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famille & cie - Page 2

  • Birthday Day

    La particularité chez nous c'est que mes deux filles sont nées le même jour que moi.

    Une déjà c'était étonnant, deux c'était complètement dingue (les hasards de la vie)

     

    Je ne sais pas vraiment si je dois m'en réjouir ou pas.

    Je suis heureuse de cette particularité qui n'appartient qu'à nous.

    Mais je m'inquiète évidemment de lorsque je ne serais plus là, où chaque anniversaire sera douloureux pour elles (puis quand l'une d'elles partira).

    Je sais aujourd'hui comme l'absence peut être douloureuse.

     

    Aujourd'hui particulièrement elle me manque. A avoir envie de pleurer alors que je devrais être contente (enfin sauf que dans un an chez 40 ans et ça, ça donne envie de chialer)

     

    Mitigée.

    Peinée.

    Comblée pourtant.

     

    Ce soir pour oublier ça, j'invite quelques amis (enfin on sera une vingtaine) à la maison.

    Du coup je cuisine, et je pense pas trop

     

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, mauvais karma

    Il y a trois ans, chéri gérait mon anniversaire

    Il y a quatre ans, j'oubliais tout

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, je parlais de ma Fleur

    Il y a sept ans, ma Fleur naissait

    Il y a huit ans , rien

    Il y a neuf ans, ma puce naissait

     

     

  • Ils ont sûrement raison

    ... Il faut faire comme si de rien n'était....

     

    Il y a quelques semaines, j'ai eu un énorme clash avec le mari de ma belle-soeur.

    J'avais encore sur le coeur la semaine de cet été où ils nous avaient laissés leurs enfants (et plein d'autres rancoeurs évidemment)

    Alors quand, alors que chéri était parti se promener en forêt, et que je les voyais se préparer à partir, ma belle-soeur m'a demandée (lui était déjà dans la voiture) du bout des lèvres si je pouvais garder ses enfants pendant qu'ils partaient faire des courses, je lui ai dit non.

    Enfin je lui ai demandée d'en prendre au moins un car j'étais toute seule et que j'avais moyen envie de gérer.

     

    (oui oui c'est pas cool, mais j'étais énervée, et j'en avais marre qu'ils pensent que c'est NORMAL de garder leurs mômes en permanence)

    Elle n'a rien dit et à commencer à appeler mollement son fils (qui ne venait pas) (puis pleurait pour ne pas venir). Cette histoire a duré 20mn. Elle devait attendre que je craque...

    Lui attendait toujours dans la voiture et a fini par venir en demandant ce qu'il se passait... Elle a répondu qu'elle essayait de récupérer son fils car je voulais pas garder les cinq.

     

    Je l'ai vu se précipiter sur moi en hurlant. Il a commencé en me disant que j'étais une conne, que je les faisais tout le temps chier, qu'ils voulaient faire des courses peinards...

    J'ai rétorqué calmement lui disant que moi aussi je voulais être un peu peinarde et que je voulais pas surveiller les cinq.

    Il a continué à me hurler dessus et elle ne réagissait pas... (l'hallu)

    Elle a fini par partir seule.

    Lui est resté et j'ai essayé de lui expliquer les raisons de mon refus. Les vacances ont été évoquées et sa réponse lunaire a été " vous n'aviez qu'à partir" (sachant que ses enfants avaient déjà passés 1 mois là bas, et que ce sont les seuls 15 jours de vacances que chéri prend l'été)

    Il a refusé tout dialogue et m'a dit que nous prenions "trop de place ici"

     

    (oui les partages de maisons se font de manière sereine chez nous) (problèmes de riches)

     

    Mais ce qui m'a le plus étonnée, c'est le retour de ma belle-soeur des courses qui n'a jamais évoqué cette dispute, ce dîner hallucinant où tout le monde (j'avais raconté l'histoire à chéri à son retour, son seul commentaire a été : "ben oui depuis qu'elle est enfant elle pense que tout lui est du") faisait comme si de rien n'était...

    Ils sont partis le lendemain matin en me disant à peine au revoir et en me laissant 2 poulets prévus pour le déjeuner sous le bras!

