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famille & cie - Page 5

  • Le bon week-end

    (Je lis en ce moment tous les soirs à mes filles un chapitre du livre de la Comtesse de Ségur Les bons enfants) (d'où le titre) (je galère toujours pour trouver des titres)

     

    J'ai passé un très bon week-end.

    Un déjeuner samedi midi chez Courtepaille près de chez ma maman (on n'en trouve pas à Paris je crois), très kids friendly comme restaurant. Et pas cher en plus.

    Une balade dans le parc de la mairie avec un marché de Noël vraiment nul, mais les enfants étaient contents

    (et on a acheté une crèche provencale du coup)

    Un déjeuner dominical calme et agréable.

    Un thé chez une amie pendant que les enfants jouaient.

    Un atelier orange clou de girofle.

     

    Oui un bon week-end.

    Chéri? Ben lui il a bossé tout le we et en plus a eu des dîners le soir.

    Voilà. Comme vous dîtes....

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    *****

    Il y a un an, Paris était sous la neige (et on en a pas encore eu cette année), je vous parlais de la richesse, et de ma façon de consommer raisonnable dorénavant

    Il y a deux ans, je vous parlais de ces micro évènements qui font mon quotidien

    Il y a trois ans, je n'avais jamais vu de fenouil, je vous disais que j'avais pratiquement du violer chéri,  et je vous parlais encore et toujours de mon père...

    Il y a quatre ans, je vous montrais mon cadeau d'anniversaire, je vous parlais de cet homme qui regardait de trop prêt les enfants, je vous parlais de mon chat, je vous montrais le sapin de Noël, et j'étais malade

    Il y a cinq ans, je faisais mes voeux et je vous parlais de mon père

    Il y a six ans, je faisais mes premiers pas en cuisine (et j'étais nulle) (mais maintenant je suis une pro qui fait presque tout) (comme quoi), et je vous parlais de la fidélité.

     

     

     

     

     

     

  • Mauvais karma

    Lorsque le jour de ton anniversaire tu reçois un email* très froid de ton père tu as un peu les boules.

    Bon tu le savais. Que alors que tu n'as no news depuis l'histoire du baptême que tu l'aurais cet email.

    Histoire de te faire culpabiliser.

     

    Lorsque tu réponds aussi froidement en le remerciant et en espérant que tout va bien, et que tu reçois en réponse que sa compagne vient de se faire opérer d'un cancer de l'utérus et des ovaires, tu as envie de lui répondre mauvais karma (mais tu ne le fais pas) (mais je l'ai pensé tellement fort que j'en ai honte).

    J'ai rien répondu d'ailleurs. Pas envie de rentrer dans l'inutile compassion. Je sais que je le regretterais un jour mais là je fais l'autruche.

     

    C'est pour cela que les anniversaires, Noël et cie sont des périodes difficiles.

    Parce que cela te rappelle que tu as une famille. Et que même si tu fais la fière en disant que ta famille maintenant ce sont ton mari et tes enfants, tu rêves de ça:

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    * (je ne résiste pas à vous reproduire cet échange)

    Bonjour A.

    Nous te souhaitons un bon anniversaire.

     De gros bisous aux filles et R et bien sur A.

    Ton père.

    ------

    Je vous remercie.

    J'espère que tout va bien.

    A

    -----

    Moi ça va mais L. (sa compagne NDLR) moins bien.
     
    Elle a été opérée il y 15 jours d’un cancer aux ovaires et à l’utérus.
     
    Elle est toujours hospitalisée et se remet doucement.
     
    S. et P. (deux de mes frères NDLR)  en sont informés et bien sur ta grand-mère.
     
    Je ne souhaite pas que C (mon autre frère NDLR) et ta mère le soient.
     
    Ton père.


    ******

     Il y a un an, j'avais envie de Noël et chéri s'était occupé de mon anniversaire

    Il y a deux ans, je vous parlais de cette enfance oubliée

    Il y a trois ans, je vous parlais d'un livre et de mon nouveau meilleur ami

    Il y a quatre ans, je vous parlais de ce miracle de la vie

    Il y a cinq ans, j'attendais que ma fleur arrive!

