retenir que les mauvais souvenirs de mon enfance?

     

    Nous sommes une famille nombreuse. Elevée avec trois frères qui aujourd'hui sont assez proches. Moi je suis encore à part. Avant j'étais la fille et maintenant je ne sais pas ce qui nous sépare.

    Est ce moi qui les rejette insconciemment?

    Qu'est ce qui cloche chez moi pour que je considère mes parents et mes frères comme des entités différentes de moi?

     

    ( Petite forme ce matin) (une phrase de ma fleur qui me bouleverse et que je n'ai pu creuser car nous étions sur le chemin de l'école) (Est ce que malgré tout je n'ai pas réussi à la protéger?)

     

    AA016881.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    *****

    Il y a un an, je m'inquiétais pour les ustensiles de cuisine et nous avions un week-end très très froid

    Il y a deux ans, je vous parlais de l'égoïsme de chéri

    Il y a trois ans, je faisais le tri dans mes flux rss

    Il y a quatre ans, Never explain never complain

    Il y a cinq ans, je m'apprétais à reprendre le boulot et je faisais un bilan sur mon congé maternité

    Il y a six ans, je vous parlais de la légende du croque mort

     

     

     

     

     

  • Feuille blanche

    J'aimerais que 2012 soit une feuille blanche.

    Je sais que c'est impossible mais j'aimerais tant.

     

    Oublier cette année qui globalement a été plutôt merdique.

    Oublier mon père et arrêter de culpabiliser en permanence.

    Oublier que avec chéri c'est cahotique, difficile, sur la brèche en permanence, que rien ne dure mais que cela m'angoisse que cela ne dure pas.

    Oublier ces amis qui m'ont lachée cette année et qui ne sont vraiment plus là. On dit que c'est bien de faire le tri de temps en temps. Là j'ai rien demandé et le tri a été drastique.

    Oublier mon mal être face à moi. Moi qui suis en attente de je ne sais quoi. Moi qui ne m'aime pas. Moi qui n'aime pas me voir telle que je suis.

     

    Et pourtant j'ai tout.

    Un homme qui m'aime même si il me le montre souvent très mal.

    Des enfants en bonne santé et gentils.

    Une maison, un toit et de quoi nourrir décemment ma famille.

     

    Nous partons quelques jours en vacances. En famille réduite (juste nous). Pas de Noël stressant. Juste nous cinq. Loin d'ici dans un pays magique pour les enfants mais aussi pour nous.

    (Juste si cela pouvait m'aider à rêver)

     

    Je vous souhaite de très belles fêtes de Noël.

    55992275.jpg

     

     

     

     

     

    ******

    Il y a un an, les enfants malades me rendaient de très mauvaise humeur  et nous faisions l'école buissonnière

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'avais eu très peur en voyant les pompiers en bas de chez moi....

    Il y a quatre ans, j'envisageais de me transformer en Caroline Ingalls et ma fleur était chiante la nuit

    Il y a cinq ans, je faisais le sapin, j'essayais d'oublier le déjeuner avec mon père et finalement j'allais mieux

    Il y a six ans, je vous parlais de la violence verbale...

     

     

     

  • Av(e)ant quoi?

    Rien ne va:

    - Ce boulot que je cherche et que je ne trouve pas. Toujours aucune envie de recommencer ce rythme d'enfer. Envie de travailler mais surtout d'avoir du temps pour eux. Et je sais que je ne pourrais pas avoir les deux.

    - Le problème de l'argent qui ne devrait pas en être un qui se profile. Un chéri qui me reproche de ne pas en ramener. Lui qui ne parlait jamais d'argent, tourne en boucle depuis quelques semaines.

    - Cette communication qui n'en ai pas une. Cette impression d'agression dés qu'il me parle. Ce sentiment de rien à foutre que je lui fais parvenir.

    - Ces amis qui oublient (ou pas) ton anniversaire pour la première fois de l'année. L'amitié cela s'entretient, c'est sûr. Mais quand tu n'appelles pas parce que cela ne va pas et que tu fais l'ours, finalement les gens passent à autre chose et ne pensent pas à toi.

