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coup de gueule

  • Week-end à Paris

    Mes enfants ayant eux aussi une vie sociale, nous ne pourrons pas aller à la campagne durant tout le mois de mars.

    D'une manière générale je déteste les week-end à Paris. Alors pour éviter cette déprime citadine, j'ai décidé de me transformer en GO et organiser nos journées pour les remplir.

    Cela a super bien fonctionné ce samedi!

    Une journée en vadrouille, à profiter de Paris et de ses expos.

    Un très agréable déjeuner dans une brasserie, des parents de bonne humeur, des enfants sages.

    Presque le bonheur.

     

    Dimanche, la pollution nous a obligés à rester enfermer.

    On en parle de cette pollution?

    De l'école à qui je demande de ne pas faire sport les jours de pic et qui me rigole presque au nez.

    De ceux qui continuent à prendre leur scooter ou leur voiture alors que l'on étouffe.

    (quand on a la chance de vivre à Paris intra-muros, on peut prendre le métro, le bus ou marcher) (la voiture n'est pas indispensable)

    (et cela fait faire du sport par la même occasion)

     

    Aujourd'hui je ne vais pas m'énerver sur cette inconscience des autres, je vais rester sur ce week-end que j'ai aimé, et préparer le prochain...

     

  • Oh oui fesse moi!

    La France qui se fait taper sur les doigts parce qu'elle n'a pas encore légiféré sur la fessée.

    Moi ce sont certains commentaires de bloggers ou IG qui m'ont bien fait rire (ambiance 50 shades of grey) (comme si tout à coup les français avaient changé leur façon de baiser) (moi pas en tout cas, et je dois être la seule nana qui n'ait pas été excitée par les scènes de cul du bouquin) (mais c'est un autre sujet)

    Je ne sais pas trop ce qu'il faut en penser.

    Je n'aime pas les réflexions de ceux qui disent " j'en ai pris et j'en suis pas mort pour autant" (j'ai été abusée petite et oui j'en suis pas morte pour autant mais bon...)

    Je n'aime pas la violence d'une manière générale mais je ne peux pas nier que cela m'arrive de taper mes enfants.

    Parfois de manière calculée (je menace d'une fessée, et je suis obligée de la donner si ma menace ne change rien), parfois de manière spontanée (la claque qui part toute seule)

    A chaque fois j'ai cette honte et ce dégoût. A chaque fois je regrette et je m'en excuse.

    (du coup mes enfants n'écoutent rien)

     

    Ce qui me fait rire aussi c'est ceux qui prônent l'éducation positive. Croyez moi ça ne marche pas toujours non plus...

    Une de mes amies en est le pilier (avec ses études de psycho, n'importe quoi) et ses enfants sont les plus odieux que je connaisse.

     

    Moi ce qui me gène surtout dans cette histoire c'est que l'on fait encore culpabiliser des parents alors que aujourd'hui les enfants nous mènent par le bout du nez.

    Moi ce qui me gène surtout dans cette histoire c'est que les vrais enfants battus ne sont pas ou mal pris en charge par notre société.

     

    Alors OUI la fessée dans l'absolu c'est mal, mais tout est une question de retenue.

    Concentrons nous plutôt sur l'éducation et la prise en charge réelle de nos enfants.

     

  • Celle qui ne rentrait pas dans du 12 ans

    Hier après avoir reçu une commande internet, et comme j'avais encore pris une taille en dessous de ce que je mets d'habitude (genre je suis optimiste) (bon 4 tailles de perdu en jean) (2 tailles en vêtements), je me suis dit qu'il fallait que j'essaie ce nouveau pantalon.

     

    Je mets une jambe, puis la deuxième et là je commence à remonter le pantalon sauf que celui ci s'arrête au niveau du haut des cuisses. Au début je ne comprends pas, je me dis que finalement j'ai regrossi, et en regardant la taille, je comprends que j'ai juste essayé le legging acheté pour ma fille en taille 12 ans....

    La cruche quoi....

     

    Ceci dit, même si je suis heureuse d'avoir perdu du poids, je deviens de plus en plus susceptible quand les gens m'en parlent.