     

    L'avantage c'est que depuis on ne les voit plus à la campagne. J'imagine que quand nous y sommes ils ne viennent pas (ou alors c'est un heureux concours de circonstances)

     

    Cette année pour la première fois en 12 ans, j'ai oublié l'anniversaire de ma belle-soeur.... Un vrai oubli. Je m'en suis rendue compte paniquée 1 semaine après... J'ai pas osé l'appeler pour m'excuser. Et elle a du se dire que je l'avais fait exprès... (inconsciemment c'est sûrement vrai)

     

     

    Faire comme si de rien n'était...

    Sauf que à force ça va exploser non?

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, mes enfants étaient terribles (et hier ils ont été pas mal non plus)

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, cela se mettait en place

    Il y a six ans, c'était la méga grève!

    Il y a sept ans, rien

    Il y a huit ans, rien

     

     

  • Ne pas penser

    Malgré les photos idylliques que j'ai pu poster sur Instagram, j'ai quand même passé un week-end de merde.

    Chéri était là mais totalement absent. Nous étions deux entités dans une même maison.

     

    Les bienfaits de notre voyage en amoureux à la Toussaint me semblent loin.

    Il a un truc qui ne va pas, et je n'arrive pas à savoir quoi. Je lui pose mollement la question et je n'insiste pas.

    Pas envie d'affronter cela. Je préfère faire l'autruche.

    Et puis merde y'en a marre de toutes ces choses qui s'accumulent: apprendre le cancer du sein d'une amie (un pas cool en plus apparemment) (bon le cancer je sais c'est pas cool, mais y'en a des plus ou moins sympa) (me suis même dit que si elle aussi partait je n'aurais plus qu'une témoin sur les trois de mon mariage), gérer la froideur et le non intérêt de ma famille à l'annonce de notre voyage pendant Noël (ah ça on me fait bien sentir que c'est mal), ne pas pouvoir être présente pour elle qui aurait besoin de thé et de petits gâteaux et mes angoisses qui surgissent et disparaissent aussi vite.

     

    Alors je me concentre sur d'autres choses. La préparation de nos anniversaires, Noël et son calendrier de l'avent.

    J'achète des luminaires, des coussins, des bougies pour me cooconer, et préparer cet hiver qui débute.

     

    Je regarde ce voyage de Noël en famille comme objectif pour bien finir l'année.

     

    Je pense pas trop.

    A elle qui est absente depuis bientôt un an. A ses enfants que je ne vois presque plus et à son mari insaisissable.

    A ma famille qui m'en veut de ne pas être plus présente et au fait qu'ils aient sûrement raison.

    A lui qui est fatigué et triste en ce moment

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    *****

    Il y a un an, je réinventais l'histoire d'amour de mes grands-parents

    Il y a deux ans, j'avais passé un bon week-end

    Il y a trois ans, j'étais une mauvaise mère

    Il y a quatre ans, je parlais de mon moment de décompression

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, j'étais bien

    Il y a sept ans, rien

    Il y a huit ans, rien

     

     

     

     

     

  • De ma vie de couple

    Depuis quelques temps maintenant je me sens bien.

    Dans mon couple particulièrement et avec ma position dans notre famille.

    Une sorte d'apaisement entre nous. Des disputes moins violentes, la facilité à trouver un consensus.

    Il me soutient plus, et nous communiquons mieux.

     

    Bon le sexe c'est pas l'euphorie mais c'est en partie ma faute je pense. J'ai envie dans l'absolu mais jamais vraiment le courage et l'excitation pour le faire. Et lui est moins demandeur.

    Je me triturais l'esprit sur la normalité ou non de ma vie sexuelle, et puis j'ai lu cet article dans le Elle concernant le viagra féminin:

    "Un coup de mou sensuel qui frappe 10 à 30% des femmes (....), bien plus si on en croit les conversations des copines. Comme le dit Sarah, 39 ans et huit de mariage, " je suis passée d'une libido de  "lapine en chaleur" à celle d'une "panda molassone". Si mon mari est excité par le moindre bout de sein, pour moi c'est plus compliqué. En théorie, j'ai envie de lui. Et d'ailleurs quand on fait l'amour je jouis quasiment toujours. En pratique, je lis, je me couche avant ou après lui, je suis crevée, j'ai la migraine... Bref toujours une bonne excuse pour l'éviter"


    Non mais Sarah c'est moi!!!!

    Quand il est pas là, je rêve de lui faire l'amour, et puis finalement le soir, plus envie. Et quand on le fait, je suis toujours ravie.