    Il y a six ans, j'arrêtais la pillule

     

     

     

     

     

  • Se toucher

    Cette nuit chéri m'a collée.

    Je crois bien que cela faisait quelques semaines que cela n'était pas arrivé.

    Juste se coller à moi pendant qu'il dort. Juste toucher une jambe avec son pied. Juste mettre une main sur mes hanches.

     

    Ce week-end de trois jours étaient magiques.

    La maison de campagne pour nous uniquement. Des amis proches qui nous y rejoignent.

    Du feu dans la cheminée, des balades en forêt et dans la campagne.

    L'odeur du pot au feu qui a cuit presque une journée entière.

    Des apéros saucisson quand les enfants sont couchés.

    Un bon gros livre que je n'ai pas envie de finir lu tranquillement dans mon lit bien au chaud.

     

    Mais pourquoi cela ne dure pas toujours????

     

    (et pourquoi je ne trouve rien, mais rien comme boulot) (pourquoi je ne reçois que des réponses négatives à mes sollicitations)

    (putain de crise) (putain de je suis trop vieille) (et trop chère)

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    ****

    Il y a un an, je vous disais que j'étais une très mauvaise mère et j'étais aussi tricarde

    Il y a deux ans, je vous parlais de mes 5 minutes de décompression

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, tout allait bien, j'avais fait plusieurs notes sur les grêves

    Il y a cinq ans, j'attendais ma fleur et je vous parlais de mon premier accouchement

    Il y a six ans, je vous expliquais pourquoi j'écrivais ce blog et je voulais un deuxième enfant

     

     

  • Une parenthèse enchantée

    Je viens de déposer à l'aéroport une de mes plus vieilles amies qui est venue me voir quelques jours.

    Un peu triste de la laisser partir après ces deux jours intenses en bavardages et en confidences.

    Un peu triste mais dans la voiture, j'ai très vite penser à autre chose. Les enfants que j'allais aller récupérer à l'école, mon dîner de ce soir, le linge à plier....

    Mon quotidien a repris très vite le dessus.

    Et puis surtout je me suis souvenue de ces départs quand nous avions 14 ans et que l'absence de l'autre était insoutenable. Je me suis souvenue de cette angoisse à l'idée de me retrouver seule à la maison avec mes parents ou justement de retourner chez mes parents.

    Je me suis dit qu'aujourd'hui ma vie était remplie et que même si je préférerais qu'elle soit moins loin de moi, que nous puissions avoir ces moments plus souvent, et que je vois réellement ses enfants grandir, j'avais une vie qui ne nécessitait pas sa présence au quotidien.

    Son manque n'est plus insurmontable.

     

    Les enfants étaient contents de la voir, de recevoir une invitée, de lui montrer leurs derniers dessins, de lui montrer leur progrès en danse....

    Oui ces deux jours m'ont fait du bien.

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, je croyais à une évidence qui n'est plus si sûre aujourd'hui

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, je vous parlais d'H&M

    Il y a cinq ans, je vous parlais de mes rêves

    Il y a six ans, je me battais pour ma place en crèche

     

     

     

  • ....

    Nous aurions du partir à la campagne.

    Les week end à Paris ne nous réussissent pas.

    Je déteste aller au square.

    Je déteste être enfermée dans cette appartement avec les enfants.

    Je déteste les voir mettre le foutoir et tout salir ce que j'ai passé la matinée à ranger et laver la veille.

     

    Nous n'arrivons toujours pas à communiquer.

    Je sais qu'il est temps d'avoir une longue conversation. Mais je n'en ai pas le courage.

    Je suis en train de tout gâcher alors que je n'en ai pas envie.

    Une de vous m'a dit que je restais avec lui car c'était mon point d'ancrage. Elle a complètement raison.

    Si je pars, je serais perdue.

    Je n'ai pas envie d'être happée par ma famille qui ne m'a jamais rien apportée de bien.

    Pas envie que ma mère déverse sa haine sur lui. Pas envie qu'elle reporte sa haine de mon père sur moi.