    Mon gynécologue qui ne m'a pas vue depuis une an, et qui me voit une fois par an, qui me fait la réflexion par exemple.

     

    En fait avant j'étais juste obèse et personne n'osait me le dire ou quoi????

     

    Vexée, car je ne vois encore que mes défauts et que même si je me sens mieux (plus légère), je ne vois pas vraiment la différence dans le miroir et cela me fait bizarre que les autres le voient.

     

    Je suis passée du 40 (voir 42 pour certains vêtements) au 38 (voir 36). J'ai pas perdu 20 kg non plus!!!

    J'ai juste perdu la bouée de mes grossesses et un peu de cul (et beaucoup de seins)

     

    Pas de quoi en parler pendant des heures (ce que je fais en permanence sur ce blog depuis 6 mois...)

     

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  • NOT AFRAID

    Ne pas céder à la peur.

    Ne pas céder aux amalgames.

    Comprendre que la république est ébranlée mais qu'elle sortira plus forte.

    Rester solidaire.

    Aimer ses Musulmans de France.

    Accepter l'autre.

    Combattre TOUS les extrémismes.

    Ne pas céder à la facilité.

    Oser dire ce que l'on pense et défendre ses idées.

    Eduquer les enfants dans la tolérance.

     

    Je vis à Paris, et je n'ai PAS PEUR.

     

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  • Juste une mise au point

    (vous l'avez aussi la chanson dans la tête?) (enfin celles qui sont nées avant 1974)

    J'ai conçu ce blog il y a presque 9 ans déjà comme une continuité de mes cahiers griffonnés depuis que je dois avoir une dizaine d'années.

    Je suis quelqu'un qui parle peu (enfin de mon moi intime parce que en fait je suis un vrai moulin à paroles) (parler beaucoup pour que les gens croient vous connaître) mais j'écris beaucoup (mal d'accord mais beaucoup)

    Ici je dis tout, même le moins glamour, le plus sordide.

    Je ne me justifie de rien. Je réponds et dialogue avec ceux qui osent me laisser des commentaires.

    Mais je ne raconte pas une histoire, je n'écris pas un livre, je ne joue pas un personnage, je suis juste moi au moment où j'écris.

    Du coup tout n'est pas forcément dit et je peux comprendre l'image biaisée que certaines personnes peuvent avoir de ma vie.

    Vous ne voyez que ce que j'écris, ce que je livre. J'écris plus facilement sur mes déceptions que sur mes bonheurs.

     

    Alors oui la semaine dernière j'étais pas en forme.

    J'ai écrit craché ma tristesse ici. J'ai été déçue, vexée, énervée, triste. Mais dans ma vraie vie, j'ai assumé cette rentrée, déjeuné avec mes amis, rigolé, me suis fait belle...

     

    Juste une mise au point:

    Chéri s'est fait faire un massage par une jeune fille certainement plus belle que moi, mais au regard de mon enquête cela s'est arrêté à cela (pas de branlette ni de sexe pour être clair)

    Donc techniquement il ne m'a pas trompée....

    Chéri m'a trompée une fois (à ma connaissance) avec une prostituée à Londres. C'était il y a 9 ans.

    (certains diront que une prostituée ce n'est pas tromper) (je suis pas loin de le croire même si cette histoire m'avait fait beaucoup de peine)

     

    En ce qui me concerne, je considère que j'ai trompé chéri 2 fois.

    Une première fois lors d'une soirée boulot avec un commercial. On se cherchait depuis un moment, on s'est roulé des pelles. Cela aurait pu aller plus loin mais je n'en ai pas eu envie.

    Une deuxième fois, avec un ex collègue que je continue à voir régulièrement. Il ne s'est rien passé, mais nous savons tous les deux que nous en mourrons d'envie. On n'ose à peine se faire la bise à cause de cela. Il connait bien chéri et je connais bien sa femme (qui est très froide avec moi) (les femmes sentent ces choses là). Je rêve régulièrement de lui. On se parle beaucoup et il me ramène presque toujours quelque-chose de ses nombreux voyages professionnelles. Je n'en ai jamais parlé à personne mais la seule fois où une amie l'a rencontré, alors qu'elle ne savait rien, elle m'a engueulée tellement elle trouvait que nous jouions avec le feu...

