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famille & cie - Page 3

  • S'imaginer

    Aprés le décès de ma grand-mère en avril, son ex mari (ils ont divorcé lorsque mon père avait 3 ans) est aussi mort hier.

    Bizarremment quelques mois après elle.

    Bizarremment alors qu'ils ne se parlaient plus depuis 50 ans.

    Bizarremment alors qu'il était venu à l'enterrement..

     

    Lorsque j'ai vidé la maison de ma grand-mère, j'ai retrouvé dans une pochette des photos de son mariage (que je n'avais jamais vu) alors qu'elle n'en a gardé aucune de son deuxième mariage (avec le connard)

     

    Si je voulais idéaliser tout cela, je m'imaginerais qu'ils se sont toujours aimé, qu'il n'a pas supporté sa perte et est parti quelques mois après elle.

    J'aime penser ça. Même si c'est sûrement loin de la vérité

     

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  • Je ne suis pas si forte que je le pense

    La semaine dernière j'ai rasé le crâne de mon amie malade.

    Cela faisait quelques jours qu'elle perdait ses cheveux et qu'elle faisait le chemin nécessaire pour les couper.

    Moi, bêtement, je ne m'y étais pas préparée.

    Lorsqu'elle m'a demandée de venir lui faire, j'ai bien sûr accepté, pensant que ce serait un acte facile pour moi.

    J'ai dit oui, me suis préparée un déjeuner, puis j'y suis allée.

    Nous avons beaucoup parlé avant de le faire. Elle était prête et sa nouvelle tête ne l'a pas plus choquée que cela. Moi non plus d'ailleurs. Elle reste toujours aussi belle, et surtout elle reste elle.

    Mais moi en le faisant, j'étais émue. De partager cela avec elle, qu'elle m'en veuille d'avoir dit oui, qu'elle regrette.

    J'en ai rêvé toute la nuit suivante. J'étais mal pendant quelques jours. Je n'étais pas aussi forte que je voulais bien le dire....

     

    On se voit presque tous les jours. Elle est là avec moi, plutôt en forme et je me suis habituée à son absence de cheveux.

    Elle me rappelle juste de temps en temps que peut être je ne reverrais pas sa belle chevelure.

    Et ça cela fait encore mal.

     

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    *******

    Il y a un an, ma vie de couple

    Il y a deux ans, je vous parlais de mon monde parfait....

    Il y a trois ans, mon quotidien

    Il y a quatre ans, j'essayais de reprendre du poil de la bête

    Il y a cinq ans, je rêvais de tout recommencer

    Il y a six ans, je vous parlais de mes rêves érotiques

    Il y a sept ans, j'évoquais la société de la peur

     

     

     

     

     

  • Tuer le père (et la mère)

    En ce moment je dors mal ou peu (merci les insomnies) et quand je dors je fais des rêves bien pourris:

     

    Je suis mariée avec chéri, j'ai mes enfants et pourtant je vis chez mes parents comme quand j'avais 15 ans. Je m'engueule avec ma mère, dis ces quatre vérités à mon père et puis soudain, je me dis que je peux partir en fait car justement je n'ai plus quinze ans, et que j'ai aussi un appartement avec mon mari et mes enfants.

    (le tout dans une violence verbale et un stress vachement agréable quand on dort...)

     

    Ce rêve là je le fais en permanence depuis quelques mois.

    Non mais sérieux, je vais arriver un jour à arrêter de culpabiliser sur mes relations pourries avec mes parents?

     

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    ****

    Il y a un an, j'expliquais pourquoi je le quittais pas (aujourd'hui je suis beaucoup moins dure et radicale. C'est dur mais je suis persuadée que cela vaut le coup)

    Il y a deux ans, ma fille comprenait que l'école c'était pas si drôle en fait

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, chéri m'avait apportée de fleurs

    Il y a cinq ans, je cherchais à changer de boulot

    Il y a six ans, ma puce rentrait à la crèche (y'a si longtemps que ça????)

    Il y a sept ans, j'étais à 12 jours d'écrire ma première note :-)

     

     

     

     

     

  • Toujours un peu choquée

    Cette nuit, j'ai rêvé du week-end dernier.

