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BLABLAS D'UNE MUMMY ACTIVE - Page 12

  • Je sais

    Que je suis riche quand je continue à mettre le chauffage pour ne pas avoir froid alors que nous sommes fin mai et que beaucoup l'on éteint pour ne pas augmenter leur budget maison.

    (et que surtout j'ai ce luxe de ne pas me poser la question)

    Que je suis riche quand je peux payer des cours de danse à mes filles dans une école qui coûte très cher, qu'elles font aussi de la peinture, qu'elles sont dans une école privée....

    Que je suis riche quand je paie mes deux billets d'avions pour NY (cadeau pour les 40 ans de mon chéri).

     

    Et pourtant,

    Je fais mes comptes et note toutes mes dépenses depuis que je ne bosse plus.

    Je fais hyper attention à ce que j'achète. Je compare les prix et je regarde mes dépenses alimentaires.

    Je n'achète plus de vêtements par envie mais par nécessité. Je n'ai plus d'achat compulsif comme j'avais avant. Je réfléchis toujours avant de savoir si j'en ai besoin...

    (par exemple la brosse magique d'opio me fait grave envie mais je résiste)

     

    Depuis que je suis femme au foyer, donc dépendante financièrement de mon mari, c'est quand même moins la fête. Je culpabilise à chaque achat et je préfère faire la petite fourmi que la cigale.

    Je suis pas malheureuse, loin de là. Parce que cela fait aussi parti d'un processus de non consommation qui me convient parfaitement.

    Mais bon quand même... Tout est super cher non?

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    *****

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, c'était un joli mois de mai

    Il y a trois ans, c'était la canicule (ah ah ah)

    Il y a quatre ans, du blabla inutile

    Il y a cinq ans, j'hallucinais dans le métro

    Il y a six ans, je râlais après les vieux

    Il y a sept ans, mon médecin me faisait stresser

     

     

     

     

     

  • Bad personn

    Parfois je me dis que je devrais rentrer dans les ordres et m'isoler dans un couvent, ou alors gravir une montagne et y rester.

    Eviter surtout tout contact avec les hommes filles.

    Je suis une fille et pourtant je ne les comprend pas. Je dis toujours le mot de trop ou la petite phrase qui vexe, n'est pas comprise, est mal interprétée ou autre chose.

    Je déteste les conflits et les bassesses, et pourtant je me retrouve souvent au coeur d'une lutte car je déteste l'hypocrisie.

    Entre mes moments cauchemardesques avec un beau père qui me détestent de plus en plus, des échanges houleux avec une amie qui ne veut plus avoir affaire à moi mais qui n'arrive pas à lâcher et veut absolument que l'on se réconcilie, ma famille qui ne donne jamais de nouvelles si moi je ne le fais pas, mon père à qui je n'ai pas parlé depuis un an, ces amitiés virtuelles qui finissent mal parce que justement elles ne supportent pas ma franchise et ne se remettent pas en question, je me demande vraiment si je suis apte à vivre en société.

     

    Et puis il y a ma vieille amie qui ne me lâche pas. Qui m'appelle, m'écrit, me parle.

    Et puis il y en a une plus récente qui me confie des choses et qui n'a pas honte de le faire.

    Et les quelques autres, bienveillantes qui sont près de moi.

     

    Hier, je me suis dit que finalement peut être que j'étais utile. Que je n'étais pas cette méchante fille, cette image que d'autres me renvoient (et que même finalement ce sont peut être elles les méchantes)

    Hier ça m'a fait du bien de ressentir cela.

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    *****

    Il y a un an, j'étais une imposture

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, c'était pas la grande forme

    Il y a quatre ans, j'étais bien

    Il y a cinq ans, je me demandais si vous aviez toutes des maris parfaits (et pas moi)

    Il y a six ans, belle soeur et cie

    Il y a sept ans, les blogs disparaissaient... Moi je continue....

     

     

     

     

     

  • Tu marches avec les Croods?