    (certains diront que ce n'est pas tromper) (moi je dirais que c'est pire)

    Dans les deux cas, je n'en avais pas parlé ici. Le premier parce que cela n'avait aucune importance, le deuxième parce justement j'avais peur d'y donner de l'importance.

     

    Aujourd'hui ma vie amoureuse n'est pas parfaite. Je vais avoir 40 ans, je me pose plein de questions sur mon amour pour chéri.

    Enfin disons que les défauts que je trouvais mignons avant, m'énervent et parfois je me demande si je vais pouvoir encore les supporter 20 ans. J'imagine que c'est pareil pour lui. Je ne suis pas parfaite et parfois on a chacun besoin d'air.

     

    Voilà.

    Rien n'est parfait mais je ne vis pas un calvaire non plus.

    Je me pose des questions, que j'écris ici, mais cela ne me mine pas toute la journée.

    J'essaie de faire de mon mieux, voilà tout.

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  • Voilà....

    Je le savais que ce week-end serait difficile.
    Je l'apprehendais, malgré ma joie de voir ma grande reine d'un jour, cette réunion familiale.

    Je n'ai pas été déçue. Chéri a été au delà de mes espérances. Odieux, agressif, et dénigrant avec moi. Pas particulièrement sympathique avec ma plus vieille amie, son mari et ses enfants venus spécialement de province pour le week-end et que nous n'avions pas vu depuis deux ans.

    J'en aurais pleuré, mais bien sur j'ai serré les dents pour faire bonne figure.

    Bonne figure vendredi après un dîner cauchemardesque où il a sorti tous les sujets de polémique pour me faire réagir et m'agresser quand je le faisais.

    Bonne figure samedi soir quand je recevais malgré une explication la veille qui n'a servi à rien et qui ne m'a servie qu'à être au bord des larmes toute la journée.

    Bonne figure dimanche midi quand nous pique-niquions tranquillement dehors et qu'il trouvait encore à râler.

    ( puis craquer parce que je sais que mon amie n'est pas aveugle et lui envoyer ce texto m'excusant de l'ambiance bien pourrie de ce we que j'aurai voulu tellement plus détendu)

    Ce soir je suis furieuse, blessée et triste.
    Ce soir je sais que les explications ne servent à rien. Il ne va pas comprendre, va s'excuser et recommencer de toute façon.
    15 ans que cela dure. Il ne changera pas. Si je suis pas contente, j'ai qu'à partir après tout

    ( oui mais bon...)

    *******
    ( pas de rétrospective, je suis sur L'ipad, c'est trop compliqué)

    ( et demain je regretterai cette note qui me fait mal)

  • La journée sans viande

     La semaine dernière j'ai vu sur Instagram que c'était la journée sans viande.

    Comme toutes les journées généralement cela a le don de m'énerver.

     

    Alors si nous ne sommes pas capables de nous arrêter de fumer (journée sans tabac) ou de respecter les femmes (journée des droits de la femme) (entre autres) , je me dis que la journée sans viande est une utopie.

     

    Nous la journée sans viande ce n'est pas vraiment ce que l'on fait.

    Par contre on ne mange de la viande ou du poisson qu'une seule fois par jour. Et le midi quand je suis seule, je n'en mange pratiquement jamais.

    Je ne comprend pas les personnes qui mangent de la viande 2 fois par jour. Surtout vu le prix de la (bonne) viande.

    Personnellement au delà de la conviction ( réduire les pollutions animales), c'est aussi il faut le dire l'aspect économique qui a réduit notre consommation. Je n'achète pas en supermarché et depuis qu'un boucher bio c'est installé dans mon quartier je ne vais plus que chez lui. Paradoxalement c'est plus difficile de trouver de la bonne viande lorsque je suis à la campagne...

    On mange moins aussi en quantité (on compense avec plus de légumes) (bio bien sûr) mais la viande est meilleure au goût et évidemment pour la santé!

     

    Je commence à habituer les enfants (et chéri) au soja et aux autres substituts protéines.