    - Cette amie qui me fût (très) chère et que je ne vois plus qui m'envoie un texto adorable auquel je lui réponds que je suis heureuse qu'elle ait fait et qu'elle me manque, et qui ne me répond pas....

     

    Je sens que je suis en train de tomber.

    Alors je m'accroche comme je peux.

    Je prépare Noël, je fabrique le calendrier de l'avent, je construis la maison en pain d'épice.

    Je cuisine.

    J'essaie de rendre notre appartement plus chaleureux. J'achète des bougies, de nouvelles lampes.

    Et j'appelle de temps en temps mes amies qui sont soit comme moi, soit n'ont pas le temps.

     

    Bref j'essaie.

    103317520.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    *****

    Il y a un an, j'étais heureuse de préparer Noël

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'avais un coach sportif

    Il y a quatre ans, nous fêtions notre anniversaire, je vous parlais de mes produits de beauté et je faisais une note en vrac

    Il y a cinq ans, j'étais de retour avec ma fleur, et tout se mettait en place

    Il y a six ans, je faisais ma première note sur ma famille

     

     

  • Mauvais karma

    Lorsque le jour de ton anniversaire tu reçois un email* très froid de ton père tu as un peu les boules.

    Bon tu le savais. Que alors que tu n'as no news depuis l'histoire du baptême que tu l'aurais cet email.

    Histoire de te faire culpabiliser.

     

    Lorsque tu réponds aussi froidement en le remerciant et en espérant que tout va bien, et que tu reçois en réponse que sa compagne vient de se faire opérer d'un cancer de l'utérus et des ovaires, tu as envie de lui répondre mauvais karma (mais tu ne le fais pas) (mais je l'ai pensé tellement fort que j'en ai honte).

    J'ai rien répondu d'ailleurs. Pas envie de rentrer dans l'inutile compassion. Je sais que je le regretterais un jour mais là je fais l'autruche.

     

    C'est pour cela que les anniversaires, Noël et cie sont des périodes difficiles.

    Parce que cela te rappelle que tu as une famille. Et que même si tu fais la fière en disant que ta famille maintenant ce sont ton mari et tes enfants, tu rêves de ça:

    89291699.jpg

     

     

     

     

     

     

    * (je ne résiste pas à vous reproduire cet échange)

    Bonjour A.

    Nous te souhaitons un bon anniversaire.

     De gros bisous aux filles et R et bien sur A.

    Ton père.

    ------

    Je vous remercie.

    J'espère que tout va bien.

    A

    -----

    Moi ça va mais L. (sa compagne NDLR) moins bien.
     
    Elle a été opérée il y 15 jours d’un cancer aux ovaires et à l’utérus.
     
    Elle est toujours hospitalisée et se remet doucement.
     
    S. et P. (deux de mes frères NDLR)  en sont informés et bien sur ta grand-mère.
     
    Je ne souhaite pas que C (mon autre frère NDLR) et ta mère le soient.
     
    Ton père.


    ******

     Il y a un an, j'avais envie de Noël et chéri s'était occupé de mon anniversaire

    Il y a deux ans, je vous parlais de cette enfance oubliée

    Il y a trois ans, je vous parlais d'un livre et de mon nouveau meilleur ami

    Il y a quatre ans, je vous parlais de ce miracle de la vie

    Il y a cinq ans, j'attendais que ma fleur arrive!

    Il y a six ans, j'arrêtais la pillule

     

     

     

     

     

  • J'ai très honte

    de vous dire que je suis odieuse avec lui.

    Odieuse quand il rentre le soir à ne pas lui parler ou à lui adresser la parole en gueulant.

    Odieuse de lui avoir dit vendredi dernier qu'il n'avait pas qu'à venir que je serais plus tranquille sans lui en Normandie où nous partions pour le we.

    Odieuse de lui avoir dit au moment où il partait pour la gare le dimanche soir alors que moi je restais et qu'il me prenait la tête sur les poux des enfants, qu'il ne servait à rien.