    Je crois que je venais à peine de naître quand Boney M a lancé sur les ondes son célèbre Daddy Cool.

    Je me souviens parfaitement de moi avec les écouteurs énormes de mon grand-père sur les oreilles écoutant ce 45T en boucle.

     

    J'ai bien rigolé quand je suis allée voir en avant-première Les Croods et qu'avant que le film ne commence nous avons eu le droit à une version arrangée de mon Daddy Cool


     

    Depuis les enfants l'écoutent en boucle sur YouTube

     

    (Bon ou sinon ils ont adoré le film) (maman aussi d'ailleurs)

    (c'est frais, rigolo, plein d'action, et puis c'est toujours utile de rappeler à ses enfants que dans une famille on se sert les croods, les coudes pardon)

    Allez y sans hésitation, ça sort mercredi 10 je crois, et vu le temps prévu encore pour les 10 jours, faudra aller se réfugier dans une salle de cinéma....

     

    Pffff, c'est quand le printemps....

     

    *****

    Il y a un an, j'avais eu une réunion

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, we de Päques de merde.... (je vous rassure il n'a pas été mieux cette année)

    Il y a quatre ans, je testais le Big Mac pain complet

    Il y a cinq ans, je négociais pour un nouveau job

    Il y a six ans, le soleil brillait

    Il y a sept ans, j'étais fatiguée par la grossesse de ma fleur

     

     

     

     

     

     

     

  • Cuisiner

    Je me demande souvent pourquoi je me suis mise à cuisiner autant.

    J'imagine que c'est par conviction. L'envie de manger sain, sans additif, sans rajout, sans je ne sais quoi qui te bousille la santé. J'ai de plus en plus de mal à aller au restaurant à cause de cela et parfois aussi chez les autres.

    J'imagine aussi que c'est parce que je culpabilise de ne pas travailler et que je veux justifier mon temps libre et mon nouveau rôle de femme au foyer.

    J'imagine que c'est aussi parce que j'ai le temps.

    Parce que bon finalement cuisiner c'est à la portée de tous, mais si vous faîtes tout maison comme moi, et ben ça prend un certain temps...

    Parfois si l'on regarde le temps passé à cuisiner et le temps passé à manger, on se demande si cela vaut le coup.... Et je ne vous parle même pas de l'absence de remerciement...

    La semaine, les enfants sont à la cantine. Moi j'ai des déjeuners extérieurs ou je finis les restes. Le soir, je fais uniquement végétarien. Alors le week-end, j'aime bien préparer des petits plats, des petits desserts et des petits goûters.

    Ce week-end, j'ai eu l'impression de ne faire que ça. Et j'ai détesté avoir zéro reconnaissance. Juste super frustrée.

     

    Parfois, j'ai envie de faire la grève.

     

    Cette semaine on m'a proposée de tester un nouveau service de restauration. Différent de ce que je connaissais car ici on ne vous propose pas de vous livrer un repas terminé mais de vous livrer le nécessaire (ingrédients et recettes) pour apprendre à cuisiner comme un chef.

    Je ne suis clairement pas dans la cible car j'aime bien maîtriser les produits que j'achète mais je trouve que c'est une belle alternative à du tout fait.

    Un bon moyen aussi de faire des choses différentes (J'ai adoré par exemple faire les raviolis au potimarron).

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    Cook angels a été créé par deux jeunes femmes et j'aime ça :-)

    Sur le site il est précisé que les ingrédients sont sélectionnés parmi les meilleurs fournisseurs et j'avoue ne pas avoir été déçu par la qualité (bon c'est pas du bio mais elles vont peut être y venir)

    La livraison de mes repas ont été faites par un coursier (service haut de gamme) et malheureusement pour l'instant uniquement à Paris et région parisienne)

     

    J'aime beaucoup l'esprit et le design du site.

    cookangels.com

     

    Allez jetez un coup d'oeil, qui sait pour celles qui ne cuisinent pas vraiment, cela va vous ouvrir des horizons :-)

     

     

    ******

    Il y a un an, je n'étais qu'une façade bien décorée

    Il y a deux ans, rien

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, j'avais la haine

    Il y a cinq ans, c'était Pâques et y'avait aussi de la neige (comme quoi on oublie)

    Il y a six ans, je parlais aspirateur  (et depuis j'ai acheté un Dyson)

    Il y a sept ans, rien

     

     

     

     

  • C'est dur un petit garçon

    Y'a quand même un truc qui me file des sueurs froides et des angoisses de temps en temps: mon fils.