     

    Et vous la viande vous la mangez comment?

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    ****

    Il y a un an, mon petit garçon me donnait des sueurs froides (aujourd'hui cela va beaucoup mieux!)

    Il y a deux ans, je n'étais qu'une façade bien décorée (et je ne pense plus trop à mon père)

    Il y a trois ans, j'espérais oublier que j'avais un père

    Il y a quatre ans, ma fille se croyait adoptée

    Il y a cinq ans, j'avais la haine

    Il y a six ans, c'était le we de Pâques et il avait neigé

    Il y a sept ans, du blabla inutile

    Il y a huit ans, nous étions au ski

     

     

     

     

     

  • Encore une fois

    J'ai présumé de mes forces.

    Il fallait se décider à vider ses placards et bien sûr je me suis proposée pour aider.

    Qu'y a t'il de difficile à vider des placards que j'ai souvent parcouru avec elle? Qu'y a t'il de difficile à choisir ce qui me plaisait elle qui m'a souvent donnée des vêtements?

    J'y suis allée en mode robot, rangeant les cintres, mettant dans les cartons ce qui partaient aux associations, mettant de coté ce qui me plaisait ou pourrait plaire à ses amis, rigolant de sa boulimie de mode, de ses choix parfois hasardeux... Et puis je me suis mise à pleurer comme une conne en me servant un coca light (nos coca lights debrief) dans sa cuisine.

    Son mari déménage et c'est la dernière fois que je voyais cet appartement. Je suis heureuse et terrorisée à la fois.

     

    Hier soir, je n'ai rien pu avaler. Encore une fois je ne suis pas une warrior.

    En rangeant les quelques chemisiers que j'avais pris dans mon placard, je les ai reniflés frénétiquement. Ils sentent elle, sa lessive surtout, son odeur. Ce retour en arrière (presque un an qu'elle n'est plus là) cette joie de la retrouver et cette terreur de savoir que ce n'est qu'un ersatz...

     

    Encore un énorme pas vers la réalité.

     

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    *****

    Il y a un an, je ne voulais pas oublier

    Il y a deux ans, écrire est ma thérapie

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, je me posais des questions sur mon blog (et il est toujours là)

    Il y a six ans, j'avais passé un we de merde

    Il y a sept ans, je me demandais si je supporterais une séparation

    Il y a huit ans, rien

     

     

     

     

     

  • Ils ont sûrement raison

    ... Il faut faire comme si de rien n'était....

     

    Il y a quelques semaines, j'ai eu un énorme clash avec le mari de ma belle-soeur.

    J'avais encore sur le coeur la semaine de cet été où ils nous avaient laissés leurs enfants (et plein d'autres rancoeurs évidemment)

    Alors quand, alors que chéri était parti se promener en forêt, et que je les voyais se préparer à partir, ma belle-soeur m'a demandée (lui était déjà dans la voiture) du bout des lèvres si je pouvais garder ses enfants pendant qu'ils partaient faire des courses, je lui ai dit non.

    Enfin je lui ai demandée d'en prendre au moins un car j'étais toute seule et que j'avais moyen envie de gérer.

     

    (oui oui c'est pas cool, mais j'étais énervée, et j'en avais marre qu'ils pensent que c'est NORMAL de garder leurs mômes en permanence)

    Elle n'a rien dit et à commencer à appeler mollement son fils (qui ne venait pas) (puis pleurait pour ne pas venir). Cette histoire a duré 20mn. Elle devait attendre que je craque...

    Lui attendait toujours dans la voiture et a fini par venir en demandant ce qu'il se passait... Elle a répondu qu'elle essayait de récupérer son fils car je voulais pas garder les cinq.

     

    Je l'ai vu se précipiter sur moi en hurlant. Il a commencé en me disant que j'étais une conne, que je les faisais tout le temps chier, qu'ils voulaient faire des courses peinards...

    J'ai rétorqué calmement lui disant que moi aussi je voulais être un peu peinarde et que je voulais pas surveiller les cinq.

    Il a continué à me hurler dessus et elle ne réagissait pas... (l'hallu)

    Elle a fini par partir seule.