    (Ensuite dans le Elle, ils disent que la femme est faite pour avoir plusieurs partenaires, et que c'est sûrement la solution)

    (je sais mais c'est pas mon truc)


    Bref je suis rassurée (presque).... Je suis pas la seule!

     

    En tout cas, depuis quelques temps notre couple va mieux. Cela fait 8 ans que j'écris et re-écris sur mes difficultés de femme... C'est un progrès non?

    (sûrement mes 40 ans qui approchent)

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    ****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, je manquais de sommeil

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, je lui en voulais (aujourd'hui j'ai pardonné, cela fait parti de notre histoire)

    Il y a six ans, je cherchais une nounou

    Il y a sept ans, je vous parlais justement de chéri

     

     

     



     

  • C'est dur un petit garçon

    Y'a quand même un truc qui me file des sueurs froides et des angoisses de temps en temps: mon fils.

    Ayant deux filles ainées, assez gentilles quand je regarde autour de moi, même si je trouve que je crie un peu trop sur elles, mais bon en tout cas devant les autres, elles font illusion.

    Lui c'est juste un désastre.

    Il n'écoute rien, est insolent, exige (et souvent obtient auprès de ses soeurs), crie, pleure, et puis devient adorable, drôle, attachant.... Son père tout craché...

    Je suis angoissée car je n'ai aucune prise sur lui.

    Les punitions ne marchent pas, les tapes ou fessées non plus.

    Il est capable de faire une crise dans la rue. A m'en faire pleurer.

    Je ne compte plus les fois où il m'a donnée envie de meurtre, où je me suis affichée dans la rue à lui hurler dessus (avec des signes d'encouragement ou de désaprobation des passants....).

     

    On me dit que c'est normal, que c'est un garçon et que les garçons sont plus durs. Que j'ai été mal habituée avec des filles particuilèrement gentlles.

    Bon peut être, mais mon angoisse c'est juste qu'un jour je lâche prise parce que tous les jours c'est vraiment dur de tenir.

     

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    ******

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, mon père encore et toujours (à qui je n'ai pas parlé depuis septembre)

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, encore et toujours mon père (c'est Dallas chez moi)

    Il y a cinq ans, je vous parlais des bons moments avec chéri

    Il y a six ans, ma belle famille faisait chier

    Il y a sept ans, rien

     

     

     

     

     

  • Qui est égoïste?

    Je crois que je suis une vraie naïve.

    Je sais que certaines personnes sont comme ça mais je m'en étonne toujours.

     

    Mes beaux parents par exemple (quoi cela vous étonne que j'en parle?):

    La semaine du décés de mon amie, chéri les a évidemment prévenus (ils la connaissaient bien, amie de longue date de chéri, locataire d'un de leurs appartements un moment, témoin à notre mariage, marraine de ma fleur) et je n'ai pas reçu un appel de réconfort (ou même un sms).

    Nous devions aller à la crémation le samedi matin. L'enterrement était la veille mais les enfants étaient prévus.

    Pour la crémation il en était hors de question.

    J'ai proposé à chéri de demander à ses parents si ils pouvaient venir garder les enfants 2h le matin.

    Leur réponse a été texto: "ah ben non on peut pas, on voulait partir à la campagne vendredi matin"

    La campagne donc, à 1h de Paris, la campagne où il pouvait partir éventuellement le samedi midi.

    Alors qu'ils rentraient de 15 jours aux Caraïbes, alors que c'était aussi l'occasion de voir leurs petits enfants, alors qu'on leur demande jamais rien, alors que bon la semaine était difficile émotionnellement, alors que c'était juste nous faciliter les choses...

    Oh évidemment, ils ont rajouté: " mais si vraiment vous trouvez personne, on décalera" (ben c'est vrai qu'ils sont gentils, on va se faire chier à demander à toute la  terre, mais eux sont prêt quand même à nous aider, mais sans éviter le stress de la recherche)

     

    Voilà... J'ai des beaux parents formidables.

     

    Ma belle soeur (ça vous étonne aussi?):

    Proche d'une certaine manière de mon amie (je me rappelle dun week-end où elle lui avait remontée le moral quand ma belle soeur s'était fait plaquer par son mari, lls étaient pas mariés à l'époque)....

    Bon elle m'a envoyée un SMS. Par contre je l'ai pas vu le vendredi à la messe.... Dingue je trouve....