     

    Il ne comprends pas et me demande des explications que je suis incapable de lui donner.

    Je ne me comprends pas moi même.

    Je suis incapable de lui dire.

     

    Lui dire que quand il n'est pas là tout est tellement plus simple et léger.

    Lui dire que lors de ces journées passées avec les enfants il ne me manque absolument pas.

    Lui dire que j'idéalise nos soirées et que lorsqu'il arrive je déchante.

    Lui dire que c'est dur, que je suis mal d'être comme ça.

    Lui dire que j'ai honte de mon comportement que je trouverais indécent chez d'autres.

    Lui dire que je deviens comme ma mère et que j'en suis pas fière.

     

    Putain mais pourquoi je suis comme ça?

     

    200355330-001.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    ****

    Il y a un an, je vous parlais de mon monde parfait et je vous parlais de ces vacances où je n'avais reçu aucune invitation (cette année je suis partie chez des amis quelques jours en Normandie) (ouf je redeviens fréquentable)

    Il y a deux ans, chéri avait compris qu'il devait ranger son manteau dans le placard (cela a duré deux semaines) (depuis j'ai acheté un porte manteau) (et je range régulièrement les manteaux qui entassent dessus)

    Il y a trois ans, je vous parlais de mon somnambulisme et j'étais dans les recherches d'appart (que nous avons trouvé et que nous adorons)

    Il y a quatre ans, ma belle soeur encore et encore, je vous parlais de fourrure, je vous parlais de ma morosité et de ces micro évènements de ma vie.

    Il y a cinq ans, j'espérais que la tempête annoncée à Paris allait tout nettoyer et je vous parlais de mes rêves érotiques.

    Il y a six ans, je vous parlais pour la première fois de mon père

     

  • Comme si de rien n'était...

    (D'ailleurs elle a toujours pas accouché Carla) (ou si mais ils gardent cela secret)


    Ce fût le week end de l'extrême.

    Extrêmement heureuse d'être à la campagne. De profiter de ces deux journées ensoleillées et froides (mon temps préféré).

    Extrêmement heureuse de profiter de ce temps à regarder les enfants jouer dans les feuilles tombées de l'érable, à lire assise sur ma chaise longue, à leur demander de me ramasser les dernières pommes pour faire une tarte, à les voir heureux.

    Extrêmement heureuse de passer ce week-end sans belle famille, sans belle soeur et beau frère. Juste nous dans cette maison au milieu de nulle part et qui est dans ces moments là, complètement à nous.

     

    Extrêmement triste pour cette enguelade samedi soir partie de rien et pourtant révélatrice de tout.

    Une histoire d'activités extra-scolaires. Une histoire de parents jamais d'accord sur rien. Une histoire d'homme qui se sent dénigré dans la moindre de ses décisions en tant que père. Une histoire de femme qui n'a trouvé que ce moyen pour se blinder.

    Cela aurait pu être un samedi soir agréable. Un samedi soir qui avait bien commencé avec un petit apéro tranquille et la promesse d'une soirée douce au coin du feu.

    Ce fût un samedi soir de cris, de frustrations, d'incompréhension.

    On s'est couché sans se parler, sans se toucher.

    Et le lendemain on a continué comme si de rien n'était...

    sb10065884i-001.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    ******

    Il y a un an, je vous parlais d'une après-midi extra avec mes filles invitées par Kellogg's et j'avais adoré mon we automnal

    Il y a deux ans, rien mais j'avais ouvert un compte facebook

    Il y a trois ans, j'avais l'impression d'être le cliché de la femme trompée, je me demandais comment aimer mes enfants tout en étant libre et ma grande me faisait bien rire!

    Il y a quatre ans, ma grande prenait ma défense et j'exprimais mon sentiment de bien être quand je suis avec mes enfants.

    Il y a cinq ans, je vous faisais une petite rétrospective sur l'année passée (ma première année de blog) et je vous montrais mon ventre rempli par ma fleur d'amour.

    Il y a six ans, j'écrivais ma première note, et chéri faisait déjà chier