    Ayant deux filles ainées, assez gentilles quand je regarde autour de moi, même si je trouve que je crie un peu trop sur elles, mais bon en tout cas devant les autres, elles font illusion.

    Lui c'est juste un désastre.

    Il n'écoute rien, est insolent, exige (et souvent obtient auprès de ses soeurs), crie, pleure, et puis devient adorable, drôle, attachant.... Son père tout craché...

    Je suis angoissée car je n'ai aucune prise sur lui.

    Les punitions ne marchent pas, les tapes ou fessées non plus.

    Il est capable de faire une crise dans la rue. A m'en faire pleurer.

    Je ne compte plus les fois où il m'a donnée envie de meurtre, où je me suis affichée dans la rue à lui hurler dessus (avec des signes d'encouragement ou de désaprobation des passants....).

     

    On me dit que c'est normal, que c'est un garçon et que les garçons sont plus durs. Que j'ai été mal habituée avec des filles particuilèrement gentlles.

    Bon peut être, mais mon angoisse c'est juste qu'un jour je lâche prise parce que tous les jours c'est vraiment dur de tenir.

     

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    ******

    Il y a un an, rien

    Il y a deux ans, mon père encore et toujours (à qui je n'ai pas parlé depuis septembre)

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, encore et toujours mon père (c'est Dallas chez moi)

    Il y a cinq ans, je vous parlais des bons moments avec chéri

    Il y a six ans, ma belle famille faisait chier

    Il y a sept ans, rien

     

     

     

     

     

  • Vacances

    Nous avions besoin de ces vacances après ce début d'année tumultueux.

    Bon la veille j'ai quand même été à l'enterrement du père d'une amie (67 ans), histoire de me rappeler que non non c'est pas fini...

    Semaine de ski paisible.

    Ski le matin avec chéri. Avec les filles l'après midi ou chill out avec mon ange à l'appartement.

    Je ne pense pas à grand chose.

    Je me déconnecte. Je fais de belles photos histoire de montrer sur facebook que tout va bien. Que ma vie est merveilleuse et qu'elle continue.

    Mais c'est vrai au fond. Ce que je vis, n'est que la vie. Les malheurs que d'autres subissent aussi. Moi j'ai cette chance de n'avoir que la tristesse d'une perte.

    (alors arrête de tourner en boucle là dessus et move on)

     

    La deuxième semaine pleine de neige aussi et heureusement un départ possible de Paris après 3 jours enfermés avec des enfants surexcités et moi qui ne les supporte pas.

    la campagne est un havre de paix. Un endroit où les enfants jouent et où moi je lis. Ils peuvent crier, se disputer, chanter, sauter... Ce n'est pas Paris, là bas tout est permis.

     

    Mi mars, on s'approche du printemps.

    (Vais je passer à autre chose et m'occuper mieux de mes proches?)

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    *****

    Il y a un an, cette peur insurmontable

    Il y a deux ans, c'était vide dans ma vie

    Il y a trois ans, le monde tourne mal

    Il y a quatre ans, mon ange est échographie

    Il y a cinq ans, ma fleur se réveillait tôt

    Il y a six ans, j'étais (et je suis toujours) un despote

    Il y a sept ans, j'étais au ski

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Savoir faire semblant

    Il y a cette copine connaissance (même plus envie de l'appeler amie) qui a toujours été jalouse de ma relation avec elle.

    Au moment de la maladie, cela a pris des proportions énormes. Je n'étais pas présente physiquement les 2 premiers mois (avec les enfants hors de Paris) et elle oui.