    Je crois que ce qui me choque et attriste le plus finalement c'est la réaction de ma belle soeur.

    Ou plutôt sa non réaction.

    Cette absence totale d'humanité, d'esprit de famille qui aurait du l'amener à venir me parler pour temporiser les réflexions de son père ou mieux parler à son frère.

    Faire comme si de rien n'était n'est pas la solution.

    Si j'étais mauvaise langue, je penserais presque qu'elle est heureuse de cette situation car elle lui profite. Et je crois malheureusement que je suis pas loin de la vérité.

    Du coup j'ai décidé d'être froide et détachée. Il faut qu'elle se sente mal, qu'elle comprenne qu'elle a déconné. Il faut qu'elle culpabilise. Il faut qu'elle souffre elle aussi.

     

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'attendais mon accouchement

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, rien

    Il y a sept ans, j'étais à un mois d'ouvrir ce blog....

  • Il fallait bien que cela pête!

    Mon beau père a toujours parlé à son fils comme si il était un moins que rien.

    Par forcément qu'il le pense d'ailleurs, mais histoire de lui montrer qu'il est le père et qu'on doit l'écouter.

    Depuis que je connais chéri, j'essaie de lui apporter une confiance pour qu'il sorte des griffes de son géniteur.

    C'est quelqu'un de brillant professionnellement, intelligent, qui aujourd'hui assume entièrement une famille avec trois enfants. Bref il ne démérite pas.

     

    Depuis quelques temps, il ose lui répondre plus directement, le remettre en place sur des sujets fondamentaux (comme ne pas se mêler de l'éducation de nos enfants) (tâche que j'effectuais avant)

    Cet été déjà alors que nous étions chez eux, il a osé le remettre à sa place.

     

    Et puis ce week-end....

    Une histoire de chambre que son père veut que nous occupions.

    Nous qui ne voulons pas.

    Lui qui est très énervé de notre refus et qui cherche des poux à son fils.

    Son fils qui lui réponds.

    Lui qui rétorque que c'est un "petit con sous influence" (moi donc), qu'il faut que nous arrêtions de faire du chantage aux petits enfants (ce que nous n'avons évidemment jamais fait) (même si nous l'avons souvent fortement pensé).

    Chéri qui se lève de table en l'insultant.

    Moi qui sors aussi, en lui disant que nous n'avions jamais dit ce genre de choses et que je préférais aussi quitter la table et aller coucher les enfants.

    Cheri qui monte quelques minutes après en me disant que nous nous cassions.

    Moi qui le calme et lui dit de réfléchir.

    Cheri qui part en forêt pour se calmer (en pleine nuit!)

     

    La nuit fût difficile. Je ressassais les accusations. J'hallucinais sur le non soutien de ma belle soeur présente.

    Et puis le lendemain, j'ai décidé de zapper complètement mon beau père et d'aller discuter avec belle maman.

    Lui dire que je ne comprenais pas pourquoi il pensait que j'influencais son fils, pourquoi il nous accusait de chantage aux petits enfants.

    Belle maman en pleurs me disant que son mari est un con, qu'il faut qu'il arrête car elle va se casser ou sinon.

    Moi qui la calme en lui disant, que nous ne partirons pas, que nous serons toujours là pour elle (mais qu'il faut juste pas trop nous faire chier)

     

    Et une belle soeur toujours muette qui fait comme si de rien n'était....

     

    Bref, encore un week-end familial sympa....

     

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    *****

    Il y a un an, je me disais que je devais travailler

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'étais triste pour ma grande

    Il y a quatre ans, je refusais un job à Copenhague

    Il y a cinq ans, je cherchais une nounou

    Il y a six ans, ma meilleure amie allait se marier

     

     

     

     

  • Cet été

    Mes vacances ont commencé en fanfare.

    Je venais à peine de récupérer les enfants de leur dernier jour d'école que j'ai appris qu'une amie très chère venait de découvrir qu'elle avait des tumeurs dans les poumons.

    J'avais prévu de partir le lendemain à la campagne avec les enfants. Bloquée avec eux de toute façon et donc totalement inutile pour l'accompagner à ses examens, je suis tout de même partie.