    Lui est resté et j'ai essayé de lui expliquer les raisons de mon refus. Les vacances ont été évoquées et sa réponse lunaire a été " vous n'aviez qu'à partir" (sachant que ses enfants avaient déjà passés 1 mois là bas, et que ce sont les seuls 15 jours de vacances que chéri prend l'été)

    Il a refusé tout dialogue et m'a dit que nous prenions "trop de place ici"

     

    (oui les partages de maisons se font de manière sereine chez nous) (problèmes de riches)

     

    Mais ce qui m'a le plus étonnée, c'est le retour de ma belle-soeur des courses qui n'a jamais évoqué cette dispute, ce dîner hallucinant où tout le monde (j'avais raconté l'histoire à chéri à son retour, son seul commentaire a été : "ben oui depuis qu'elle est enfant elle pense que tout lui est du") faisait comme si de rien n'était...

    Ils sont partis le lendemain matin en me disant à peine au revoir et en me laissant 2 poulets prévus pour le déjeuner sous le bras!

     

    L'avantage c'est que depuis on ne les voit plus à la campagne. J'imagine que quand nous y sommes ils ne viennent pas (ou alors c'est un heureux concours de circonstances)

     

    Cette année pour la première fois en 12 ans, j'ai oublié l'anniversaire de ma belle-soeur.... Un vrai oubli. Je m'en suis rendue compte paniquée 1 semaine après... J'ai pas osé l'appeler pour m'excuser. Et elle a du se dire que je l'avais fait exprès... (inconsciemment c'est sûrement vrai)

     

     

    Faire comme si de rien n'était...

    Sauf que à force ça va exploser non?

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, mes enfants étaient terribles (et hier ils ont été pas mal non plus)

    Il y a quatre ans, rien

    Il y a cinq ans, cela se mettait en place

    Il y a six ans, c'était la méga grève!

    Il y a sept ans, rien

    Il y a huit ans, rien

     

     

  • Ne pas penser

    Malgré les photos idylliques que j'ai pu poster sur Instagram, j'ai quand même passé un week-end de merde.

    Chéri était là mais totalement absent. Nous étions deux entités dans une même maison.

     

    Les bienfaits de notre voyage en amoureux à la Toussaint me semblent loin.

    Il a un truc qui ne va pas, et je n'arrive pas à savoir quoi. Je lui pose mollement la question et je n'insiste pas.

    Pas envie d'affronter cela. Je préfère faire l'autruche.

    Et puis merde y'en a marre de toutes ces choses qui s'accumulent: apprendre le cancer du sein d'une amie (un pas cool en plus apparemment) (bon le cancer je sais c'est pas cool, mais y'en a des plus ou moins sympa) (me suis même dit que si elle aussi partait je n'aurais plus qu'une témoin sur les trois de mon mariage), gérer la froideur et le non intérêt de ma famille à l'annonce de notre voyage pendant Noël (ah ça on me fait bien sentir que c'est mal), ne pas pouvoir être présente pour elle qui aurait besoin de thé et de petits gâteaux et mes angoisses qui surgissent et disparaissent aussi vite.

     

    Alors je me concentre sur d'autres choses. La préparation de nos anniversaires, Noël et son calendrier de l'avent.

    J'achète des luminaires, des coussins, des bougies pour me cooconer, et préparer cet hiver qui débute.

     

    Je regarde ce voyage de Noël en famille comme objectif pour bien finir l'année.

     

    Je pense pas trop.

    A elle qui est absente depuis bientôt un an. A ses enfants que je ne vois presque plus et à son mari insaisissable.

    A ma famille qui m'en veut de ne pas être plus présente et au fait qu'ils aient sûrement raison.

    A lui qui est fatigué et triste en ce moment

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    *****

    Il y a un an, je réinventais l'histoire d'amour de mes grands-parents

    Il y a deux ans, j'avais passé un bon week-end

    Il y a trois ans, j'étais une mauvaise mère

    Il y a quatre ans, je parlais de mon moment de décompression

    Il y a cinq ans, rien

    Il y a six ans, j'étais bien

    Il y a sept ans, rien

    Il y a huit ans, rien