     

    Ce week-end j'ai senti que ma grande vacillait de nous voir nous disputer, de me voir malheureuse.

    Il faut que je m'en occupe. Que je n'occulte pas ses réactions. Que je la rassure. Que je l'aide.

    Mais là putain, j'en ai juste pas le courage.

    (et c'est mal) (et que cela me fait mal)

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    ****

    Il y a un an, j'étais pas plus en forme qu'aujourd'hui...

    Il y a deux ans, mon petit garçon était un nourrisson compliqué

    Il y a trois ans, Obama était élu (et cela n'a rien changé) et j'avais mal d'avoir cette famille

    Il y a quatre ans, j'étais mis en avant sur un site pour femmes et je me disais qu'il fallait que je me mette plus souvent en robe

    Il y a cinq ans, je vous parlais de la cigarette et je vous montrais mon ventre

    Il y a six ans, je vous parlais des carottes

     

     

     

     

  • Se souvenir des belles choses

    (et ne pas appuyer sur ce qui a été négatif pendant ce week-end de quatre jours) (mon beau frère qui fait chier) (ma belle soeur qui me liste ce que je n'ai pas bien rangé ou fait dans cette maison de campagne que nous partageons) (et bien d'autres encore)

    Se souvenir de ce week-end ensoleillé et étonnament chaud.

    Se souvenir de cette balade en forêt en famille.

    Se souvenir de la préparation d'halloween par des enfants heureux de préparer des sorcières en papier.

    Se souvenir de mon premier découpage de citrouilles et de cette douce lumière une fois la nuit tombée.

    Se souvenir de cette balade sur un chemin de campagne avec le soleil qui se couchait et les couleurs magnifiques de l'automne.

    Se souvenir de ce sentiment de paix lorsque je suis dans ma chambre sous les toits avec un bon livre et les enfants que j'entends dormir dans la chambre juste à coté de moi.

    Se souvenir de cette nuit qui tombe plus tôt et qui m'apaise lorsque je suis chez moi bien au chaud (alors que d'autres...)

    Se souvenir de mon ange jouant sur les tombes de ce vieux cimetière de campagne.

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, j'avais passé un très bon week end de Toussaint

    Il y a quatre ans, j'étais à Tunis

    Il y a cinq ans, j'étais bien et je parlais des premiers blogs amateurs qui devenaient pro

    Il y a six ans, le monde tournait mal

     

     

     

  • J'ai très honte

    de vous dire que je suis odieuse avec lui.

    Odieuse quand il rentre le soir à ne pas lui parler ou à lui adresser la parole en gueulant.

    Odieuse de lui avoir dit vendredi dernier qu'il n'avait pas qu'à venir que je serais plus tranquille sans lui en Normandie où nous partions pour le we.

    Odieuse de lui avoir dit au moment où il partait pour la gare le dimanche soir alors que moi je restais et qu'il me prenait la tête sur les poux des enfants, qu'il ne servait à rien.

     

    Il ne comprends pas et me demande des explications que je suis incapable de lui donner.

    Je ne me comprends pas moi même.

    Je suis incapable de lui dire.

     

    Lui dire que quand il n'est pas là tout est tellement plus simple et léger.

    Lui dire que lors de ces journées passées avec les enfants il ne me manque absolument pas.

    Lui dire que j'idéalise nos soirées et que lorsqu'il arrive je déchante.

    Lui dire que c'est dur, que je suis mal d'être comme ça.

    Lui dire que j'ai honte de mon comportement que je trouverais indécent chez d'autres.

    Lui dire que je deviens comme ma mère et que j'en suis pas fière.

     

    Putain mais pourquoi je suis comme ça?

     

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    ****

    Il y a un an, je vous parlais de mon monde parfait et je vous parlais de ces vacances où je n'avais reçu aucune invitation (cette année je suis partie chez des amis quelques jours en Normandie) (ouf je redeviens fréquentable)

    Il y a deux ans, chéri avait compris qu'il devait ranger son manteau dans le placard (cela a duré deux semaines) (depuis j'ai acheté un porte manteau) (et je range régulièrement les manteaux qui entassent dessus)

    Il y a trois ans, je vous parlais de mon somnambulisme et j'étais dans les recherches d'appart (que nous avons trouvé et que nous adorons)

    Il y a quatre ans, ma belle soeur encore et encore, je vous parlais de fourrure, je vous parlais de ma morosité et de ces micro évènements de ma vie.