    Ensuite je suis revenue et j'ai repris ma place naturelle auprès d'elle. Celle d'amie, de soutien, de confidente, de copine de rigolade, de soeur.

    Evidemment l'autre le vivait mal, essayait de pousser les murs. En enguelant l'équipe médicale, en lui parlant en permanence de sa maladie, en lui proposant même de se raser les cheveux pour être comme elle.... Bref elle pêtait un plomb.

    Mon amie a flippé et a mis de la distance En vraie gentille elle lui a dit que c'était pour la préserver, qu'elle voyait bien qu'elle souffrait trop.

    A moi, elle me disait que cette nana était folle et qu'elle lui rappelait en permanence qu'elle était malade...

     

    Depuis qu'elle est partie, mes relations avec l'autre sont devenues compliquées. Elle cherche auprès de moi un réconfort que je suis incapable de lui donner, elle voudrait partager sa douleur (mais j'ai la peine égoïste) et puis surtout elle continue à être en dehors des réalité.

    Je la laissais faire, s'imaginer qu'elle était sa meilleure amie, s'imaginer qu'elle lui avait été d'une grande aide, s'imaginer qu'elle l'avait préservée et non qu'elle ne la supportait plus.

    Jusqu'à ce que j'apprenne qu'elle racontait à tout le monde des choses que lui avait confié le mari et la maman de mon amie. Des choses intimes, sur leur deuil, les difficultés relationnelles avec la belle famille, sur leur doute face à cett disparition.

    Là c'est moi qui est pêté un cable. Je sais que mon amie aurait été furieuse, elle si discrète dans sa maladie.

    Explosion de messages, explosion de vérité en tout genre...

    Et puis le calme, l'envie de comprendre l'autre, et l'hypocrisie....

     

    Celle de faire comme si nous nous étions réconciliées. Comme si ce qu'elle m'avait dit et ce que je lui avais dit n'avait pas d'importance...

    Cela me convient. J'aime ça, l'idée de faire semblant.

    Voilà, la vie reprend ses droits: Tout va bien, je suis heureuse et j'ai des amies formidables

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    Il y a un an, j'étais au ski (et thanks god j'y pars à la fin de la semaine)

    Il y a deux ans, au ski aussi

    Il y a trois ans, ma madeleine de Proust s'était mon chewing gum

    Il y a quatre ans, ski encore

    Il y a cinq ans, je vous parlais de cette vidéo hallucinante de Berlusconi (un bon moment de rire)

    Il y a six ans, je vous parlais de mes lectures inavouables

    Il y a sept ans, je m'étais enguelée avec celle qui n'est plus là aujourd'hui et nous avions réglé nos soucis

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Qui est égoïste?

    Je crois que je suis une vraie naïve.

    Je sais que certaines personnes sont comme ça mais je m'en étonne toujours.

     

    Mes beaux parents par exemple (quoi cela vous étonne que j'en parle?):

    La semaine du décés de mon amie, chéri les a évidemment prévenus (ils la connaissaient bien, amie de longue date de chéri, locataire d'un de leurs appartements un moment, témoin à notre mariage, marraine de ma fleur) et je n'ai pas reçu un appel de réconfort (ou même un sms).

    Nous devions aller à la crémation le samedi matin. L'enterrement était la veille mais les enfants étaient prévus.

    Pour la crémation il en était hors de question.

    J'ai proposé à chéri de demander à ses parents si ils pouvaient venir garder les enfants 2h le matin.

    Leur réponse a été texto: "ah ben non on peut pas, on voulait partir à la campagne vendredi matin"

    La campagne donc, à 1h de Paris, la campagne où il pouvait partir éventuellement le samedi midi.

    Alors qu'ils rentraient de 15 jours aux Caraïbes, alors que c'était aussi l'occasion de voir leurs petits enfants, alors qu'on leur demande jamais rien, alors que bon la semaine était difficile émotionnellement, alors que c'était juste nous faciliter les choses...