     

    Je pourrais aussi vous parler de ma mère qui m'a appelée mais n'est pas venu non plus à la messe...

     

    Je suis sidérée par tant d'égoïsme...

     

    Ou alors je récolte ce que j'ai semé. Mes enguelades avec mon beau père, mon comportement avec ma mère....

     

    Moi si j'étais morte à 39 ans, qui aurait été là finalement?

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    *****

    Il y a un an, je m'apprêtais à partir au ski

    Il y a deux ans, je me posais des tas de questions sur la nécessité de travailler

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, le début de l'année commencait mal

    Il y a cinq ans, je vous parlais des OGM

    Il y a six ans, chéri me faisait rire

     

     

     

     

     

  • Epuisée

    7 mois de maladie, même par procuration

    1 hiver qui n'est pas encore fini

    Des malades autour de nous (et nous miraculeusement pas encore touchés)

    Et des week end bloqués à Paris sans campagne

     

    Voilà, je nous sommes épuisés...

     

    15 jours avant les vacances et je compte les jours....

    Une semaine au ski.

    Le dernier au Piou Piou avec donc la possibilité de skier en amoureux.

    Et j'espère ensuite une semaine à la campagne tranquille avec les enfants.

     

    15 jours, allez plus que 15 jours

     

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    ****

    Il y a un an, je parlais du made in France

    Il y a deux ans, week-end de bêtes

    Il y a trois ans, je parlais budget anniversaire

    Il y a quatre ans, il faisait beau

    Il y a cinq ans, je râlais contre la Saint Valentin

    Il y a six ans, Saint Valentin aussi

    Il y a sept ans, et encore  Saint Valentin

     

     

     

     

     

     

     

  • Bad luck

    Il y a un an, une amie m'avait parlée de cette tradition du sud qui voulait que à la chandeleur, la première crêpe soit lancée avec une pièce d'or (ou objet de valeur) dans une main puis rangée sur une armoire ou dans une cheminée jusqu'à l'année suivante pour porter chance.

    Je l'avais fait, rangée dans du papier dans le tiroir supérieur de notre poële.

    Bon on ne peut pas dire que cela nous ait porté chance.... ou pas d'ailleurs. Je suis en bonne santé, et mes enfants et mon mari ont été préservés.

     

    Samedi après une semaine de merde, après cette messe longue et difficile vendredi, après cette crémation paradoxalement joyeuse et pleine d'amour le samedi matin, j'ai trouvé la force de faire des crêpes pour le goûter.

    J'ai fait sauté la première crêpe et je l'ai rangé à la place de l'autre (qui était séche mais intacte) dans le poële.

     

    Et puis ma fleur a éclaté en sanglots en me disant que cela portait malheur en fait....

     

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, je me mettais au défi du no shopping month (ce qui est devenu une façon de vivre pour moi, vu que bon je dépense plus rien)

    Il y a trois ans, je vous parlais de mes filles

    Il y a quatre ans, les paradoxes de la vie de couple

    Il y a cinq ans, je préparais aussi la chandeleur

    Il y a six ans, rien d'intéressant

     

     

     

  • Voyons le positif

    Une chose est sûre, sa maladie aura aussi apporté du positif.

    J'imagine que c'est aussi une succession d'évènements, la maturité, la peine qui a permis ce cheminement.

    Ce qui est sûre c'est que j'ai changé.

     

    Je profite de tout.

    Je me suis ouverte aux autres.

    Je ne me renferme plus.

    Je sors et rentre tard.

     

     

    J'ai décidé de vivre et vivre pleinement.

     

    Mais putain maintenant, qu'est ce qu'elle me manque....

     

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  • Sans elle

    Ma douleur est tellement fraiche que je suis confuse.

    Elle m' (nous) a quittée hier et je suis dans le noir.

    Elle me manque tellement que j'ai mal en permanence.

     

    Je sais que cette douleur va partir mais bon sang que ça fait mal.

     

    J'ai peur de me perdre sans elle.

    J'ai peur de ne pas savoir vivre.

     

    J'avais imaginé notre futur différent. Je voulais tellement que nous finissions petites vieilles, avec nos manteaux de fourrure, continuant à jacasser comme deux gamines sur nos maris, nos enfants, nos copines....

    Elle est partie hier et elle me manque déjà...

     

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