    Il y a cinq ans, j'espérais que la tempête annoncée à Paris allait tout nettoyer et je vous parlais de mes rêves érotiques.

    Il y a six ans, je vous parlais pour la première fois de mon père

     

  • Comme si de rien n'était...

    (D'ailleurs elle a toujours pas accouché Carla) (ou si mais ils gardent cela secret)


    Ce fût le week end de l'extrême.

    Extrêmement heureuse d'être à la campagne. De profiter de ces deux journées ensoleillées et froides (mon temps préféré).

    Extrêmement heureuse de profiter de ce temps à regarder les enfants jouer dans les feuilles tombées de l'érable, à lire assise sur ma chaise longue, à leur demander de me ramasser les dernières pommes pour faire une tarte, à les voir heureux.

    Extrêmement heureuse de passer ce week-end sans belle famille, sans belle soeur et beau frère. Juste nous dans cette maison au milieu de nulle part et qui est dans ces moments là, complètement à nous.

     

    Extrêmement triste pour cette enguelade samedi soir partie de rien et pourtant révélatrice de tout.

    Une histoire d'activités extra-scolaires. Une histoire de parents jamais d'accord sur rien. Une histoire d'homme qui se sent dénigré dans la moindre de ses décisions en tant que père. Une histoire de femme qui n'a trouvé que ce moyen pour se blinder.

    Cela aurait pu être un samedi soir agréable. Un samedi soir qui avait bien commencé avec un petit apéro tranquille et la promesse d'une soirée douce au coin du feu.

    Ce fût un samedi soir de cris, de frustrations, d'incompréhension.

    On s'est couché sans se parler, sans se toucher.

    Et le lendemain on a continué comme si de rien n'était...

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    ******

    Il y a un an, je vous parlais d'une après-midi extra avec mes filles invitées par Kellogg's et j'avais adoré mon we automnal

    Il y a deux ans, rien mais j'avais ouvert un compte facebook

    Il y a trois ans, j'avais l'impression d'être le cliché de la femme trompée, je me demandais comment aimer mes enfants tout en étant libre et ma grande me faisait bien rire!

    Il y a quatre ans, ma grande prenait ma défense et j'exprimais mon sentiment de bien être quand je suis avec mes enfants.

    Il y a cinq ans, je vous faisais une petite rétrospective sur l'année passée (ma première année de blog) et je vous montrais mon ventre rempli par ma fleur d'amour.

    Il y a six ans, j'écrivais ma première note, et chéri faisait déjà chier

     

     

     

     

     

  • Comment dire...

    J'ai voulu aller voter hier pour les primaires socialistes. Je pensais que cela se faisait dans n'importe quel bureau de vote mais non, il fallait que j'aille au mien qui est toujours prêt de mon ancienne adresse et donc trop loin. Du coup comme il était 18h30, j'ai pas pu aller voter...

    J'ai voulu être désagréable chez ma belle soeur hier après midi. Pour être comme lui l'avait été avec ma famille la semaine d'avant. Mais je n'ai pas su. Je ne sais pas faire. Par contre j'ai quand même eu le droit à un festival de "regarde ce que nous faisons de trop bien et de tellement mieux que les autres " qui a le don de me mettre de très mauvaise humeur.

    J'ai voulu être sympa avec chéri qui rentrait de voyage, histoire d'arrêter la soupe à la grimace (qui ne sert à rien) depuis dimanche dernier. Mais je n'ai pas su le faire alors j'ai bêtement continué. Lorsqu'hier après-midi il m'a demandée ce qu'il avait fait aujourd'hui pour que je lui fasse la gueule, je me suis (re)dit que vraiment il ne comprenait rien.