    Oh évidemment, ils ont rajouté: " mais si vraiment vous trouvez personne, on décalera" (ben c'est vrai qu'ils sont gentils, on va se faire chier à demander à toute la  terre, mais eux sont prêt quand même à nous aider, mais sans éviter le stress de la recherche)

     

    Voilà... J'ai des beaux parents formidables.

     

    Ma belle soeur (ça vous étonne aussi?):

    Proche d'une certaine manière de mon amie (je me rappelle dun week-end où elle lui avait remontée le moral quand ma belle soeur s'était fait plaquer par son mari, lls étaient pas mariés à l'époque)....

    Bon elle m'a envoyée un SMS. Par contre je l'ai pas vu le vendredi à la messe.... Dingue je trouve....

     

    Je pourrais aussi vous parler de ma mère qui m'a appelée mais n'est pas venu non plus à la messe...

     

    Je suis sidérée par tant d'égoïsme...

     

    Ou alors je récolte ce que j'ai semé. Mes enguelades avec mon beau père, mon comportement avec ma mère....

     

    Moi si j'étais morte à 39 ans, qui aurait été là finalement?

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    *****

    Il y a un an, je m'apprêtais à partir au ski

    Il y a deux ans, je me posais des tas de questions sur la nécessité de travailler

    Il y a trois ans, rien

    Il y a quatre ans, le début de l'année commencait mal

    Il y a cinq ans, je vous parlais des OGM

    Il y a six ans, chéri me faisait rire

     

     

     

     

     

  • Epuisée

    7 mois de maladie, même par procuration

    1 hiver qui n'est pas encore fini

    Des malades autour de nous (et nous miraculeusement pas encore touchés)

    Et des week end bloqués à Paris sans campagne

     

    Voilà, je nous sommes épuisés...

     

    15 jours avant les vacances et je compte les jours....

    Une semaine au ski.

    Le dernier au Piou Piou avec donc la possibilité de skier en amoureux.

    Et j'espère ensuite une semaine à la campagne tranquille avec les enfants.

     

    15 jours, allez plus que 15 jours

     

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    Il y a un an, je parlais du made in France

    Il y a deux ans, week-end de bêtes

    Il y a trois ans, je parlais budget anniversaire

    Il y a quatre ans, il faisait beau

    Il y a cinq ans, je râlais contre la Saint Valentin

    Il y a six ans, Saint Valentin aussi

    Il y a sept ans, et encore  Saint Valentin

     

     

     

     

     

     

     

  • Si vite

    Je crois que ce qui m'a le plus marquée dans sa disparition, c'est la vitesse à laquelle cela a été.

     

    On a toutes en tête une angoisse montante quand on prend l'avion, quand on frôle un accident de voiture ou de piétons. Mais cela aurait été vite.

    Cela n'enlève pas la peur de disparaître, la peur de laisser les siens, mais je me suis toujours dit que j'aurais pas eu le temps de réfléchir à quoi que ce soit.

     

    La maladie, c'est très différent.

    On apprend son état, on décide de se battre, on y va, et on espère que cela dure le plus longtemps possible.

     

    Elle qui s'était remise à prier, me disait qu'elle ne demandait pas à guérir (elle était lucide), elle demandait du temps.

    Mais du temps, finalement elle n'en a pas eu. Pas une seconde de répit en 7 mois. Des soins intensifs, des opérations, des chimios, des examens, des urgences.

    On a eu le temps de rien. Nous n'irons pas chez Ikéa acheter des conneries, elle ne viendra pas à la campagne cet été avec ses enfants, elle ne choisira pas cette robe de demoiselle d'honneur qu'elle voulait que je porte pour son mariage religieux...

     

    Tout a été trop vite.

    Et cela me terrorise.... Moi qui croyais en ma bonne étoile, je suis pétrifiée à l'idée que la maladie me tombe dessus. Je regarde mes enfants et je prie pour les voir devenir adultes. Je flippe à chaque défaillances de mon corps.

    J'ai peur, très peur....

     

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