    La mort dans l'âme, en me disant que j'étais une mauvaise copine....

    Une semaine après j'avais 40° de fièvre et une angine. Certains diront que ce n'est pas anodin.

    J'ai oscillé tout l'été entre le bonheur de profiter de ce temps finalement clément, de la piscine, de la mer, de mes lectures, de mes enfants, de mes siestes, de mon mari.... et mes appels quotidiens, mes angoisses quand elle ne répondait pas, l'attente des différents résultats, les premières bonnes et mauvaises nouvelles, les chimios qui commençaient.

     

    Je suis partie deux mois de Paris, j'ai vu du monde, je me suis reposée, je suis sortie, j'ai cuisiné, j'ai bronzé, je me suis baignée, j'ai fait du sexe et pourtant j'ai été ailleurs tout le temps.

     

    Aujourd"hui, j'attends et prie pour qu'elle guérisse.

     

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    *******

    Il y a un an, la rentrée aussi et j'avais pas le moral mais pour d'autres raisons

    Il y a deux ans, rentrée

    Il y a trois ans, je vous parlais des choses qui trouvent leur place naturellement

    Il y a quatre ans, je vous parlais du premier jour du reste de mes vies

    Il y a cinq ans, ma grande rentrée en petite section....

    Il y a six ans, mon ventre impressionnait tout le monde

     

     

  • Mon père vient d'apprendre

    Qu'il a un cancer de la prostate.

    Mon frère m'a appelée pour me le dire hier.

    J'ai pas plus réagi que cela.

    Sa compagne ayant été opérée il y a 6 mois d'un cancer de l'utérus, la seule réponse qui me venait, et pourtant je ne suis pas croyante:

    "ils périssent par où ils ont pêché".

     

    C'est déguelasse je sais de penser ça.

    En même temps ce genre de nouvelles, et surtout mes réactions vont dans le sens de vos commentaires.

    Vu que je ne réagis pas plus que cela c'est que je devrais m'en foutre.

     

    J'avoue que ce qui me tracassait plus hier, c'était le fait que aucun de deux n'ait répondu à mon email.

     

    Je crois que j'ai choqué mon frère par mon absence de réactions émotionnelles.

     

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  • Mon père se marie

    et je ne suis pas invitée.

     

    Sûrement elle qui refuse. Vu qu'elle m'en veut et que je n'ai pas essayé de renouer contact avec elle pour que éventuellement elle accepte de me parler.

    Bref. J'ai appris ça samedi soir, lors d'un repas familial qui s'est bien passé (contre tout attente, chéri a été sage).

    J'ai demandé à mes frères si j'avais tort de ne pas envoyer cet email. Ils m'ont répondue que en tout cas ils ne comprenaient vraiment pas pourquoi elle ne m'aimait pas.

    Ma grand-mère n'étant plus là pour recoller les morceaux, je me suis dit que j'allais tenter quelquechose et jouer à celle qui ne sait pas qu'elle n'est pas aimé.

    Je leur ai envoyés un email à tous les deux:

     

    Bonjour,

    J'ai appris par les garçons ce week-end que vous alliez vous marier.

    Chéri et les enfants se joignent à moi pour vous féliciter et vous exprimer tous nos voeux de bonheur :-)


    Papa, S. m'a dit que tu n'avais pas eu de nouvelles de nous pour ton anniversaire. Décidément, je n'ai pas de chance avec la technique car je t'ai envoyé un texto avec une petite photo des enfants où nous te souhaitions un très bel anniversaire. Désolée que tu ne l'aies pas reçu.

    Je vous embrasse et passez une très belle semaine

    A.


    Je l'ai envoyé hier matin. Aucune nouvelle.

    Laissons leur le bénéfice du doute, peut être n'ont ils pas ouvert leurs Blackberry de toute la journée hier.


    Remarquez la bonne nouvelle (pour vous) c'est que je vais arrêter de vous parler de mes disputes et de mes réconciliations avec mon père. Maintenant que ma grand-mère n'est plus là pour nous raisonner, et qu'une tierce personne intervient , y'a peu de chance que nous nous revoyons.