    J'ai voulu suivre les conseils de copines et impliquer plus mes enfants (enfin les filles car le dernier est encore trop petit) dans la préparation des repas, et je me suis bien amusée. C'était mignon de les voir préparer leur mini pizza et finalement pas plus long que si je l'avais fait moi même.

    J'ai voulu faire une razzia dans les magasins samedi soir en laissant les enfants à chéri qui venait juste de rentrer, histoire de calmer mon énervement, et je suis revenue avec un pauvre chemisier et un pauvre veste (qui est trop petite en plus) de chez Pimkie... Pourtant j'étais motivée!!! Et Pimkie c'est pas une marque pour ado ça?

     

    J'ai voulu croire que rien mais alors rien ne peut plus m'atteindre mais je suis plus sûre que cela soit encore vrai.

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    *****

    Il y a un an, je pensais que c'était la dernière fois que je parlais à mon père (c'était faux mais encore une dispute en avril et depuis pas de nouvelles...)

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, je vous parlais d'un livre que j'avais adoré et je parlais d'argent ce qui choquait certains de mes lecteurs

    Il y a quatre ans, je voulais changer d'air et je me demandais ce que j'allais faire à manger ce soir! (depuis j'ai découvert ce groupe FB et mon problème est résolu)

    Il y a cinq ans, j'avais passé un bon moment avec Paco di Lucia et j'avais un jour sans

    Il y a six ans , j'étais à quatre jours d'ouvrir ce blog!

     

  • Pourquoi je ne le quitte pas

    Dimanche de merde.

    Evidemment puisque nous passions la journée chez ma mère pour son anniversaire.

    Evidemment puisque toute ma famille était présente.

    Evidemment puisque chéri s'est comporté comme une merde avec moi, avec mes frères, et avec ma mère.

    Evidemment puisque j'ai passé mon temps à essayer de temporiser tout en continuant à sourir comme si de rien n'était.

    Evidemment puisque j'ai fini par gueuler dans la cuisine avec les filles présentes.

    Evidemment parce que je culpabilise de l'avoir fait.

    Evidemment parce que je lui fais la gueule depuis hier.

    Evidemment parce que cela ne sert à rien de faire la gueule.

    Evidemment parce que je sais que je ne le quitterai pas.

     

    Vie de merde.

    Parce que je me suis engagée auprès de quelqu'un ne me respecte pas.

    Parce que je me suis engagée auprès de quelqu'un qui s'excuse toujours mais recommence.

    Parce que je sais que si je pars, ce sera pire.

    Parce que je ne supporterai pas de ne pouvoir encadrer les enfants en permanence.

    Parce que j'aurais peur de ce qu'il pourrait leur dire qui les détruirait ou les rendrait comme lui.

    Parce que je fais à mes enfants ce que j'avais juré de ne jamais faire.

    Parce que je suis une bourgeoise qui a peur de perdre ce qu'elle a.

    Parce que je ne veux pas avouer à ma famille qu'ils ont raison de penser que c'est un gros con.

     

    Je crois que je ne l'aime plus.

    On ne peut aimer quelqu'un incapable de faire semblant lors d'un déjeuner familial.

    On ne peut aimer quelqu'un qui continue malgré les avertissements, les enguelades.

    On ne peut aimer quelqu'un à qui on demande de faire un effort trois fois par an maximum.

    On ne peut aimer quelqu'un qui ne voit pas que nous on prend sur nous en voyant ses parents pendant les vacances et très souvent le week-end.

     

    Et pourtant. Je reste. Et je sais que je ne le quitterais pas.

    Je sais que c'est comme ça, et que je souffrirais plus de toute façon seule.

    Alors voilà, je sers les dents et j'attends que cela passe.

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    *****

    Il y a un an, ma puce stressait à l'école

    Il y a deux ans, je vous parlais des dommages collatéraux avec chéri

    Il y a trois ans, je culpabilisais de ne pas être agréable avec chéri

    Il y a quatre ans, je vous parlais de Facebook et je ne trouvais pas de boulot

    Il y a cinq ans, ma puce rentrait à la crèche

    Il y a six ans, j'étais à 11 jours d'écrire ma première note :-)