    Ou sinon je me prépare à prendre mes quartiers d'été à la campagne et j'avoue que je n'en suis pas mécontente.

    Cette année scolaire qui finit. Plutôt bonne finalement. J'ai aimé passer du temps avec les enfants, j'ai aimé mes journées tranquilles où je déjeunais avec mes amies, où je me faisais mes petits cinés, où j'ai avancé sur mes quelques projets personnels.

    C'est vrai j'ai tendance à m'apitoyer ici mais finalement ma vie est pas si merdique que ça.

    Faut juste que j'arrête de me regarder le nombril non?

     

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  • Ne pas culpabiliser

    Semaine très bizarre.

    Lundi j'enterrais ma grand-mère. Sans émotion apparente, je maîtrisais totalement.

    J'ai été morose toute la semaine. Je me trainais. Les enfants en vacances, un temps de merde, aucune envie de bouger, de faire ce que j'avais prévu de faire avec eux.

    Mercredi dîner à la maison avec des amis. La parfaite femme d'intérieur. Bon dîner, bon vin, bonne ambiance.

    Je mens encore. Et ne parle pas de ce qui me fait de la peine depuis quelques jours.

    Samedi, aller-retour en province pour commencer à vider sa maison.

    Récupérer quelques trucs.

    Pareil, je suis froide, méthodique. Je trie ce qui va être donner aux associations. Je vide ses armoires, son intimité.

    Et je me sers.

    Des vêtements que je pourrais mettre, des chapeaux, des sacs, des chaussures.

     

    Hier, j'ai passé ma journée à culpabiliser. Et si elle n'avait pas voulu que je prenne cela? Et si elle ne voulait pas que cela soit moi qui les ait.

    Et si je n'étais qu'une voleuse.

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    (Et je vous épargne les histoires sordides de partage)

     

    Je pars quelques jours hors de Paris. Le temps n'en donne pas l'envie mais cela va me (nous) faire du bien de changer d'air.

     

    (Moi qui ne comprennait pas le deuil des autres avant) (il faut juste l'avoir vécu pour savoir)

     

    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, noce de bois (et aujourd'hui c'est noce de laine)

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, on avait voté aussi

    Il y a six ans, rien

  • Toujours sans coeur

    Jeudi soir alors que j'étais sur le point d'aller à un dîner de filles, j'ai reçu un appel de mon père (à qui je n'avais pas parlé depuis un an donc) pour m'annoncer la mort de ma grand-mère.

    Totalement inattendu. Certes elle avait 85 ans, un peu malade du coeur, mais globalement en forme pour son âge.

    Elle vivait seul chez elle. Etait indépendante. Rien qui laissait penser que.

    Jeudi soir je me suis effondrée dans la cuisine, puis dans les bras de chéri quand il est arrivé.

    Puis j'ai séché mes larmes et suis allée faire semblant avec mes amies.

     

    La picole m'a bien aidée à oublier. Mais la nuit fût courte et agitée.

    Je vais pas m'étendre sur le fait de perdre quelqu'un. C'est dans l'ordre des choses.

    Mais elle me manque et depuis je pense à tout ce que je n'ai pas fait avec elle et que j'aurais du.

     

    Lundi, j'étais en province avec mes enfants pour assister à son enterrement.

    Chéri ne pouvait pas les garder, ma mère travaillait, et il était hors de question pour moi de les laisser à mes beaux parents.

    Et puis surtout ils étaient ma barrière. A ce trop plein d'émotions que je ne voulais pas montrer. A ce père que je n'avais pas envie de voir.

    Ils ont été parfaits. Sages, rigolos. Fatigués aussi par ce court voyage où l'on dort peu et on bouge beaucoup.

     

    Lundi, alors que nous dispersions ses cendres sur cette passerelle qu'elle aimait temps, j'ai pensé à elle, à moi, à cette famille que je n'assume pas.

     

    J'ai détesté voir mon père.

    Je suis toujours sans coeur. J'aurais du pardonner, être proche de lui, l'aider.

    J'étais loin très loin de lui

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